Retour en images au Swiss Fantasy Show

Sautons dans la Delorean de Emmett Brown pour revenir une semaine en arrière, le 26 et 27 mai 2018 :

Delorean

Et jetons un œil pour nous rappeler où Deborah Perez et moi avions posé nos pieds :

table de dedicace

Le samedi, le cosplay était à l’honneur, mais j’ai noté avec surprise que les gens ne se gênaient pas pour venir également costumé le dimanche.  Sortie de Zombies, de robots, de différents héros de jeux vidéo et mangas :

 

Les univers différents se rencontrent sans problème, ça papote couture, ça impressionne les enfants, ça se prend au jeu de son personnage et les costumes s’embellissent avec quelques achats auprès des boutiques :

 

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Ces artisans  donnaient sérieusement envie de changer de peau !

jeter un oeil

Mais jetons un œil sur d’autres artistes qui proposaient  leurs créations en cuir, Lego, écailles, ou modèles réduits :

 

Une très belle découverte dans ce rassemblement : Hypogée !
Il s’agit d’un projet artistique liant musique, littérature, illustrations et photographie. Je vous conseille vivement de faire un saut sur leur site pour découvrir ces magnifiques réalisations.

Hypogée

Un des invités du show, le reconnaissez-vous ?

Sean Astin

Sean Austin, alias Mikey Walsh dans « Les Goonies »,  Samwise Gamgee dans « Le Seigneur des Anneaux » Bob Newby dans  « Stranger Things » (saison 2).

Impossible de repartir sans quelques souvenirs :
(oui, Jana s’impose toujours sur mes photos… aussi curieuse que moi !)

mes achats

Deux achats pour de futurs salons : un dragon de  Bec de corbin et un pendentif de L’écaille d’argent. J’ai aussi craqué pour une histoire de changeling avec le roman de Aquilegia Nox.

Un super wee-kend où j’ai eu plaisir à rencontrer d’autres auteurs suisses Tiffany SchneuwlyMarilyn Stlln et Fabrice Pittet et échanger d’agréables discussions avec le public.
Merci aux nouveaux lecteurs qui tentent l’aventure avec le clan Tarran ! 💜 Je me réjouis d’avoir vos retours.

L’année prochaine, on fait un tour aux Imaginales ?
Allez, on tente !

Deborah Perez et KSangil

 

 

Ma journée au festival du roman féminin (partie 5 Meet & Greet et séance dédicaces des auteurs)

Le festival approchant, j’ai commencé la création de marques-porte maisons et calligraphié quelques phrases tirées du tome 1 du clan Tarran en vue d’un concours où les participants devaient chauffer la feuille pour révéler une question à l’encre sympathique (j’ai tellement dû mettre d’encre pour voir moi-même ce que j’écrivais, qu’il était possible de lire à l’œil nu la phrase même blanche sur blanc !). Le tout agrémenté de bonbon « rouge à lèvres » et des marque-pages des tomes 1 et 2.

cadeau

Initialement, je devais partir avec le premier train du vendredi et participer aux deux journées, mais ça, c’était avant la grève des cheminots. J’ai quitté Genève le soir avec une valeur sûre : Altered carbone. J’ai adoré cette série (si vous voulez en savoir plus, mon avis se trouve ici). Bon, c’est assez particulier de lire une histoire connue, mon esprit s’arrêtait sur toutes les différences, du coup j’ai lu plus lentement que d’ordinaire. Arrivée tardivement à Paris, j’ai rejoint l’hôtel situé à quelques mètres du festival (et ça, c’est cool !).

altered carbon

La nuit a été courte : de un parce que j’étais trop excitée de rencontrer des lectrices et de deux parce que je cogitais sur ce que j’allais bien pouvoir écrire comme dédicaces (le stress et moi, on est des amis proches). Cette année, l’organisation était au top et j’ai l’impression que beaucoup plus de livres étaient offerts durant les séances de Meet & Greet et les ateliers qu’en 2017. Quelqu’un m’a même confié avoir récupéré une trentaine de livres, c’est dire ! Un chouette moyen de gonfler vos PAL et découvrir de nouveaux auteurs (oui, cette année il n’y avait pas que des femmes!)

À la pause de midi, retour à l’hôtel pour prendre Le clan Tarran, les goodies et stresser un peu avant de repartir pour le dernier atelier et mon Meet & Greet. À l’occasion de cette heure d’échanges, il est prévu que je rencontre pour la première fois une membre d’un groupe que je suis sur Facebook [Isa de BBCF]. À 15h, les auteures occupent encore les tables, il faut patienter. J’en profite pour saluer physiquement Isa qui commence une méga pub de mes romans autour d’elle. J’ai donc rapidement vu du monde s’agglutiner, alors que rien n’était près. Le point positif, c’est qu’il n’y a plus lieu de stresser.

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Sortie des bouquins, marques-porte, marque-pages, concours et c’est parti pour quarante minutes de discussions non-stop. (j’en ai oublié les bonbons et suis revenue avec tous les paquets !). Parmi les dédicaces, une personne a apporté son livre pour obtenir ma griffe et une autre m’a offert mon premier cadeau (Merci, Nathalie !).

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Et j’ai discuté avec deux charmantes auteures à mes côtés : Ania Lie et Flore Avelin.

                                          Burning Love - Saison 1 par [Lie, Ania]  Maryse - Tome 1 par [Avelin, Flore]

Note à moi-même pour la prochaine fois

1 : ne discute pas en même temps que tu écris, ça t’évitera de te tromper de verbe et de glisser deux fautes d’orthographe [arg !].

2 : si tu refais un concours du même genre, n’oublie pas d’inscrire ton nom au dos et pas juste une patte de chat, car le papier se perdra certainement parmi les nombreux goodies. (Ci-dessous le set de base, mais après une journée vous triplez aisément le tout)

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On a tout remballé avant la fin pour laisser les tables à disposition des dédicaces de fin de journée et livres offerts. Sur trois étages, dès les portes ouvertes, ça s’agglutine et de longues files d’attente sont déjà visibles. Certains prennent beaucoup de temps à discuter avec les lectrices, voire avec des auteures venues les saluer, salutations qui durent de loooongues minutes… Dans la file, on se regarde, on désespère de pouvoir obtenir le Graal, on ne peut que s’armer de patience et constater la diminution des piles sur les tables voisines. Du coup, je me suis procuré trois livres parmi mes préférences, les autres me sont passés sous le nez. Le hasard m’a permis de découvrir d’autres romans.

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Une fois le festival terminé, j’avais rendez-vous avec Isa et une vingtaine de membres du groupe FB. J’allais passer ma soirée qu’avec des d’inconnues et probablement les deux seuls mecs ayant acheté un pass pour accompagner leur femme (si ce n’est pas de l’amour ça ! Toute la journée entourés de nanas à entendre parler romance sous toutes ses formes, chapeau messieurs !).

Bilan festival : cette rencontre est unique en son genre, de par la facilité à discuter avec les auteurs et éditeurs et les nombreux cadeaux. Un rendez-vous désormais incontournable !

Bilan avec les inconnus : j’ai passé ma soirée à faire souffrir mes zygomatiques tellement j’ai ri ! Des personnalités très touchantes, des amoureuses des livres qui m’ont raconté de nombreuses histoires, partagé des parcelles de leur vie. J’ai été touchée par cette facilité à se confier (désormais, je sais qui supporte mal l’alcool et se promène nue, qui a dansé sur les tables à la soirée de Cannes, etc.) S’il me fallait encore une preuve qu’une amitié virtuelle pouvait devenir aussi forte que celle d’une famille, j’en avais une devant moi. Un repas empli de rires et de larmes, les émotions à fleur de peau.

Que dire, si ce n’est que je rêverai de pouvoir retranscrire ces personnalités dans mes roman (celle d’Isa ferait aisément concurrence aux plus grandes comiques), mais je ne suis pas certaine que le lecteur trouverait ça crédible. La vie est parfois plus forte que la fiction et que  c’est agréable !

Merci à toutes les personnes croisées ce jour ainsi qu’aux organisatrices de ce festival. Du plaisir pur, encore une fois. 💜
NB : vous avez jusqu’au 21 mai pour répondre au concours sur ma page.

Page Facebook du Festival du roman féminin

Ania Lie

Flore Avelin

 

Ma journée au roman féminin (Partie 4 : des héros différents)

Les héros sont-ils différents en romance historique et contemporaine ?
Avec Sabrina Jeffries, Ava Kröl et Terri Osburn

          Faits l'un pour l'autre (Anchor Island t. 1) par [Osburn, Terri]

Je vous résume les avis de ces trois auteures :

Dans la romance historique, il est difficile de trouver un héros sans titre, sans argent ni pouvoir. L’un ne va pas sans l’autre. Un héros extérieurement dur, plus sensuel, qui cherche à séduire et prend son temps pour le faire. Le héros peine à accepter une femme dénigrée, rabaissée, qui ne soit pas au niveau de l’homme. Il y a également le poids culturel. La femme ne peut pas briser tous les tabous de l’époque, celles qui trouvent leur place malgré le contexte historique sont des héroïnes. Les héroïnes sont assez intelligentes pour imposer certaines choses et le héros se met à son niveau sans dénigrement : il y a une certaine forme d’égalité.

 Dans la romance contemporaine, le héros peut être tout autant mécanicien qu’avocat. Le héros a du pouvoir, puissant, ténébreux et plaisant à regarder, c’est un mâle alpha qui a tendance à prendre et se barrer. Les romans contemporains demandent moins de recherche et les lectrices ne s’attendent pas à trouver des détails précis.

Les hommes et la romance : seulement 7% des hommes lisent de la romance. Ils se retrouvent plutôt dans des histoires trash, érotiques, avec des scènes de sexe bien décrites, crues, des scènes de bataille et de vengeance.
Pour les rares hommes qui lisent leurs romances historiques, ils aiment lire sur cette période et expriment les mêmes ressentis que les femmes. Certains leur écrivent pour débattre d’une précision historique (ex. une arme trop moderne pour l’époque). D’autres aiment se plonger dans une romance par besoin de lire un moment joyeux pour compenser la difficulté du quotidien (prenant l’exemple d’un avocat qui lit un Harlequin entre deux plaidoyers).

(Je trouverai très intéressant de savoir ce qu’il faudrait pour que les hommes lisent de la romance. Si ça vous tente d’y répondre, n’hésitez pas à m’envoyer un mot 😉 )

Bien sûr, lier les deux est envisageable, la série Outlander en est une belle preuve. Oui, le mélange des genres plaît.

Sabrina Jeffries

Ava Kröl

Terri Osburn

Ma journée au festival du roman féminin (partie 3 : city éditions)

logo-city-edition

City Editions, les femmes qui inspirent l’écriture
Avec Coralie Khong-Pascaud, F.V. Estyer, Sophie Noël et Alice Quinn

Depuis 2005, City Editions est spécialisé dans les biographies de personnes célèbres, puis s’est ouvert aux témoignages et maintenant à la jeunesse. Il y a beaucoup d’auteures féminines, de la romance historique, feel-good. Depuis 2015 Eden (romance contemporaine) publie des auteures américaines et francophones. Ils mettent en avant des portraits originaux de femmes :

  • Des héroïnes du quotidien qui nous parle et en qui on peut se reconnaît dans leur difficulté, voire y trouver des solutions (ex. Demain je me lève bonheur).
  • Une problématique dans laquelle on peut se reconnaître (une déception amoureuse agrandie par la fiction, des personnages qui peuvent servir d’effet miroir).
  • Des héroïnes battantes, hors du commun qui nous servent de moteur plutôt que de miroir, entre les femmes que nous sommes et celles que nous aimerions être.
  • Des biographies romancées (ex. une jeune fille qui a grandi dans la mafia), parler de ses rêves, de ses ambitions.

Les personnages qui ont inspiré les auteures invitées

Couv Loin de Berkley Hall

Coralie Khong-Pascaud : désirait créer un personnage qui se réaliserait en dehors de la romance (mariage, famille). Pour cela, elle s’est inspirée de femmes atypiques dans l’histoire, des avant-gardistes, des artistes (suffragette, le mouvement fait partie du récit), de politique, de féministes (lutte des classes), une quête de sens, une certaine prise de pouvoir. Dans son livre, c’est l’association de deux femmes différentes qui l’a intéressée. Elle évoque la réalisation de soi au travers de nos propres idéaux, sortir du carcan imposé est ce qui fait leur force.

Couv Rebel love

F.V. Estyer : fan d’urban fantasy, a vu sa jeunesse bercée par Buffy et les vampires. « J’y voyais une héroïne forte où ce n’est plus les mecs qui avaient le pouvoir ». C’est ce qui lui a donné envie de se lancer dans la bit-lit.

Le monde créé autour de la série Buffy l’a inspirée pour un roman MM, même caractère que dans Buffy, une personne génétiquement modifiée, plus forte, plus rapide.

Dans le cas où elle refait d’autres MF, elle aimerait s’inspirer de Véronica Mars (série TV), une femme forte qui se débrouille seule, sans mec pour arriver à ses fins, qui s’en sort par elle-même et apprend en fonction des soucis rencontrés.

                                        Couv Pulpeuse fiction Couv Demain, je me lève de bonheur (CITY/NOV)

Sophie Noël est plutôt une auteure jeunesse. Son premier livre pour adulte est une histoire autour du poids qui complexe. Étant plus âgée, elle n’a pas les mêmes références que Buffy. Dans son roman, les deux héroïnes ont des âges différents, c’est un peu de Sophie il y a quelques années et une part de la Sophie de maintenant.

Les inspiratrices dans sa vie : adolescente, elle était influencée par Simone de Beauvoir (pas idéal pour la chick-lit). Mais aussi Angélique Marquise des anges (elle assume la contradiction). Pour les cellules grises, Agatha Christie. Maryline Monroe pour la sensualité. La chanteuse Nina Simone pour le sens de la justice, le respect des différences. Rosa Parks pour la personne noire (lutte contre la ségrégation raciale), Meryl Streep pour le calme et l’entêtement, passionnée. Mary Poppins pour le côté magique, empathique, généreuse et bienveillante envers les enfants. Fantômette pour le garçon manqué, la fonceuse. Claude du club des cinq pour son côté fort. Pour le personnage féminin Jacqueline Maillant, Florence Foresti. Mais ce qui l’inspire le plus, c’est l’amitié entre copines, les soirées PVP sont fondamentales (comprenez pizza -vidéo-pinard : oui, il y a du bourgogne dans toutes ses histoires) sans jugement extérieur. Ses meilleures amies l’ont inspirée dont sa sœur, sa mère est un aussi modèle, tout comme sa vie de mère avec deux filles adoptées à Haïti.

« Toutes ces personnes m’ont influencée. On écrit ce qu’on est ».

Avertissement : attention, Sophie Noël se promène partout avec deux carnets, la foule est son inspiration, elle les croque et prend des notes. Vous voilà avertis, il est fort possible que vous vous retrouviez un jour dans un de ses romans 😉

[Note : dans le train du retour, j’ai lu son livre, la chronique arrive bientôt.]

Couv Rosie se fait la belle  Couv Lettre froissée

Alice Quinn : quand elle était déprimée, elle avait envie de rire, de lire des comédies, d’avoir un rendez-vous quotidien obligé avec le rire. Elle s’est donné le défi de rire de ce qu’elle écrivait.

Son héroïne, Rosie Maldonne, ne vient pas d’un univers bien éduqué, avec de grands salaires. Dans son milieu, les mamans mono parentales élèvent seules leurs enfants et se battent pour gagner des ronds. Généreuse, Rosie prend les gosses des autres. Un peu inculte, elle met les pieds dans le plat. Ce mélange de chick-lit et de polar est le moyen d’utiliser un événement dans le social et confronter son héroïne à ça, mais avec sa bonne humeur. La difficulté est de trouver un bon équilibre.

Dans un autre registre, l’auteure habite à Cannes. Elle aime montrer cette ville où il y a de la richesse et des pauvres pour la servir. Une ville champignon, avec l’arrivée des têtes couronnées, des émigrés, toutes les classes sociales y sont représentées. Elle avait envie de parler de sa ville et s’est demandé quelle femme prendre. Le choix s’est porté sur la courtisagence, la prostitution (+ de 50 % des femmes se prostituaient au 19e pour finir les fins de mois, les femmes de la bourgeoisie, voire de la haute bourgeoisie qui ne pouvaient plus gérer leur dote et n’avaient plus accès à rien, mais qui devaient recevoir et porter de belles toilettes avaient besoin de se prostituer. Elles commençaient dans des maisons de rendez-vous, et pas dans un bordel. Là, les hommes bien sous tous rapports pouvaient choisir une femme sur catalogue. Eux cherchaient un semblant de relation, elle l’argent.

Son héroïne est donc une courtisane dans un milieu très pauvre, vingt ans, de l’ambition démesurée, qui décide de vendre son corps sans se marier. Pour cela, elle passe une petite annonce, du style «  inculte cherche à apprendre bonnes manières » afin de construire un vernis de culture. Une femme de la noblesse anglaise va y répondre.

« Nos héroïnes, c’est un patchwork de ce que l’on a vécu ».

Voici donc un aperçu des personnes qui inspirent les auteures. Vous remarquerez que  c’est varié et cela fait réfléchir. Pensiez-vous que derrière une auteure se cachaient tant de personnes inspiratrices ? Je me demande du coup ce qui influence mes propres histoires…

City Editions

Coralie Khong-Pascaud
F.V Estyer
Sophie Noël
Alice Quinn

 

Ma journée au festival du roman féminin (partie 2 BMR Dark vs light)

Dark vs light, quelle sont les prochaines tendances chez BMR
 avec Pauline Libersart, Pascale Stephens et Isabel Vitorino (éditrice)

Chez BMR, aucun de leurs titres n’est estampillé « Dark romance », mais il arrive parfois qu’un avertissement soit noté sur la 4e de couv (ex. certaines scènes peuvent surprendre les lectrices non averties). Pour Isabel Victorina, la Dark romance, c’est un scénario et des émotions qui restent longtemps en tête.

Définition du public : il faut plusieurs faits de violence, pas juste un. Le personnage doit montrer de la méchanceté pure et simple, et ne pas agir de cette manière pour sauver sa famille. Il faut le détester dès le début. Aucune excuse. Une ambiance psychologique très forte. Le personnage masculin doit porter l’histoire. Il doit y avoir derrière des faits construits. Que l’histoire reste en tête et que ça fasse réfléchir.

Nick and Sara - 1 - Enfer

Définition de Pauline Libersart : le héros est cinglé, il utilise les autres et le fait par pur plaisir. Dans son roman, le héro est un peu dark, mais il est obligé. Pourquoi n’écrit-elle pas de la dark ? Parce qu’elle couche avec ses héros et a besoin que la situation soit saine!

« La vie est assez chiante pour en plus la vivre dans l’écriture ».

Elle écrit parfois quatre histoires en même temps, si elle vivait à fond avec des héros comme ça, elle serait schizophrène.
[Petit aparté : Pauline a arrêté de chroniquer les livres des autres, par manque de temps, mais aussi parce que ses avis ne plaisaient pas toujours, du coup cela se ressentait sur les retours de ses propres livres.]

Pascal Stephens aime la dark, mais elle n’en écrit pas, car elle n’a rien de dark en elle.

La liberté de créations des auteurs est mise en avant durant l’échange. Prenant son exemple, l’éditrice nous explique avoir refusé une de ses histoires. Mais dire non, n’interdit pas d’accepter par la suite, une fois retravaillée ou après un temps de réflexion. Il n’y a jamais de porte fermée. A noter que Pascale travaille sans bêta-lecteurs ni avis extérieur, sans point de repère, si ce n’est l’éditrice Isabel.

Not easy - 4 - Take me

Le public confirme que les lectrices de Dark et MM sont plus exigeantes, on ne se lance pas dans la dark pour faire de la dark. Il faut aimer. Il y a des codes précis et il ne faut pas utiliser ce terme dans le titre si cela n’en est pas, car le lecteur peut se sentir trompé et ensuite c’est l’auteur qui reçoit un commentaire négatif (amis auteurs, méfiez-vous lors du choix du titre!).

Le catalogue BMR propose de tout, avec un avertissement si violence, mais ils n’étiquettent pas. Le public apprécie cette mise en garde pour éviter que les adolescents pensent qu’il s’agit de normalité, il faut une mise en garde, donner le ton du livre sans tout dévoiler.

Le succès de Twilight a fait beaucoup pour la lecture, c’est grâce à cela que le post d’Isabel a été créé (surprenant et en même temps, ça fait plaisir !) . Il y a autant de lectrices que de goûts différents. Les lecteurs ont besoin de tout lire pour se renouveler sans cesse, cinquante titres sortent par an et tous sont défendus avec autant de plaisir. Ils n’ont pas d’échelles de valeurs entre les auteurs américains et francophones, mais les droits sont différents (certains agents et auteurs sont gourmands), ce qui explique pourquoi certaines traductions ne se font pas.
Le catalogue de l’éditeur est un laboratoire d’expériences. Le lectorat BMR ne semble pas intéressé par l’historique, dire oui même si l’histoire est bien n’est pas rendre service à l’auteure (vous voilà avertis).

Le prix a fait débat également dans le public qui trouve l’ebook assez cher. BMR est conscient du problème et fait régulièrement des promotions commerciales, mais ils se sont rendus compte qu’un mois à 4,90 au lieu de 9,90 n’aide pas à gagner en visibilité.

Dans le public, il est relevé une hésitation à payer 10€ sur un inconnu. Là où c’est intéressant, c’est qu’Isabel de BMR reprend ses mots et dit : je vais voir mon auteur et je lui dis quoi ? Je ne sais pas combien tu vaux, je te brade à 4,90 ?  (OK, ça fait réfléchir la lectrice qui est en moi).
Ils ne souhaitent pas créer d’échelle de valeurs. Tous les livres sortent au même prix et ensuite il y a des promotions, mais cette problématique est en cours de réflexion. Cependant, ils tiennent à un prix de vente élevé, car les auteurs et les éditeurs doivent s’en sortir. Pour certains auteurs, il y a trois correcteurs différents sur un livre pour proposer un roman sans cookies et des couvertures qui sont refaites plusieurs fois,  A ce prix, il y a un service rendu aux auteurs plus important et une autre qualité que dans le livre à 5 €. Derrière ce prix de vente, il y a du travail (ça fait réfléchir, non ?).

Appel à texte :  chez BMR, il n’y a pas encore eu de coup de cœur pour de la romance + fantastique. Si vous avez de l’urban fantasy dans vos tiroirs, envoyez votre histoire !

Ce fut un moment très plaisant et beaucoup d’échanges avec le public (mention spéciale à  Pauline Libersart pour sa joie de vivre). Petit scoop pour BMR : la FF est en réflexion.

BMR

Pauline Libersart

Pascale Stephens

 

Ma journée au festival du roman féminin (partie 1 Albin Michel / Publishroom)

festival du roman féminin

Cette année, je prévoyais de participer aux deux journées du Festival du roman féminin de Paris, mais la grève des trains m’a empêchée de prendre part au vendredi. Je vais donc vous proposer un compte rendu détaillé des ateliers du samedi. Je note ici les parties, ainsi vous pourrez lire uniquement celles qui vous intéressent :

Partie 1 : Albin Michel et MA next romance (le féminisme) / Publishroom (penser sa promotion auteur).
Partie 2 : BMR (Dark vs light : quelle sont les prochaines tendances chez BMR).
Partie 3 : City Editions (les femmes qui inspirent l’écriture).
Partie 4 : Les héros sont-ils si différents en romance historique et contemporaine ?
Partie 5 : Meet & Greet et séance dédicaces des auteurs.

  1. Albin Michel et MA next romance avec Cindy Lamouroux et GA O’Neill

Leur ligne éditoriale est le féminisme positif. Un an et demi d’existence, quatre sorties en 2017 et dix prévues cette année. Elles sont deux à travailler, l’éditrice et Cindy Lamouroux.

« On en peut plus des histoires qui finissent bien,
on est des adultes, on ne vit plus dans un conte de fées ».

Toutes les fins ne finissent donc plus forcément bien dans leurs romans. Le féminisme n’est pas une obligation, juste quelqu’un qui a du caractère et qui ne dit pas oui à tout suffit. Proposer un personnage timide qui s’affirme au fil du livre les intéresse, même dans l’autre sens, une femme qui s’adoucit. Il faut montrer que les temps changent, la femme sort, va en soirée, profite de sa vie, est indépendante avant tout. Même mères, elles restent femmes.

Résultat de recherche d'images pour "GA O’Neill"

GA O’Neill nous parle de son expérience. Elle a répondu à un appel à texte sur l’érotisme. Elle proposait une femme forte  qui n’a pas froid aux yeux, sans savoir qu’il y avait des codes à respecter pour ce genre.

MA Next Romance 

GA O’Neill

Publishroom avec Sabrina Grimaldi et Sandrine Rodrigues

« Sauvez un écrivain, dévorez un bouquin »

Ils accompagnent les auteurs indépendants et s’assurent, avant la publication, que l’auteur a :

  • Réseaux sociaux
  • Site, blog
  • Groupe de lecture sur FB
  • Plateforme d’écriture

Il faut une présence en ligne cohérente et active. Compter sur le bouche-à-oreille, ça se prépare  : bêta-lecteurs, chroniques, blogueurs, des lecteurs ambassadeurs, des libraires.

Pour vendre, il faut : des communiqués de presse, être sur les réseaux sociaux,  bannière et visuels, proposer des marque-pages et goodies.

Dès la sortie du livre, les bons réflexes à avoir : planning sur 3 à 6 mois, définir des temps forts en fonction de thématiques (promo découverte, journée gratuite, événements).

Envoyer des communiqués de presse (journalistes locaux, webzine, journalistes spécialisés) et des livres aux blogueurs/booktubeurs/instgrammeuses. Pensez à la plateforme Simplement Pro.

Etre disponible, toujours répondre aux coms et aux chroniques, même négatives. Créer du lien avec les lecteurs et les autres acteurs du milieu de l’édition, auteurs, libraires, chroniqueurs.

Une personne du public conseille également de s’investir sur des groupes de lecture sur Facebook qui rassemblent parfois 10’000 personnes.

L’expérience de Sandrine Rodrigues : Elle a créé son réseau sur Wattpad, puis un groupe fermé sur Facebook juste pour ses lectrices. Pour son premier roman, elle a reçu beaucoup de réponses positives  à compte d’auteur où on lui proposait de débourser entre 500€ et 4’000€ ! À cette époque, elle n’y connaissait rien (je confirme, évitez !). Avec Publishroom, elle  a sorti son roman en auto-édition, imprimé 200 exemplaires (100 pour elle et 100 pour la vente). À noter que les meilleures ventes restent en numérique.

Image associée

Dans le public, quelqu’un relève qu’un site est souvent ce qui manque à l’auteure, car la lectrice, quand elle apprécie quelqu’un, cherche à en savoir plus sur son blog/site. Ne pas hésiter à mettre son premier chapitre en libre accès, l’alimenter régulièrement.

Publishroom

Sandrine Rodrigues

[Partie 2 à suivre]

Interview sur « Reading passion »

Reading Passion 2017Bonjour, comment allez-vous ?
Plutôt bien, merci ! 🙂 Un peu stressée aussi, car le tome 2 du clan Tarran sort le 15 septembre et j’attends avec beaucoup de curiosité les retours. Mes bêta-lecteurs et ma correctrice ont préféré ce tome au premier, j’espère qu’il en sera de même pour les lecteurs.

Pouvez-vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?
J’aime le mystère, qu’il soit dans mes écrits ou dans ma vie, mais je veux bien vous dire deux mots sur mon parcours.

Enfant, j’écrivais en douce après l’école, la nuit et le week-end. J’ai arrêté quand je me suis plongée dans des jeux de rôles sur PC, une période que j’ai adoré. Puis, je suis revenue à mon premier amour, l’écriture.

J’ai commencé dans mon coin, ensuite sur un forum d’écriture, et enfin j’ai tenté les appels à textes. Plusieurs nouvelles ont été publiées dans des anthologies, ainsi que deux romans. « Croire en ses rêves » est devenu ma devise. 😉

Présentez-nous un peu vos romans
Pour l’instant j’en ai deux publiés chez Lune-Ecarlate : « La romancière » et « L’aînée » de la trilogie « Le clan Tarran ». Si vous aimez la romance qui sort des sentiers battus, la magie et les dents longues, alors c’est pour vous.

51HczG6PT-L._AC_US218_Dans « La romancière » on découvre la vie d’Annie Virene, une auteure de romans qui, au travers d’une interview radiophonique, émet le souhait ironique de rencontrer l’une des créatures qu’elle met en scène. Une boutade qui va changer toute sa vie. De nombreux événements en découleront.

51AyqiJo5rL._AC_US160_Dans « L’aînée », les lecteurs plongeront un peu plus dans le monde des clans, des rivalités. Ils devront identifier les dangers, percer les mystères et déjouer les pièges en même temps que le clan Tarran. De nombreuses questions trouveront leurs réponses dans ce volume.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
L’envie de vivre autre chose que le quotidien, vivre l’extraordinaire. Je suis fan de MMO et j’aime le rôle play. J’ai passé pas mal de temps sur des jeux vidéo, maintenant je n’ai plus vraiment l’occasion, mais je continue à me faire mes films par le biais de l’écriture.

Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez-vous le faire ?
Ce n’est pas un exercice facile et j’admire ceux qui y parviennent avec brio et sans crêpage de chignon. Je n’ai pas de nom en tête, je laisserai le hasard en décider.

Quel livre ne vous quitte jamais ?
Aucun. Chaque livre a son moment.

Votre auteur préféré ?
Je n’en ai pas de préféré. Je garde plutôt en tête l’histoire que le nom de l’auteur. Je me focalise sur la couverture et si elle m’a tapé dans l’œil, je lis la 4e de couverture. Seulement après je cherche qui l’a écrit.

Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?
En général, je suis bon public et ces derniers temps je lis plutôt des romans d’auteurs que j’ai découverts en salon ou sur le Net (forum d’écriture, Facebook). Si ça vous dit d’en savoir plus, vous trouverez sur mon blog mes chroniques et interviews d’auteurs.

A l’inverse votre dernière déception ?
Je ne me souviens plus du titre ni de l’auteur, mais je l’avais tellement détesté que c’est la seule fois où j’ai jeté un roman.

L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?
Être éditée ? Je crois que toutes les personnes qui écrivent font ce rêve. Pour ma part, si j’ai sauté le pas, c’est grâce à ma bêta-lectrice Céline. J’avais terminé « La romancière » et même si je projetais de l’envoyer aux maisons d’édition, je pense que je serais encore à tenter de l’améliorer. Elle m’a mis la pression en me disant qu’il y avait un appel à texte qui se terminait sous peu, cela a été mon premier envoi et ensuite, comme la machine était lancée, je l’ai envoyé à d’autres maisons d’édition.

Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?
Dans ces deux romans pas du tout, je me suis inspirée d’images publiées sur le net par des artistes. Par contre, pour mon histoire de fantasy en cours, la majorité des personnages sont des connaissances. En règle générale, j’aime glisser dans mes écrits quelques détails qui proviennent de mon quotidien, que ce soit un nom, une date, etc.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Partout ! Un article de journal, une image dans un magazine, une annonce sur internet, un programme TV, etc. Dernièrement, il m’a suffi de voir une personne promener son dalmatien dans la rue pour que je me dise que ce serait parfait pour mon histoire steampunk, et hop cette race aura un joli rôle dans ce roman.

Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?
Non. Par contre, une scène peut s’améliorer avec les retours des bêta-lecteurs.

Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? [Si c’est le cas]
Je n’associe pas de musique à l’écriture. Mais s’il doit y en avoir à un moment donné dans l’histoire [comme une mélodie d’attente au téléphone], j’aime bien en mettre une qui m’a marquée. Dans « La romancière » j’ai évoqué Rakim de Death can Dance, je trouve cette musique à la fois envoûtante et majestueuse, elle me rappelle de très bons souvenirs personnels.

Avez-vous des bêta-lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.
Oui, j’en ai plusieurs. Céline, Sophie et Mikael ont donné leur avis sur les deux tomes et j’espère les avoir encore pour le prochain. J’ai fait leur connaissance sur un forum d’écriture et j’avoue qu’avoir plusieurs bêta est le must, car chacun a ses spécificités, ce qui amène un regard pointu sur différents thèmes. Pour le tome 1, j’ai également bénéficié de nombreux avis de la part de membres d’un forum d’écriture, c’était très enrichissant et formateur. Je conseille à tous les débutants d’expérimenter cela. Commenter les textes des autres et cibler les choses à améliorer chez eux permet d’avoir par la suite un œil plus aiguisé sur ses propres écrits.
J’ai une totale confiance en mes bêta-lecteurs et j’apprécie leur franchise. Sur ces trois personnes je n’ai croisé qu’une seule jusqu’ici, mais j’espère rencontrer les deux autres l’année prochaine.

Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?
Plutôt maison d’édition, en tout cas pour commencer. Peut-être qu’un jour je tenterai l’auto-édition. Il y a quelques années, s’autopublier donnait plutôt une image négative, mais j’avoue que je découvre de plus en plus de belles histoires autopubliées. Passer par une maison d’édition me semble plus facile et m’évite les casse-têtes administratifs. Pourtant, avec Internet et les réseaux sociaux, cela devient très aisé de publier soi-même un roman. De plus en plus de personnes dans mon entourage tentent les deux.

Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent-ils ? Lisent-ils vos livres ?
Jusqu’à la sortie de mon premier roman, personne ne savait que j’écrivais. L’année passée, je leur ai fait la surprise en offrant mon roman à Noël. L’écriture était mon jardin secret. Maintenant une partie de mon entourage le sait et lit mes histoires.

Comment réussissez-vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h.
J’ai par chance des horaires irréguliers ce qui fait qu’il m’arrive d’avoir un ou deux jours de libres, cela me permet d’écrire non-stop quand le calme est à la maison. Bien sûr, je rêve de ne faire que ça.

En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?
J’ai commencé la calligraphie pour la sortie de mon premier roman, ce qui collait bien à l’histoire et j’avais très envie d’offrir des marque-pages personnalisés. Sinon, un soupçon de jardinage et quelques essais culinaires. J’adore tester des petits plats de fêtes.

Une phobie ?
Hélas oui… les araignées !

Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?
J’aime faire plaisir aux autres.

Et votre plus gros défaut ?
Ne pas écrire assez vite.^^ J’ai plein d’idées à développer pour de prochains romans, mais je ne trouve pas le temps !

Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots
Partage, Plaisir, Rêve

Merci beaucoup d’avoir prit le temps de me répondre .

#Guéna

Lien du site

12 juin, ma journée du bêta-lecteur

12 juin journee du beta lecteur

 

Le don de soi, ça vous parle, je pense. Avez-vous déjà offert du temps gracieusement à un auteur pour améliorer son roman ?

Je le fais et je bénéficie également de ce temps. Ce temps qui n’a pas de prix pour voir ce que l’auteur ne voit plus à force de lire et relire son roman. Ce temps pour proposer des améliorations. Ce temps pour questionner et relever des incohérences.

Je ne sais pas si vous avez des bêta-lecteurs en or, mais j’en ai une qui vient de me téléphoner pour me proposer une idée me permettant de décoincer un problème dans mon roman, alors qu’elle conduit et qu’elle a une tonne de choses à faire !

Quand j’ai raccroché, je me suis dit qu’il faudrait inventer la journée des bêta-lecteurs pour les remercier. Si cela n’existe pas encore, je décrète le 12 juin en leur honneur !

Que vous soyez lecteurs et partagiez vos impressions ou bêta-lecteurs pour détailler un peu plus le retour, c’est grâce à vous tous que nous nous améliorons.

Alors, MERCI ! 

Tag de lecteur

TAG de lecteur

Mardi, j’ai été taguée par Joanne Richoux pour répondre à un questionnaire sur la lecture. Une première pour moi ! Du coup, j’ai décidé de faire pareil à Céline Blaché, Manuela Legna et Roberto Sanquers.

  1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

Non, tout dépend des sorties, de mes envies du moment.

  1. À quelle fréquence achètes-tu des livres ?

Aucune idée, je fonctionne au coup de cœur. Ces derniers temps j’achète plutôt des livres de nouveaux auteurs avec qui j’ai fait la connaissance lors des salons. Il m’arrive de ne rien acheter durant plusieurs mois et d’un coup en acheter quatre en même temps.

  1. As-tu une librairie favorite ?

Mes achats ne sont pas toujours prémédités, il suffit que mon regard tombe sur des livres, ça peut aller du centre commercial, à la librairie Payot jusqu’à la Fnac.

  1. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?

En général c’est seule, à la sortie du boulot ou chez moi.

  1. Librairie ou achats sur le net ?

Je suis plutôt librairie, mais depuis que je vis en France, c’est devenu très pratique de profiter de la livraison gratuite et de la poste. Il m’arrive de faire un tour dans les rayons des librairies suisses, sélectionner ceux que j’ai envie de découvrir et les acheter en France, car ils sont bien moins chers. Mais l’envie d’avoir le livre tout de suite me fait aussi acheter à Genève.

  1. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

Avant c’était principalement le thriller-policier. Maintenant, je lis également de la bit-lit, du Young adulte, du fantastique, de la fantasy, même de la romance, en fonction des auteurs que je connais. Je fonctionne beaucoup à la couverture et la 4e de couverture pour mes achats.

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  1. Préfères-tu les livres neufs, d’occasion ou les deux ?

Toujours neufs. J’ai beaucoup de peine à me plonger dans un livre qui a déjà vécu, le dos marqué, les pages cornées. 

  1. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

Me laisser porter par le regard, par le hasard. Et encore plus depuis que je vais dans des salons et festivals, j’aime découvrir les auteurs moins connus. Il y a des pépites qui sortent du déjà trop vu.

  1. Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?

Non, aucune. Quand je vivais en Suisse et que je partais en France en vacances, je pouvais revenir avec une pile de nouveaux romans dans mes valises. Comme c’est nettement moins cher, j’en profitais, sans modération.

  1. À combien s’élève ta PAL ? Et ta wishlist ?

Deux dans ma Wishlist et une bonne trentaine dans ma PAL (peut-être plus, mais je n’ai pas osé les compter).

  1. Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE !

Il y en a qu’un qui me vient en tête actuellement, c’est “L’art de vieillir sans déranger les jeunes”, d’Aurore Py (lorsque je l’ai rencontrée au Salon du livre de Genève, il n’était pas encore sorti et j’ai vraiment hâte de découvrir cette histoire).

l'art de vieillir sans deranger les jeunes

  1. Pré-commandes-tu tes livres ?

En général non, je crois que je l’ai fait juste une fois, peut-être par peur d’oublier ^^.

  1. Quand as-tu commencé à lire ? Le lancement s’est fait avec l’aide de quelqu’un, ou tout seul, par curiosité ?

J’ai toujours eu des livres dans ma chambre, je me souviens de “Petzi”, de “Bob et Bobette” (oui, ça ne rajeunit pas….), des BD de Tintin et Astérix, de la bibliothèque rose (le club des cinq, l’étalon noir, Alice), la bibliothèque verte (jeunes filles en blanc), puis les livres obligatoires en cours de Français (L’or de Blaise Cendrars). J’ai réellement commencé à faire des compte rendu de mes lectures par envie d’en connaître plus sur l’auteur, sa façon d’écrire, comprendre son parcours.

  1. Quel genre de livres préfères-tu lire ? (bit-lit, SF, policier, thriller, fantasy…)

Avant c’était policier, thriller, maintenant un peu plus de bit-lit comme j’écris des romans dans ce genre, mais j’aime également la fantasy, le fantastique. Il suffit qu’un résumé me tape dans l’œil et je tente l’aventure.

  1. Es-tu du genre à enchaîner tous les tomes d’une saga qui te plaît ? Ou préfères-tu faire durer le plaisir et étaler ta lecture ?

Étant une grande curieuse, j’ai tendance à les lire à la suite si c’est possible, mais il m’arrive aussi de faire une pause pour me plonger dans un autre genre par besoin de changer d’air.

  1. Dans quelle situation préfères-tu lire ? (musique/silence, dans votre lit/canapé/fauteuil préféré ?)

Avant je lisais beaucoup dans les transports en commun, maintenant je lis plutôt en vacances ou quand je n’écris pas, pour me changer les idées, le plus souvent au lit. Je préfère le silence comme compagnon, mais s’il y a du bruit à côté cela ne m’empêche pas de me plonger dans l’histoire.

  1. As-tu l’habitude de lire plusieurs livres en même temps ? Ou uniquement un à la fois ?

En général je lis un seul à la fois, mais comme toute règle a ses exceptions, il m’est déjà arrivé de faire une pause dans un roman pour en lire un autre et revenir à celui-là ensuite.

  1. Prévois-tu tes lectures à l’avance ? Ou fais-tu ton choix au feeling du moment ?

Je ne prévois pas, j’ai une pile et je pioche dedans selon mes envies. J’ai compris que si je prévois, le jour où je peux le lire et que je ne suis pas dans l’état d’esprit de ce genre de roman, je vais refaire la pile pour trouver un autre, alors je ne fais plus de pronostique. Et puis, il suffit que je tombe sur des avis de lecture pour changer d’avis et préférer découvrir un autre roman … (oui, je regarde régulièrement les vidéos sur l’application booktubers, c’est une mine d’informations !)

  1. Es-tu du genre à lire jusqu’au bout de la nuit quand un livre te plaît, quitte à faire nuit blanche ?

Ca peut m’arriver, oui. Il faut se faire plaisir dans la vie ! (Mais c’est mieux si je ne travail par le lendemain).

  1. Combien de livres achètes-tu par mois ?

Voir réponse 9 😉

  1. Es-tu inscrite sur les sites communautaires livresques ? (type Livraddict, Babelio, etc.)

Je suis inscrite sur Amazone, car c’est là où je trouve le plus souvent des avis sur les romans. J’essaie d’y poster mon avis après avoir fait un compte-rendu de lecture sur mon blog. Principalement pour les auteurs que je connais (mais je regarde aussi parfois sur Babelio ou Livraddict).

  1. Tu as 20 000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?

A l’envie du moment : couverture et 4e de couv.

  1. Tu as lu la moitié d’un livre et tu ne l’aimes pas. Tu abandonnes ou tu continues ?

Il est rare que j’abandonne un roman à la moitié d’un livre. Il y en a eu qu’un seul qui ne m’a pas plus du tout et que j’ai même jeté, car je ne le voulais pas dans ma bibliothèque. J’ai déjà acheté un roman que je pensais adorer et finalement le ton ne m’a pas du tout emballée et je suis restée aux premières pages. Je le remets alors dans ma PAL pour un autre moment où je serai plus ouverte à ce style.

  1. Les couvertures d’une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas… Comment tu gères ça ?

Cela ne me dérange pas du tout (en théorie parce que je n’ai pas encore vécu cela).

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  1. Tout le monde aime un livre que toi tu n’aimes pas. À qui en parles-tu du coup ?

Il m’est arrivé d’acheter un livre en ayant entendu une critique qui m’a donné très envie et puis je n’ai pas retrouvé la même force que la booktubeuse. Je lui en ai fait part. J’aime l’honnêteté, du moment qu’on reste poli pour dire les choses. Tout le monde ne peut pas aimer un roman de la même manière.

  1. Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer ? Qu’est ce que tu fais ?

Je referme le livre, car je verse facilement une larme si le roman est prenant.

  1. La suite d’un livre que tu aimes vient de sortir, mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis bien spoilant ? Tu pleures de frustration ?

Je feuillette par-ci par-là le tome précédent et je vais voir des avis sur Internet pour me remémorer l’histoire.

  1. Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non gentiment si on te pose la question ?

Je dis que je prête le livre que s’il me revient dans le même état, c’est à dire nickel, sinon je préfère ne pas le prêter.

  1. Tu as choisi et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?

Je fais autre chose, j’écris. Je peux passer plusieurs semaines sans rien lire, cela ne me pose pas de problème, il y a une période pour tout.

  1. Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d’acheter. Combien en achètes-tu réellement ?

Depuis que j’ai publié mon premier roman, je privilégie ceux des auteurs que je connais plutôt que les best-sellers. C’est le moteur de mes achats.

  1. Après les avoir achetés, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lises ?

Selon mon temps libre. Je peux finir un roman en un jour ou le laisser traîner plusieurs jours, voire semaines.

  1. Si j’étais… un Livre :

Je dirais mon premier roman, parce que cet univers me plaît.

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  1. Une couverture :

Un roman de Bec Mac Master, parce que j’aime les objets symboliques. Je ne suis pas fan des personnages sur les couvertures, cela rétrécit trop l’imagination.

bec mc master

  1. Une maison d’édition :

La première qui m’a donné ma chance : Lune-Ecarlate

  1. Un auteur :

K.Sangil, bien sûr. 😉

  1. Un best-seller :

Rien ne me vient en tête, peut-être parce que je ne m’attache pas à cela pour aimer un roman. Bon en cherchant bien, je dirai « Le Seigneur des Anneaux », pour la complexité de son monde et ses créatures.

  1. Un personnage féminin :
    Annie du clan Tarran, parce que je ne cracherai pas contre le fait de rencontrer des vampires.

  2. Un personnage masculin :
    Carbone, un nouveau personnage du tome 2 du clan Tarran, parce que derrière une personne se cache parfois de nombreuses autres.

  3. Un marque-page :

Un marque-page calligraphié.

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  1. Une quatrième de couverture :
    Celle du roman de Manuela Legna. J’aime bien cette idée de rencontrer nos personnages.
    6 personnages emmerdent l auteur
  2. Un accessoire de lecture :

Le stylo ! Lorsque je lis, je prends des notes pour mes comptes-rendus, j’écris aussi les questions que je poserai à l’auteur pour joindre un interview.

  1. Une saga :

Le sang des 7 rois de Régis Goddy (parce que j’aime son univers riche et ses personnages aussi attachants que particuliers).

le sang des 7 rois

  1. Un classique :

Madame de Bovary (je note ce titre juste parce que le roman concerne une femme, et que c’est le premier qui m’est revenu en tête de mes cours de français).

  1. Ta lecture en cours :

« L’aura noire » de Ruberto Sanquer, une auteur rencontrée lors du festival du roman féminin à Paris il y a quelques semaines.

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  1. Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres :

Le tome 2 du Clan Tarran. J’ai hâte de terminer les corrections et d’avoir ce livre entre mes mains.

Le clan Tarran T2 L ainee

  1. Ebook ou roman papier ?

Papier sans hésiter. Par contre, depuis que j’ai été obligée de lire une dizaine de fois mon roman au format ebook pour y traquer les soucis d’italique, j’arrive enfin à lire du numérique. Et j’avoue que c’est pratique quand à côté ça dort et que toi tu préfères lire^^.

  1. Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspire ou qui t’a fait ressentir le plein d’émotions ?

« Deviens ce que tu es ». (Eloge de la faiblesse, de Alexandre Jollien)

« Mille intentions ne valent pas un acte ». (Vivre sans pourquoi, de Alexandre Jollien)

  1. Finir une série ou en commencer une nouvelle ?

Les deux me vont, mais je finirais probablement la série avant d’en commencer une nouvelle.

  1. Que deviendrais-tu sans livres ?

J’aime bien la réponse de Joanne Richoux : “Un auteur au chômage”.
Je continuerai à me faire mes films dans ma tête et à écrire.

  1. Tes trois livres préférés de tous les temps.

Ceux à venir.

Merci beaucoup pour ce Tag Joanne, c’était un réel plaisir de se plonger dans ces habitudes de lectrice.

Tag de lecteur de Joanne Richoux

Dédicace au festival du roman féminin

festival du roman féminin

Je ne sais pas si vous connaissez le festival du roman féminin, c’est la 2e année qu’il se déroule à Paris, organisé par « Les romantiques ». J’avoue que j’avais vu passer leur annonce sur FB sans m’arrêter forcément. C’est lorsque j’ai appris que Florence Cochet y serait et que j’ai vu que je me trouverai à Paris pile au bon moment, que je me suis intéressée de plus près à cet événement.

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Le Prix d’entrée m’a fortement étonnée : 35 euros ! Ce n’est pas donné, mais quand on creuse un peu le sujet, on apprend que chacun repartira le soir avec 7 livres, ça fait réfléchir. Quoi de mieux pour découvrir de nouveaux auteurs et des livres que je n’aurais pas forcément remarqués ? Comme les billets d’entrée sont limités, j’ai sauté sur l’occasion avant même de découvrir le programme et je ne l’ai regretté à aucun moment.

Le programme a été publié peu avant l’événement : 14 conférences, 20 ateliers et 23 lectures,  11 auteurs internationaux, 23 auteurs francophones invités, 23 auteurs en off. J’ai détaillé les publications de chaque auteur et fait une sélection des romans qu’il me tentait de découvrir.

Cet événement a plusieurs sponsors : Harlequin France, J’ai lu pour Elle, Kobo, Nisha Editions, BMR, BoD-Book on Demand ainsi que des maisons d’édition (dons de livres).

 Salon féminin 2017 À l’arrivée, tout le monde reçoit un badge avec son nom (ce qui est fort utile pour les dédicaces et écrire le prénom sans faute). Cette année le sac offert était rouge passion et dedans, une quantité incroyable de petits cadeaux !
(Des marque-pages et cartes de visites, un baume pour les lèvres, un stylo, un carnet blanc parfait pour les dédicaces, un carnet pour noter ses idées de romans, un livre de recettes d’auteurs, des post-it originaux, un calendrier, un essui lunette, des pin’s, un extrait de roman, un art-book, des sacs, un roman audio).

Je n’y suis allée que le samedi. Il y avait beaucoup d’ateliers à suivre, tous d’une durée d’une heure avec 4 en même temps (seul le jeu d’écriture durait 2h). Du coup, il faut faire des choix et accepter de louper plein de découvertes et de rencontres.

 

De 9h à 10h : Écriture des formats cours / Lecture de 2 romans par leurs auteurs / Les secrets de l’autoédition / l’écriture sur plateforme ou forum / Jeu d’écriture /

Pour débuter la journée, j’ai choisi de découvrir les secrets de l’autoédition (Bod, KoboWritingLife, publishroom).

 Aude  Camille  Sabrina

Aude Desbant

Responsable commerciale chez BoD

Camille Mofidi

Responsable Europe de la plateforme Kobo Writinge Life

Sabrina Grimaldi

Éditrice de Publishroom

 

Je vous partage quelques informations glanées qui pourraient vous intéresser :
Le coût des corrections est estimé à 2 euros les 1’000 signes minimum (entre 2 et 3 euros).

Établir le Prix du roman : selon la catégorie, le prix change. Cela dépend également du nombre de pages, si la couverture est souple ou dure et la marge du bénéfice. En général, tous les ebooks sont sous les 5 euros. En papier cela évolue en fonction du genre (les généralistes à moins de 20 euros). Il est important de s’aligner sur le prix du marché, dans le même genre. Ne pas hésiter à fixer un prix de lancement 1 semaine à 15 jours, puis augmenter le prix et tester le marché. Il ne faut pas miser que sur les petits prix pour se faire connaître. Pensez à faire des ventes flash ou des opérations lors de la Saint-Valentin.
Les infos à mettre sur les sites doivent être identiques : titre, auteur, collection, date de parution. Sur votre blog d’auteur : présentation, livres, projets en cours, votre univers, newsletter.

Pour votre promo : il n’y a pas besoin de s’investir dans tous les réseaux (FB, Twitter, Instagram, blog), un seul est suffisant, mais cela se construit au long cours. N’hésitez pas à partager des bouts de chapitres, dévoiler les coulisses, parler de vos personnages, offrir des extraits. S’inspirer des retours des lecteurs pour écrire les suites des tomes est apprécié ainsi qu’utiliser dans vos romans le prénom des lecteurs.

Chez Kobo : la romance (+ érotique) est n1 des catégories dans tous les pays.
Mon avis : depuis l’arrivée des liseuses, il est plus aisé de lire de la romance sans se faire remarquer, je pense que ce genre a de très beaux jours devant lui !

De 10h à 11h : De l’édition traditionnelle à l’autoédition / Lecture / Harlequin : la sélection éditoriale de textes / les sportifs / Meet & Greet (2 auteurs)

Je suis restée dans la même salle pour découvrir comment se passe la sélection chez Harlequin (avec Sophie Lagriffol, Karine Lanni, Adélaïde Rigaud, Danaé Tourrand-Viciana):

Après une rapide présentation des différentes sections chez eux, j’ai appris que chaque mois, ils lisent tous les romans anglais publiés par leur maison mère (Toronto, Londres) et ils choisissent en fonction des attentes du lectorat français. Par exemple, tout ce qui traite du viol, du trafic d’êtres humains et de la littérature chrétienne sont retirés de cette sélection. Ils publient environ la moitié du catalogue anglais et essaient de ne jamais publier le même auteur dans le mois pour varier les thématiques.

En 2018 Harlequin France aura 40 ans, il faudra donc garder un œil sur leur site, car il devrait y avoir quelques surprises de prévues.

La durée de vie d’un livre en rayon est de 1 mois, ils rééditent les meilleures, mais pas forcément les très vieux qui évoquent par exemple le minitel, cela n’aurait plus de sens à notre époque (amis auteurs, faites attention en utilisant la technologie actuelle 😉 ). Tous sortent en papier et en ebook (qui eux résistent plus qu’un mois).

J’ai quitté l’atelier au milieu pour tenter d’en découvrir un autre, je suis allée dans la partie « Les sportifs » :

auteurs 1
Cora Carmack et Monica Murphy

Je me suis rendu compte qu’un grand nombre de lectrices aimaient les sportifs, car il y avait foule dans la salle. Les lectrices aiment particulièrement ce genre si cela peut leur faire découvrir un nouveau sport et si le héros n’est pas parfait. En cela, les auteurs répondent que la perfection du personnage dépend beaucoup de la place qu’il occupe dans le sport et sur le terrain. Par exemple, le receveur sera grand et musclé, l’entraîneur pourra être un peu plus enrobé, le team manager sera grand et moins musclé.
Le plus de la romance sportive reste la blessure et la reconstruction. De ce fait le récit traitera d’un travail dur pour retrouver un corps parfait.

Il est important de se différencier du sportif très stéréotypé. Pour se démarquer, le récit peut évoquer la mise à part d’un joueur de l’équipe à un moment (mais cette personne continuera à beaucoup s’investir pour eux), quelqu’un qui boost l’équipe et qui a un rôle de blagueur. On peut aussi mettre en concurrence sur un même type de rôle, ou une personne qui représente le joker de l’équipe. Il faut créer des conflits, que ce soit de caractères ou de positions dans l’équipe. Différents caractères peuvent créer une incursion de clichés (structure de l’équipe, âge, blessure, construire l’équipe avec un type de caractère). Et bien sûr les personnages secondaires du tome 1 deviennent les personnages principaux de la suite.

De 11h à 12h : Écrire plusieurs genres / Lecture / Succès d’auteurs indés sur Kobo Writing Life / Le livre audio / Meet & Greet (13 auteurs)

auteurs 4Céline Mancellon, Emily Blaine, Emilie Mathieu (Hardigan)

Le livre audio restant un mystère pour moi, cela m’intéressait d’en savoir plus. En ce début de conférence, il est relevé qu’en effet cela a une image poussiéreuse, car certains pensent tout de suite à Jean Rochefort dans Winnie l’ourson. Pourtant, l’audio est immersif et même s’y n’y a qu’une voix la personne sait apporter une ambiance mettre l’intention. Selon la responsable d’Hardigan, essayer un livre audio c’est ne plus faire marche arrière après. Il y a bien sûr un intérêt pratique quand on a peu de temps devant soi pour lire (transport, maison). Aujourd’hui, le livre audio n’est plus pour les personnes en incapacité de lire (malvoyant, personnes âgées), le panel s’est élargi aux podcasters. La cible principale c’est le grand lecteur.
Le ludique et la jeunesse fonctionnent bien en audio en France. Le contrat est de 50-50 en général.

Le frein pour tester ce mode de lecture est propre à la France, car c’est apparemment très développé en Angleterre et en Allemagne où la tradition de la transmission orale est restée, alors que ça s’est ringardisé en France.

Comment choisissent-ils les narrateurs ? Selon la voix et ses possibilités d’interpréter différentes tonalités et le livre, un sondage est réalisé en interne avec ceux qui ont lu le roman. Certains auteurs sont comédiens et souhaitent lire leur roman.

L’offre actuelle concerne la SF (pour les vieux geeks), la fantasy (principalement pour les femmes), les romances érotiques, new adule (c’est souvent une héroïne ou du MM) et le développement personnel (pour ceux qui lisent de l’audio tout le temps). À présent, les best-sellers sont privilégiés en audio.Dans le futur, le livre audio doit acquérir une image plus sexy.

En audio, l’auteur entend tous les défauts (écriture qui évolue, tics de langage, incises). C’est pourquoi il est conseillé aux auteurs de lire à voix haute ce qu’ils écrivent 😉 .

De 12h à 13h : Le numérique / Lecture / jC Lattès &moi / La romance militaire / Meet & Greet (12 auteurs)

Là, j’ai choisi de découvrir la partie « Meet & Greet », où je suis allée à la rencontré de plusieurs auteurs et suis repartie avec des dédicaces. Il y a beaucoup de monde qui profitent de cette occasion et de ce fait ne peuvent suivre les ateliers. Certaines lectrices ont même créé des cahiers spéciaux avec une page par auteurs incluant une place pour une photo.

Après un rapide tour, j’ai pris la dernière demi-heure pour me rendre compte de l’importance de la romance militaire. Là aussi, que de monde dans la salle ! À l’évidence, c’est un thème qui parle aux lectrices.

auteurs 2
Amheliie et Battista Tarantini

Donc, dans la romance militaire, soit ça parle d’un civil avec un militaire soit ça se passe entre militaires.

La place de l’héroïne dans un univers très masculin : elle peut montrer de la fierté sans mettre le militaire sur un pied d’estale, une fille combatrice qui accepte les règles de son mec militaire et avoir une vie à elle. Une héroïne qui fait des vagues, qui tergiverse beaucoup, qui a un parlé cash, brut. Il ne faut pas oublier que la base c’est une ruche.En tant qu’auteur, cela peut être compliqué de ne pas prendre parti, c’est un défi dans la romance militaire,  soit on utilise des lieux réels, soit on choisit une parade et on réinvente les noms. Pour les militaires, cela reste leur métier, même s’ils n’ont pas envie de se retrouver là, c’est une vocation. Il faut retranscrire l’histoire comme un acte patriotique, ils servent un pays, pas une cause, il ne faut pas réfléchir.L’éloignement devient un jeu. C’est un monde très codé (l’auteur a appris par exemple, qu’il n’y a pas le droit au téléphone ou au pc portable, le courrier devient obligatoire, sauf si c’est en accord avec le supérieur). La relation entre militaire est une relation interdite.

Comment sont les héros militaires : du caractère, autoritaire, badass, passionné. Il faut travailler la psychologie, une posture, le syndrome post-traumatique (travailler sur le avant-après), donner l’apparence du roc avec ses faiblesses cachées. Les lectrices préfèrent que ce soit un conard de misogyne au départ (ce qui le rend sexy) sans que ce soit un connard ou un bisounours à la fin. Qu’ils s’adoucissent oui, mais qu’il se tienne à son caractère jusqu’au bout.

De 13h à 14h : pause repas.

Nous avons eu l’obligation de vider les lieux de 13h à 14h, avec l’impossibilité de rentrer pour utiliser les toilettes, heureusement qu’il ne pleuvait pas, car un grand nombre a attendu sur le trottoir. Cette fermeté et la tonalité parfois un peu sèche d’une personne de l’équipe a été le seul point négatif à relever durant la journée.

De 14h à 15h : La romance à la française / La traduction / Milady / Littérature et musique / Meet & Greet (13 auteurs)

 Ruberto Sanquer

Ruberto Sanquer

Je n’ai pas pu assister à ces ateliers, car j’étais en séance de dédicace. Les organisatrices ont proposé aux visiteurs qui avaient coché la case « je suis auteur » d’obtenir également un temps pour se faire connaître et je trouve ça vraiment très appréciable. J’avais pris un exemplaire de chacune de mes publications, mais cela n’a pas eu de succès. J’ai signé quelques dédicaces (Sasha pour un concours de son blog, Sévérine et deux Nathalie) et j’ai pu discuter avec Deborah qui avait déjà lu mon roman, c’était très plaisant. Bien sûr j’ai eu bien moins de personnes devant ma table que la majorité des autres auteurs.
À mes côtés, j’ai fait la connaissance de Ruberto Sanquer, la plus enrichissante rencontre de la journée, je pense, car nous avons pu échanger sur notre expérience et échanger nos livres. C’est en rentrant chez moi que j’ai vu que j’avais noté son nom su ma liste des auteurs à découvrir. Quand je vous dis que le hasard fait bien les choses !
Gâce à elle, j’ai également fait la connaissance d’une auteur lausannoise : Caly Keys et j’ai pu obtenir de Lhattie Haniel un bracelet à vœu (le bracelet s’est défait juste en partant de l’hôtel, je vous dirais si ça se réalise !)

De 15h à 16h : Féminisme et romance / La romance érotique / La romance autour du monde / Le costume dans la romance historique et steampunk / Meet & Greet (3 auteurs)

auteurs 3Karen Hawkins et Shelly Adina

Ayant le projet d’écrire une histoire steampunk, je me suis dit que l’atelier « Le costume dans la romance historique et steampunk » était parfait. C’est probablement l’horaire de l’atelier qui fait que nous ne sommes que 5 (il y a déjà une foule qui s’amasse aux portes des dédicaces de 16h pour être sûre d’obtenir le livre souhaité) .

Les questions sont pourtant intéressantes, j’y ai appris qu’il y avait un musée steampunk à Oamaro (nouvelle Zélande). Parlons tenue : dans l’histoire le corset est à l’intérieur, mais cela se porte à l’extérieur dans les romans. Dans le steampunk il y a beaucoup de liberté d’écriture, par contre, le corset et les lunettes sont obligatoires (les lunettes pour le zeppelin). D’ailleurs, il reste 2 zeppelins dans le monde, Shelly Adina a grimpé dans un avec ses lunettes, mais elle n’a pas pu le conduire pour autant 😉 .

Concernant la romance historique, à l’époque les femmes changeaient 5 fois de tenues dans la journée (matin, après-midi, équitation, ménage, etc. Une tenue pour tout). À l’époque, les robes se portaient une fois puis cela était donné, car la tenue ne se lavait pas. Elle finissait entre les mains d’une employée qui la découpait pour adapter la robe à sa morphologie et à son rang, puis elle se donnait à une autre employée et ainsi de suite. Cela explique pourquoi nous voyons dans les musées des tenues très petites, elles étaient tellement découpées à chaque nouvelle détentrice que cela terminait pour une enfant. Une anecdote de Karen Hawkins : une robe d’Élisabeth 1ere a été tellement transformée qu’elle a terminé en nappe d’autel dans une église.

J’ai quitté la salle au milieu de la séance pour découvrir l’atelier « La romance autour du monde ».

auteurs 5Annie West, Lisa Marie Rice, Alison Roberts, Scarlett Cole

 Je terminerai par deux anecdotes :

Lisa Marie Rice a visité Paris et a bien étudié l’architecture du Louvre. Elle se demande ce qu’il se passerait en cas d’attaque terroriste, du coup il est possible qu’en 2018 elle écrive « Attaque au Louvre » 😉 .

Scarlett Cole a été au restaurant la veille et a trouvé le serveur très charmant. Il y avait un anniversaire d’une jeune fille asiatique qui pleurait, car personne ne chantait pour l’occasion. Le serveur a réussi à trouver parmi les clients des gens qui ont bien voulu chanter. Touchée par son côté charismatique et attentif, cette situation lui a donné l’idée d’un héros français pour un roman.

De 16h à 18h : dédicaces des auteurs et 7 livres à gagner

Ayant la liste de toutes les auteurs présents lors des dédicaces, j’avais fait une petite liste des libres que je souhaitais découvrir. Certains auteurs étant absents, j’ai laissé faire le hasard pour quelques romans :

livres cadeaux

  • Love Box de Julette Mey
  • L’amour a pleine dents de Caly Keys (auteur suisse)
  • Soul Light de Chloé Wilkox (parce que ça parle de vampire, je suis curieuse de voir ce qui se fait)
  • La dame aux artifices de Shelly Adina (pour découvrir une histoire de steampunk)
  • Patriotes de Amheliie (pour découvrir un roman MM et une ambiance militaire)
  • La rencontré idéale (ou presque) d’Angéla Morelli
  • Bad romance de Céline Mancellon (j’ai hésité avec la version audio, mais j’ai craqué pour le papier)

Ceux en plus :

  • Les délices d’Eve de Emilie Collins (comme le roman n’est pas encore sorti, j’ai reçu un papier pour passer commande)
  • Avant toi de Jojo moyes (une version audio qui se trouvait dans le sac)
  • L’aura noire de Ruberto Sanquer (le livre que j’ai échangé lors de ma dédicace)

Bilan : un festival a refaire, c’est certain, pour les rencontres, les ateliers, les cadeaux et les livres, ce fut de belles découvertes. Une organisation au top, un concentré d’auteurs très disponibles, que du bonheur !

Festival du roman féminin