Interview sur « Reading passion »

Reading Passion 2017Bonjour, comment allez-vous ?
Plutôt bien, merci ! 🙂 Un peu stressée aussi, car le tome 2 du clan Tarran sort le 15 septembre et j’attends avec beaucoup de curiosité les retours. Mes bêta-lecteurs et ma correctrice ont préféré ce tome au premier, j’espère qu’il en sera de même pour les lecteurs.

Pouvez-vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?
J’aime le mystère, qu’il soit dans mes écrits ou dans ma vie, mais je veux bien vous dire deux mots sur mon parcours.

Enfant, j’écrivais en douce après l’école, la nuit et le week-end. J’ai arrêté quand je me suis plongée dans des jeux de rôles sur PC, une période que j’ai adoré. Puis, je suis revenue à mon premier amour, l’écriture.

J’ai commencé dans mon coin, ensuite sur un forum d’écriture, et enfin j’ai tenté les appels à textes. Plusieurs nouvelles ont été publiées dans des anthologies, ainsi que deux romans. « Croire en ses rêves » est devenu ma devise. 😉

Présentez-nous un peu vos romans
Pour l’instant j’en ai deux publiés chez Lune-Ecarlate : « La romancière » et « L’aînée » de la trilogie « Le clan Tarran ». Si vous aimez la romance qui sort des sentiers battus, la magie et les dents longues, alors c’est pour vous.

51HczG6PT-L._AC_US218_Dans « La romancière » on découvre la vie d’Annie Virene, une auteure de romans qui, au travers d’une interview radiophonique, émet le souhait ironique de rencontrer l’une des créatures qu’elle met en scène. Une boutade qui va changer toute sa vie. De nombreux événements en découleront.

51AyqiJo5rL._AC_US160_Dans « L’aînée », les lecteurs plongeront un peu plus dans le monde des clans, des rivalités. Ils devront identifier les dangers, percer les mystères et déjouer les pièges en même temps que le clan Tarran. De nombreuses questions trouveront leurs réponses dans ce volume.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?
L’envie de vivre autre chose que le quotidien, vivre l’extraordinaire. Je suis fan de MMO et j’aime le rôle play. J’ai passé pas mal de temps sur des jeux vidéo, maintenant je n’ai plus vraiment l’occasion, mais je continue à me faire mes films par le biais de l’écriture.

Si vous pouviez écrire un roman à 4 mains, avec qui voudriez-vous le faire ?
Ce n’est pas un exercice facile et j’admire ceux qui y parviennent avec brio et sans crêpage de chignon. Je n’ai pas de nom en tête, je laisserai le hasard en décider.

Quel livre ne vous quitte jamais ?
Aucun. Chaque livre a son moment.

Votre auteur préféré ?
Je n’en ai pas de préféré. Je garde plutôt en tête l’histoire que le nom de l’auteur. Je me focalise sur la couverture et si elle m’a tapé dans l’œil, je lis la 4e de couverture. Seulement après je cherche qui l’a écrit.

Quel est le dernier coup de cœur livresque que vous avez eu ?
En général, je suis bon public et ces derniers temps je lis plutôt des romans d’auteurs que j’ai découverts en salon ou sur le Net (forum d’écriture, Facebook). Si ça vous dit d’en savoir plus, vous trouverez sur mon blog mes chroniques et interviews d’auteurs.

A l’inverse votre dernière déception ?
Je ne me souviens plus du titre ni de l’auteur, mais je l’avais tellement détesté que c’est la seule fois où j’ai jeté un roman.

L’envie de sauter le pas vous est venue comme ça ou c’est une évidence depuis toujours ?
Être éditée ? Je crois que toutes les personnes qui écrivent font ce rêve. Pour ma part, si j’ai sauté le pas, c’est grâce à ma bêta-lectrice Céline. J’avais terminé « La romancière » et même si je projetais de l’envoyer aux maisons d’édition, je pense que je serais encore à tenter de l’améliorer. Elle m’a mis la pression en me disant qu’il y avait un appel à texte qui se terminait sous peu, cela a été mon premier envoi et ensuite, comme la machine était lancée, je l’ai envoyé à d’autres maisons d’édition.

Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?
Dans ces deux romans pas du tout, je me suis inspirée d’images publiées sur le net par des artistes. Par contre, pour mon histoire de fantasy en cours, la majorité des personnages sont des connaissances. En règle générale, j’aime glisser dans mes écrits quelques détails qui proviennent de mon quotidien, que ce soit un nom, une date, etc.

Où trouvez-vous l’inspiration ?
Partout ! Un article de journal, une image dans un magazine, une annonce sur internet, un programme TV, etc. Dernièrement, il m’a suffi de voir une personne promener son dalmatien dans la rue pour que je me dise que ce serait parfait pour mon histoire steampunk, et hop cette race aura un joli rôle dans ce roman.

Vous faites vous aider par un tiers pour l’écriture de certaines scènes ?
Non. Par contre, une scène peut s’améliorer avec les retours des bêta-lecteurs.

Comment vient l’idée d’associer certaines musiques à certains passages ? [Si c’est le cas]
Je n’associe pas de musique à l’écriture. Mais s’il doit y en avoir à un moment donné dans l’histoire [comme une mélodie d’attente au téléphone], j’aime bien en mettre une qui m’a marquée. Dans « La romancière » j’ai évoqué Rakim de Death can Dance, je trouve cette musique à la fois envoûtante et majestueuse, elle me rappelle de très bons souvenirs personnels.

Avez-vous des bêta-lectrices ? Si oui comment se fait le choix ? Une relation de confiance doit se créer.
Oui, j’en ai plusieurs. Céline, Sophie et Mikael ont donné leur avis sur les deux tomes et j’espère les avoir encore pour le prochain. J’ai fait leur connaissance sur un forum d’écriture et j’avoue qu’avoir plusieurs bêta est le must, car chacun a ses spécificités, ce qui amène un regard pointu sur différents thèmes. Pour le tome 1, j’ai également bénéficié de nombreux avis de la part de membres d’un forum d’écriture, c’était très enrichissant et formateur. Je conseille à tous les débutants d’expérimenter cela. Commenter les textes des autres et cibler les choses à améliorer chez eux permet d’avoir par la suite un œil plus aiguisé sur ses propres écrits.
J’ai une totale confiance en mes bêta-lecteurs et j’apprécie leur franchise. Sur ces trois personnes je n’ai croisé qu’une seule jusqu’ici, mais j’espère rencontrer les deux autres l’année prochaine.

Comment se fait le choix pour l’édition, plutôt ME ou auto publication ? Pourquoi ?
Plutôt maison d’édition, en tout cas pour commencer. Peut-être qu’un jour je tenterai l’auto-édition. Il y a quelques années, s’autopublier donnait plutôt une image négative, mais j’avoue que je découvre de plus en plus de belles histoires autopubliées. Passer par une maison d’édition me semble plus facile et m’évite les casse-têtes administratifs. Pourtant, avec Internet et les réseaux sociaux, cela devient très aisé de publier soi-même un roman. De plus en plus de personnes dans mon entourage tentent les deux.

Qu’en pense votre entourage ? Vous soutiennent-ils ? Lisent-ils vos livres ?
Jusqu’à la sortie de mon premier roman, personne ne savait que j’écrivais. L’année passée, je leur ai fait la surprise en offrant mon roman à Noël. L’écriture était mon jardin secret. Maintenant une partie de mon entourage le sait et lit mes histoires.

Comment réussissez-vous à concilier votre vie de famille, votre vie professionnelle et l’écriture ? Vos journées ne peuvent pas faire que 24h.
J’ai par chance des horaires irréguliers ce qui fait qu’il m’arrive d’avoir un ou deux jours de libres, cela me permet d’écrire non-stop quand le calme est à la maison. Bien sûr, je rêve de ne faire que ça.

En dehors des livres, quels sont vos hobbies ?
J’ai commencé la calligraphie pour la sortie de mon premier roman, ce qui collait bien à l’histoire et j’avais très envie d’offrir des marque-pages personnalisés. Sinon, un soupçon de jardinage et quelques essais culinaires. J’adore tester des petits plats de fêtes.

Une phobie ?
Hélas oui… les araignées !

Quelle est selon vous votre plus grande qualité ?
J’aime faire plaisir aux autres.

Et votre plus gros défaut ?
Ne pas écrire assez vite.^^ J’ai plein d’idées à développer pour de prochains romans, mais je ne trouve pas le temps !

Et enfin si vous deviez résumer cette folle aventure en 3 mots
Partage, Plaisir, Rêve

Merci beaucoup d’avoir prit le temps de me répondre .

#Guéna

Lien du site

12 juin, ma journée du bêta-lecteur

12 juin journee du beta lecteur

 

Le don de soi, ça vous parle, je pense. Avez-vous déjà offert du temps gracieusement à un auteur pour améliorer son roman ?

Je le fais et je bénéficie également de ce temps. Ce temps qui n’a pas de prix pour voir ce que l’auteur ne voit plus à force de lire et relire son roman. Ce temps pour proposer des améliorations. Ce temps pour questionner et relever des incohérences.

Je ne sais pas si vous avez des bêta-lecteurs en or, mais j’en ai une qui vient de me téléphoner pour me proposer une idée me permettant de décoincer un problème dans mon roman, alors qu’elle conduit et qu’elle a une tonne de choses à faire !

Quand j’ai raccroché, je me suis dit qu’il faudrait inventer la journée des bêta-lecteurs pour les remercier. Si cela n’existe pas encore, je décrète le 12 juin en leur honneur !

Que vous soyez lecteurs et partagiez vos impressions ou bêta-lecteurs pour détailler un peu plus le retour, c’est grâce à vous tous que nous nous améliorons.

Alors, MERCI ! 

Tag de lecteur

TAG de lecteur

Mardi, j’ai été taguée par Joanne Richoux pour répondre à un questionnaire sur la lecture. Une première pour moi ! Du coup, j’ai décidé de faire pareil à Céline Blaché, Manuela Legna et Roberto Sanquers.

  1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres ?

Non, tout dépend des sorties, de mes envies du moment.

  1. À quelle fréquence achètes-tu des livres ?

Aucune idée, je fonctionne au coup de cœur. Ces derniers temps j’achète plutôt des livres de nouveaux auteurs avec qui j’ai fait la connaissance lors des salons. Il m’arrive de ne rien acheter durant plusieurs mois et d’un coup en acheter quatre en même temps.

  1. As-tu une librairie favorite ?

Mes achats ne sont pas toujours prémédités, il suffit que mon regard tombe sur des livres, ça peut aller du centre commercial, à la librairie Payot jusqu’à la Fnac.

  1. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?

En général c’est seule, à la sortie du boulot ou chez moi.

  1. Librairie ou achats sur le net ?

Je suis plutôt librairie, mais depuis que je vis en France, c’est devenu très pratique de profiter de la livraison gratuite et de la poste. Il m’arrive de faire un tour dans les rayons des librairies suisses, sélectionner ceux que j’ai envie de découvrir et les acheter en France, car ils sont bien moins chers. Mais l’envie d’avoir le livre tout de suite me fait aussi acheter à Genève.

  1. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

Avant c’était principalement le thriller-policier. Maintenant, je lis également de la bit-lit, du Young adulte, du fantastique, de la fantasy, même de la romance, en fonction des auteurs que je connais. Je fonctionne beaucoup à la couverture et la 4e de couverture pour mes achats.

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  1. Préfères-tu les livres neufs, d’occasion ou les deux ?

Toujours neufs. J’ai beaucoup de peine à me plonger dans un livre qui a déjà vécu, le dos marqué, les pages cornées. 

  1. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

Me laisser porter par le regard, par le hasard. Et encore plus depuis que je vais dans des salons et festivals, j’aime découvrir les auteurs moins connus. Il y a des pépites qui sortent du déjà trop vu.

  1. Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?

Non, aucune. Quand je vivais en Suisse et que je partais en France en vacances, je pouvais revenir avec une pile de nouveaux romans dans mes valises. Comme c’est nettement moins cher, j’en profitais, sans modération.

  1. À combien s’élève ta PAL ? Et ta wishlist ?

Deux dans ma Wishlist et une bonne trentaine dans ma PAL (peut-être plus, mais je n’ai pas osé les compter).

  1. Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE !

Il y en a qu’un qui me vient en tête actuellement, c’est “L’art de vieillir sans déranger les jeunes”, d’Aurore Py (lorsque je l’ai rencontrée au Salon du livre de Genève, il n’était pas encore sorti et j’ai vraiment hâte de découvrir cette histoire).

l'art de vieillir sans deranger les jeunes

  1. Pré-commandes-tu tes livres ?

En général non, je crois que je l’ai fait juste une fois, peut-être par peur d’oublier ^^.

  1. Quand as-tu commencé à lire ? Le lancement s’est fait avec l’aide de quelqu’un, ou tout seul, par curiosité ?

J’ai toujours eu des livres dans ma chambre, je me souviens de “Petzi”, de “Bob et Bobette” (oui, ça ne rajeunit pas….), des BD de Tintin et Astérix, de la bibliothèque rose (le club des cinq, l’étalon noir, Alice), la bibliothèque verte (jeunes filles en blanc), puis les livres obligatoires en cours de Français (L’or de Blaise Cendrars). J’ai réellement commencé à faire des compte rendu de mes lectures par envie d’en connaître plus sur l’auteur, sa façon d’écrire, comprendre son parcours.

  1. Quel genre de livres préfères-tu lire ? (bit-lit, SF, policier, thriller, fantasy…)

Avant c’était policier, thriller, maintenant un peu plus de bit-lit comme j’écris des romans dans ce genre, mais j’aime également la fantasy, le fantastique. Il suffit qu’un résumé me tape dans l’œil et je tente l’aventure.

  1. Es-tu du genre à enchaîner tous les tomes d’une saga qui te plaît ? Ou préfères-tu faire durer le plaisir et étaler ta lecture ?

Étant une grande curieuse, j’ai tendance à les lire à la suite si c’est possible, mais il m’arrive aussi de faire une pause pour me plonger dans un autre genre par besoin de changer d’air.

  1. Dans quelle situation préfères-tu lire ? (musique/silence, dans votre lit/canapé/fauteuil préféré ?)

Avant je lisais beaucoup dans les transports en commun, maintenant je lis plutôt en vacances ou quand je n’écris pas, pour me changer les idées, le plus souvent au lit. Je préfère le silence comme compagnon, mais s’il y a du bruit à côté cela ne m’empêche pas de me plonger dans l’histoire.

  1. As-tu l’habitude de lire plusieurs livres en même temps ? Ou uniquement un à la fois ?

En général je lis un seul à la fois, mais comme toute règle a ses exceptions, il m’est déjà arrivé de faire une pause dans un roman pour en lire un autre et revenir à celui-là ensuite.

  1. Prévois-tu tes lectures à l’avance ? Ou fais-tu ton choix au feeling du moment ?

Je ne prévois pas, j’ai une pile et je pioche dedans selon mes envies. J’ai compris que si je prévois, le jour où je peux le lire et que je ne suis pas dans l’état d’esprit de ce genre de roman, je vais refaire la pile pour trouver un autre, alors je ne fais plus de pronostique. Et puis, il suffit que je tombe sur des avis de lecture pour changer d’avis et préférer découvrir un autre roman … (oui, je regarde régulièrement les vidéos sur l’application booktubers, c’est une mine d’informations !)

  1. Es-tu du genre à lire jusqu’au bout de la nuit quand un livre te plaît, quitte à faire nuit blanche ?

Ca peut m’arriver, oui. Il faut se faire plaisir dans la vie ! (Mais c’est mieux si je ne travail par le lendemain).

  1. Combien de livres achètes-tu par mois ?

Voir réponse 9 😉

  1. Es-tu inscrite sur les sites communautaires livresques ? (type Livraddict, Babelio, etc.)

Je suis inscrite sur Amazone, car c’est là où je trouve le plus souvent des avis sur les romans. J’essaie d’y poster mon avis après avoir fait un compte-rendu de lecture sur mon blog. Principalement pour les auteurs que je connais (mais je regarde aussi parfois sur Babelio ou Livraddict).

  1. Tu as 20 000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?

A l’envie du moment : couverture et 4e de couv.

  1. Tu as lu la moitié d’un livre et tu ne l’aimes pas. Tu abandonnes ou tu continues ?

Il est rare que j’abandonne un roman à la moitié d’un livre. Il y en a eu qu’un seul qui ne m’a pas plus du tout et que j’ai même jeté, car je ne le voulais pas dans ma bibliothèque. J’ai déjà acheté un roman que je pensais adorer et finalement le ton ne m’a pas du tout emballée et je suis restée aux premières pages. Je le remets alors dans ma PAL pour un autre moment où je serai plus ouverte à ce style.

  1. Les couvertures d’une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas… Comment tu gères ça ?

Cela ne me dérange pas du tout (en théorie parce que je n’ai pas encore vécu cela).

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  1. Tout le monde aime un livre que toi tu n’aimes pas. À qui en parles-tu du coup ?

Il m’est arrivé d’acheter un livre en ayant entendu une critique qui m’a donné très envie et puis je n’ai pas retrouvé la même force que la booktubeuse. Je lui en ai fait part. J’aime l’honnêteté, du moment qu’on reste poli pour dire les choses. Tout le monde ne peut pas aimer un roman de la même manière.

  1. Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer ? Qu’est ce que tu fais ?

Je referme le livre, car je verse facilement une larme si le roman est prenant.

  1. La suite d’un livre que tu aimes vient de sortir, mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis bien spoilant ? Tu pleures de frustration ?

Je feuillette par-ci par-là le tome précédent et je vais voir des avis sur Internet pour me remémorer l’histoire.

  1. Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non gentiment si on te pose la question ?

Je dis que je prête le livre que s’il me revient dans le même état, c’est à dire nickel, sinon je préfère ne pas le prêter.

  1. Tu as choisi et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?

Je fais autre chose, j’écris. Je peux passer plusieurs semaines sans rien lire, cela ne me pose pas de problème, il y a une période pour tout.

  1. Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d’acheter. Combien en achètes-tu réellement ?

Depuis que j’ai publié mon premier roman, je privilégie ceux des auteurs que je connais plutôt que les best-sellers. C’est le moteur de mes achats.

  1. Après les avoir achetés, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lises ?

Selon mon temps libre. Je peux finir un roman en un jour ou le laisser traîner plusieurs jours, voire semaines.

  1. Si j’étais… un Livre :

Je dirais mon premier roman, parce que cet univers me plaît.

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  1. Une couverture :

Un roman de Bec Mac Master, parce que j’aime les objets symboliques. Je ne suis pas fan des personnages sur les couvertures, cela rétrécit trop l’imagination.

bec mc master

  1. Une maison d’édition :

La première qui m’a donné ma chance : Lune-Ecarlate

  1. Un auteur :

K.Sangil, bien sûr. 😉

  1. Un best-seller :

Rien ne me vient en tête, peut-être parce que je ne m’attache pas à cela pour aimer un roman. Bon en cherchant bien, je dirai « Le Seigneur des Anneaux », pour la complexité de son monde et ses créatures.

  1. Un personnage féminin :
    Annie du clan Tarran, parce que je ne cracherai pas contre le fait de rencontrer des vampires.

  2. Un personnage masculin :
    Carbone, un nouveau personnage du tome 2 du clan Tarran, parce que derrière une personne se cache parfois de nombreuses autres.

  3. Un marque-page :

Un marque-page calligraphié.

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  1. Une quatrième de couverture :
    Celle du roman de Manuela Legna. J’aime bien cette idée de rencontrer nos personnages.
    6 personnages emmerdent l auteur
  2. Un accessoire de lecture :

Le stylo ! Lorsque je lis, je prends des notes pour mes comptes-rendus, j’écris aussi les questions que je poserai à l’auteur pour joindre un interview.

  1. Une saga :

Le sang des 7 rois de Régis Goddy (parce que j’aime son univers riche et ses personnages aussi attachants que particuliers).

le sang des 7 rois

  1. Un classique :

Madame de Bovary (je note ce titre juste parce que le roman concerne une femme, et que c’est le premier qui m’est revenu en tête de mes cours de français).

  1. Ta lecture en cours :

« L’aura noire » de Ruberto Sanquer, une auteur rencontrée lors du festival du roman féminin à Paris il y a quelques semaines.

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  1. Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres :

Le tome 2 du Clan Tarran. J’ai hâte de terminer les corrections et d’avoir ce livre entre mes mains.

Le clan Tarran T2 L ainee

  1. Ebook ou roman papier ?

Papier sans hésiter. Par contre, depuis que j’ai été obligée de lire une dizaine de fois mon roman au format ebook pour y traquer les soucis d’italique, j’arrive enfin à lire du numérique. Et j’avoue que c’est pratique quand à côté ça dort et que toi tu préfères lire^^.

  1. Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspire ou qui t’a fait ressentir le plein d’émotions ?

« Deviens ce que tu es ». (Eloge de la faiblesse, de Alexandre Jollien)

« Mille intentions ne valent pas un acte ». (Vivre sans pourquoi, de Alexandre Jollien)

  1. Finir une série ou en commencer une nouvelle ?

Les deux me vont, mais je finirais probablement la série avant d’en commencer une nouvelle.

  1. Que deviendrais-tu sans livres ?

J’aime bien la réponse de Joanne Richoux : “Un auteur au chômage”.
Je continuerai à me faire mes films dans ma tête et à écrire.

  1. Tes trois livres préférés de tous les temps.

Ceux à venir.

Merci beaucoup pour ce Tag Joanne, c’était un réel plaisir de se plonger dans ces habitudes de lectrice.

Tag de lecteur de Joanne Richoux

Dédicace au festival du roman féminin

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Je ne sais pas si vous connaissez le festival du roman féminin, c’est la 2e année qu’il se déroule à Paris, organisé par « Les romantiques ». J’avoue que j’avais vu passer leur annonce sur FB sans m’arrêter forcément. C’est lorsque j’ai appris que Florence Cochet y serait et que j’ai vu que je me trouverai à Paris pile au bon moment, que je me suis intéressée de plus près à cet événement.

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Le Prix d’entrée m’a fortement étonnée : 35 euros ! Ce n’est pas donné, mais quand on creuse un peu le sujet, on apprend que chacun repartira le soir avec 7 livres, ça fait réfléchir. Quoi de mieux pour découvrir de nouveaux auteurs et des livres que je n’aurais pas forcément remarqués ? Comme les billets d’entrée sont limités, j’ai sauté sur l’occasion avant même de découvrir le programme et je ne l’ai regretté à aucun moment.

Le programme a été publié peu avant l’événement : 14 conférences, 20 ateliers et 23 lectures,  11 auteurs internationaux, 23 auteurs francophones invités, 23 auteurs en off. J’ai détaillé les publications de chaque auteur et fait une sélection des romans qu’il me tentait de découvrir.

Cet événement a plusieurs sponsors : Harlequin France, J’ai lu pour Elle, Kobo, Nisha Editions, BMR, BoD-Book on Demand ainsi que des maisons d’édition (dons de livres).

 Salon féminin 2017 À l’arrivée, tout le monde reçoit un badge avec son nom (ce qui est fort utile pour les dédicaces et écrire le prénom sans faute). Cette année le sac offert était rouge passion et dedans, une quantité incroyable de petits cadeaux !
(Des marque-pages et cartes de visites, un baume pour les lèvres, un stylo, un carnet blanc parfait pour les dédicaces, un carnet pour noter ses idées de romans, un livre de recettes d’auteurs, des post-it originaux, un calendrier, un essui lunette, des pin’s, un extrait de roman, un art-book, des sacs, un roman audio).

Je n’y suis allée que le samedi. Il y avait beaucoup d’ateliers à suivre, tous d’une durée d’une heure avec 4 en même temps (seul le jeu d’écriture durait 2h). Du coup, il faut faire des choix et accepter de louper plein de découvertes et de rencontres.

 

De 9h à 10h : Écriture des formats cours / Lecture de 2 romans par leurs auteurs / Les secrets de l’autoédition / l’écriture sur plateforme ou forum / Jeu d’écriture /

Pour débuter la journée, j’ai choisi de découvrir les secrets de l’autoédition (Bod, KoboWritingLife, publishroom).

 Aude  Camille  Sabrina

Aude Desbant

Responsable commerciale chez BoD

Camille Mofidi

Responsable Europe de la plateforme Kobo Writinge Life

Sabrina Grimaldi

Éditrice de Publishroom

 

Je vous partage quelques informations glanées qui pourraient vous intéresser :
Le coût des corrections est estimé à 2 euros les 1’000 signes minimum (entre 2 et 3 euros).

Établir le Prix du roman : selon la catégorie, le prix change. Cela dépend également du nombre de pages, si la couverture est souple ou dure et la marge du bénéfice. En général, tous les ebooks sont sous les 5 euros. En papier cela évolue en fonction du genre (les généralistes à moins de 20 euros). Il est important de s’aligner sur le prix du marché, dans le même genre. Ne pas hésiter à fixer un prix de lancement 1 semaine à 15 jours, puis augmenter le prix et tester le marché. Il ne faut pas miser que sur les petits prix pour se faire connaître. Pensez à faire des ventes flash ou des opérations lors de la Saint-Valentin.
Les infos à mettre sur les sites doivent être identiques : titre, auteur, collection, date de parution. Sur votre blog d’auteur : présentation, livres, projets en cours, votre univers, newsletter.

Pour votre promo : il n’y a pas besoin de s’investir dans tous les réseaux (FB, Twitter, Instagram, blog), un seul est suffisant, mais cela se construit au long cours. N’hésitez pas à partager des bouts de chapitres, dévoiler les coulisses, parler de vos personnages, offrir des extraits. S’inspirer des retours des lecteurs pour écrire les suites des tomes est apprécié ainsi qu’utiliser dans vos romans le prénom des lecteurs.

Chez Kobo : la romance (+ érotique) est n1 des catégories dans tous les pays.
Mon avis : depuis l’arrivée des liseuses, il est plus aisé de lire de la romance sans se faire remarquer, je pense que ce genre a de très beaux jours devant lui !

De 10h à 11h : De l’édition traditionnelle à l’autoédition / Lecture / Harlequin : la sélection éditoriale de textes / les sportifs / Meet & Greet (2 auteurs)

Je suis restée dans la même salle pour découvrir comment se passe la sélection chez Harlequin (avec Sophie Lagriffol, Karine Lanni, Adélaïde Rigaud, Danaé Tourrand-Viciana):

Après une rapide présentation des différentes sections chez eux, j’ai appris que chaque mois, ils lisent tous les romans anglais publiés par leur maison mère (Toronto, Londres) et ils choisissent en fonction des attentes du lectorat français. Par exemple, tout ce qui traite du viol, du trafic d’êtres humains et de la littérature chrétienne sont retirés de cette sélection. Ils publient environ la moitié du catalogue anglais et essaient de ne jamais publier le même auteur dans le mois pour varier les thématiques.

En 2018 Harlequin France aura 40 ans, il faudra donc garder un œil sur leur site, car il devrait y avoir quelques surprises de prévues.

La durée de vie d’un livre en rayon est de 1 mois, ils rééditent les meilleures, mais pas forcément les très vieux qui évoquent par exemple le minitel, cela n’aurait plus de sens à notre époque (amis auteurs, faites attention en utilisant la technologie actuelle 😉 ). Tous sortent en papier et en ebook (qui eux résistent plus qu’un mois).

J’ai quitté l’atelier au milieu pour tenter d’en découvrir un autre, je suis allée dans la partie « Les sportifs » :

auteurs 1
Cora Carmack et Monica Murphy

Je me suis rendu compte qu’un grand nombre de lectrices aimaient les sportifs, car il y avait foule dans la salle. Les lectrices aiment particulièrement ce genre si cela peut leur faire découvrir un nouveau sport et si le héros n’est pas parfait. En cela, les auteurs répondent que la perfection du personnage dépend beaucoup de la place qu’il occupe dans le sport et sur le terrain. Par exemple, le receveur sera grand et musclé, l’entraîneur pourra être un peu plus enrobé, le team manager sera grand et moins musclé.
Le plus de la romance sportive reste la blessure et la reconstruction. De ce fait le récit traitera d’un travail dur pour retrouver un corps parfait.

Il est important de se différencier du sportif très stéréotypé. Pour se démarquer, le récit peut évoquer la mise à part d’un joueur de l’équipe à un moment (mais cette personne continuera à beaucoup s’investir pour eux), quelqu’un qui boost l’équipe et qui a un rôle de blagueur. On peut aussi mettre en concurrence sur un même type de rôle, ou une personne qui représente le joker de l’équipe. Il faut créer des conflits, que ce soit de caractères ou de positions dans l’équipe. Différents caractères peuvent créer une incursion de clichés (structure de l’équipe, âge, blessure, construire l’équipe avec un type de caractère). Et bien sûr les personnages secondaires du tome 1 deviennent les personnages principaux de la suite.

De 11h à 12h : Écrire plusieurs genres / Lecture / Succès d’auteurs indés sur Kobo Writing Life / Le livre audio / Meet & Greet (13 auteurs)

auteurs 4Céline Mancellon, Emily Blaine, Emilie Mathieu (Hardigan)

Le livre audio restant un mystère pour moi, cela m’intéressait d’en savoir plus. En ce début de conférence, il est relevé qu’en effet cela a une image poussiéreuse, car certains pensent tout de suite à Jean Rochefort dans Winnie l’ourson. Pourtant, l’audio est immersif et même s’y n’y a qu’une voix la personne sait apporter une ambiance mettre l’intention. Selon la responsable d’Hardigan, essayer un livre audio c’est ne plus faire marche arrière après. Il y a bien sûr un intérêt pratique quand on a peu de temps devant soi pour lire (transport, maison). Aujourd’hui, le livre audio n’est plus pour les personnes en incapacité de lire (malvoyant, personnes âgées), le panel s’est élargi aux podcasters. La cible principale c’est le grand lecteur.
Le ludique et la jeunesse fonctionnent bien en audio en France. Le contrat est de 50-50 en général.

Le frein pour tester ce mode de lecture est propre à la France, car c’est apparemment très développé en Angleterre et en Allemagne où la tradition de la transmission orale est restée, alors que ça s’est ringardisé en France.

Comment choisissent-ils les narrateurs ? Selon la voix et ses possibilités d’interpréter différentes tonalités et le livre, un sondage est réalisé en interne avec ceux qui ont lu le roman. Certains auteurs sont comédiens et souhaitent lire leur roman.

L’offre actuelle concerne la SF (pour les vieux geeks), la fantasy (principalement pour les femmes), les romances érotiques, new adule (c’est souvent une héroïne ou du MM) et le développement personnel (pour ceux qui lisent de l’audio tout le temps). À présent, les best-sellers sont privilégiés en audio.Dans le futur, le livre audio doit acquérir une image plus sexy.

En audio, l’auteur entend tous les défauts (écriture qui évolue, tics de langage, incises). C’est pourquoi il est conseillé aux auteurs de lire à voix haute ce qu’ils écrivent 😉 .

De 12h à 13h : Le numérique / Lecture / jC Lattès &moi / La romance militaire / Meet & Greet (12 auteurs)

Là, j’ai choisi de découvrir la partie « Meet & Greet », où je suis allée à la rencontré de plusieurs auteurs et suis repartie avec des dédicaces. Il y a beaucoup de monde qui profitent de cette occasion et de ce fait ne peuvent suivre les ateliers. Certaines lectrices ont même créé des cahiers spéciaux avec une page par auteurs incluant une place pour une photo.

Après un rapide tour, j’ai pris la dernière demi-heure pour me rendre compte de l’importance de la romance militaire. Là aussi, que de monde dans la salle ! À l’évidence, c’est un thème qui parle aux lectrices.

auteurs 2
Amheliie et Battista Tarantini

Donc, dans la romance militaire, soit ça parle d’un civil avec un militaire soit ça se passe entre militaires.

La place de l’héroïne dans un univers très masculin : elle peut montrer de la fierté sans mettre le militaire sur un pied d’estale, une fille combatrice qui accepte les règles de son mec militaire et avoir une vie à elle. Une héroïne qui fait des vagues, qui tergiverse beaucoup, qui a un parlé cash, brut. Il ne faut pas oublier que la base c’est une ruche.En tant qu’auteur, cela peut être compliqué de ne pas prendre parti, c’est un défi dans la romance militaire,  soit on utilise des lieux réels, soit on choisit une parade et on réinvente les noms. Pour les militaires, cela reste leur métier, même s’ils n’ont pas envie de se retrouver là, c’est une vocation. Il faut retranscrire l’histoire comme un acte patriotique, ils servent un pays, pas une cause, il ne faut pas réfléchir.L’éloignement devient un jeu. C’est un monde très codé (l’auteur a appris par exemple, qu’il n’y a pas le droit au téléphone ou au pc portable, le courrier devient obligatoire, sauf si c’est en accord avec le supérieur). La relation entre militaire est une relation interdite.

Comment sont les héros militaires : du caractère, autoritaire, badass, passionné. Il faut travailler la psychologie, une posture, le syndrome post-traumatique (travailler sur le avant-après), donner l’apparence du roc avec ses faiblesses cachées. Les lectrices préfèrent que ce soit un conard de misogyne au départ (ce qui le rend sexy) sans que ce soit un connard ou un bisounours à la fin. Qu’ils s’adoucissent oui, mais qu’il se tienne à son caractère jusqu’au bout.

De 13h à 14h : pause repas.

Nous avons eu l’obligation de vider les lieux de 13h à 14h, avec l’impossibilité de rentrer pour utiliser les toilettes, heureusement qu’il ne pleuvait pas, car un grand nombre a attendu sur le trottoir. Cette fermeté et la tonalité parfois un peu sèche d’une personne de l’équipe a été le seul point négatif à relever durant la journée.

De 14h à 15h : La romance à la française / La traduction / Milady / Littérature et musique / Meet & Greet (13 auteurs)

 Ruberto Sanquer

Ruberto Sanquer

Je n’ai pas pu assister à ces ateliers, car j’étais en séance de dédicace. Les organisatrices ont proposé aux visiteurs qui avaient coché la case « je suis auteur » d’obtenir également un temps pour se faire connaître et je trouve ça vraiment très appréciable. J’avais pris un exemplaire de chacune de mes publications, mais cela n’a pas eu de succès. J’ai signé quelques dédicaces (Sasha pour un concours de son blog, Sévérine et deux Nathalie) et j’ai pu discuter avec Deborah qui avait déjà lu mon roman, c’était très plaisant. Bien sûr j’ai eu bien moins de personnes devant ma table que la majorité des autres auteurs.
À mes côtés, j’ai fait la connaissance de Ruberto Sanquer, la plus enrichissante rencontre de la journée, je pense, car nous avons pu échanger sur notre expérience et échanger nos livres. C’est en rentrant chez moi que j’ai vu que j’avais noté son nom su ma liste des auteurs à découvrir. Quand je vous dis que le hasard fait bien les choses !
Gâce à elle, j’ai également fait la connaissance d’une auteur lausannoise : Caly Keys et j’ai pu obtenir de Lhattie Haniel un bracelet à vœu (le bracelet s’est défait juste en partant de l’hôtel, je vous dirais si ça se réalise !)

De 15h à 16h : Féminisme et romance / La romance érotique / La romance autour du monde / Le costume dans la romance historique et steampunk / Meet & Greet (3 auteurs)

auteurs 3Karen Hawkins et Shelly Adina

Ayant le projet d’écrire une histoire steampunk, je me suis dit que l’atelier « Le costume dans la romance historique et steampunk » était parfait. C’est probablement l’horaire de l’atelier qui fait que nous ne sommes que 5 (il y a déjà une foule qui s’amasse aux portes des dédicaces de 16h pour être sûre d’obtenir le livre souhaité) .

Les questions sont pourtant intéressantes, j’y ai appris qu’il y avait un musée steampunk à Oamaro (nouvelle Zélande). Parlons tenue : dans l’histoire le corset est à l’intérieur, mais cela se porte à l’extérieur dans les romans. Dans le steampunk il y a beaucoup de liberté d’écriture, par contre, le corset et les lunettes sont obligatoires (les lunettes pour le zeppelin). D’ailleurs, il reste 2 zeppelins dans le monde, Shelly Adina a grimpé dans un avec ses lunettes, mais elle n’a pas pu le conduire pour autant 😉 .

Concernant la romance historique, à l’époque les femmes changeaient 5 fois de tenues dans la journée (matin, après-midi, équitation, ménage, etc. Une tenue pour tout). À l’époque, les robes se portaient une fois puis cela était donné, car la tenue ne se lavait pas. Elle finissait entre les mains d’une employée qui la découpait pour adapter la robe à sa morphologie et à son rang, puis elle se donnait à une autre employée et ainsi de suite. Cela explique pourquoi nous voyons dans les musées des tenues très petites, elles étaient tellement découpées à chaque nouvelle détentrice que cela terminait pour une enfant. Une anecdote de Karen Hawkins : une robe d’Élisabeth 1ere a été tellement transformée qu’elle a terminé en nappe d’autel dans une église.

J’ai quitté la salle au milieu de la séance pour découvrir l’atelier « La romance autour du monde ».

auteurs 5Annie West, Lisa Marie Rice, Alison Roberts, Scarlett Cole

 Je terminerai par deux anecdotes :

Lisa Marie Rice a visité Paris et a bien étudié l’architecture du Louvre. Elle se demande ce qu’il se passerait en cas d’attaque terroriste, du coup il est possible qu’en 2018 elle écrive « Attaque au Louvre » 😉 .

Scarlett Cole a été au restaurant la veille et a trouvé le serveur très charmant. Il y avait un anniversaire d’une jeune fille asiatique qui pleurait, car personne ne chantait pour l’occasion. Le serveur a réussi à trouver parmi les clients des gens qui ont bien voulu chanter. Touchée par son côté charismatique et attentif, cette situation lui a donné l’idée d’un héros français pour un roman.

De 16h à 18h : dédicaces des auteurs et 7 livres à gagner

Ayant la liste de toutes les auteurs présents lors des dédicaces, j’avais fait une petite liste des libres que je souhaitais découvrir. Certains auteurs étant absents, j’ai laissé faire le hasard pour quelques romans :

livres cadeaux

  • Love Box de Julette Mey
  • L’amour a pleine dents de Caly Keys (auteur suisse)
  • Soul Light de Chloé Wilkox (parce que ça parle de vampire, je suis curieuse de voir ce qui se fait)
  • La dame aux artifices de Shelly Adina (pour découvrir une histoire de steampunk)
  • Patriotes de Amheliie (pour découvrir un roman MM et une ambiance militaire)
  • La rencontré idéale (ou presque) d’Angéla Morelli
  • Bad romance de Céline Mancellon (j’ai hésité avec la version audio, mais j’ai craqué pour le papier)

Ceux en plus :

  • Les délices d’Eve de Emilie Collins (comme le roman n’est pas encore sorti, j’ai reçu un papier pour passer commande)
  • Avant toi de Jojo moyes (une version audio qui se trouvait dans le sac)
  • L’aura noire de Ruberto Sanquer (le livre que j’ai échangé lors de ma dédicace)

Bilan : un festival a refaire, c’est certain, pour les rencontres, les ateliers, les cadeaux et les livres, ce fut de belles découvertes. Une organisation au top, un concentré d’auteurs très disponibles, que du bonheur !

Festival du roman féminin

Comment se passent les dédicaces au festival fantastique à Paris ?

Cette fois, pas de souci de train, il était à l’heure ! Départ à 9h41 pour rejoindre Paris et filer au salon fantastique.

salon du fantastique annonce

Comme je ne dédicaçais qu’à 18h, j’ai fait un petit tour des lieux en mode touriste : j’aime beaucoup l’idée de ne pas scinder en plusieurs parties les auteurs et les artistes, ici tout le monde est mélangé et c’est vraiment très agréable.

Commençons ce petit tour d’horizon avec des artisans et artistes :

Un retour à la nature, cuir et bois. J’aime particulièrement les créations de Belfeuil et cela m’a fait plaisir de les voir de plus près. Il proposait de sublimes grimoires (le prix m’a fait mal aux yeux, même si cela est compréhensible vu le nombre d’heures de travail).

Thibault Colon de Franciosi

Ro Xa m’a fait découvrir le travail de Thibault Colon de Franciosi, j’aime beaucoup ses créations et son style, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.

artisans3

Très nature aussi ces belles créations de vin médiéval aromatisé vendues par « Lance L’eau» : du sérum de vampire et du sang de dragon. Si j’avais eu de la place dans ma valise, j’en aurai bien pris!

artisans4

D’autres fioles étaient en abondances un peu plus loin, tout le nécessaire pour les jeux de rôles. Oh, que ça donne envie de se plonger dans un autre monde !

En parlant d’autre monde… en faisant un tour aux toilettes, voilà ce que l’on pouvait voir. (Je ne fais pas de la pub volontairement pour eux, mais j’aime bien cet humour).

geekmemore

Mais revenons au salon et à ces visiteurs qui ont fait des efforts pour se parer :

vachettes

visiteur salonss

J’ai fait la connaissance également de Sandrine Riaille, venue m’interroger pour un hors-série des Rebelles-webzine.

Sandrine Riaille.jpg

Une première interview en live pour nous deux.
(si tout va bien, elle devrait vous glisser une info en primeur 🙂 ).

J’ai fait également la connaissance d’autres auteurs de Lune-Ecarlate :

Alizée et Kwame

Alizée Villemin et Kwamé Maherpa

Nicolas le Tutour

Nicolas Le Tutour et sa BD Lux Quest

Mestr Tom

Mestr Tom en plein concours médiéval

Pierre et sa compagne

Pierre Brulhet et sa compagne (je vous laisse deviner laquelle des deux)

J’ai pris plaisir à sortir le chat Tsubasa Neko (qui a eu du succès) et aller à la rencontre des visiteurs. Les discussions furent très variées, et certaines personnes avaient déjà vu passer la couverture de mon roman : une nouvelle preuve que sans les avis des lecteurs nous sommes bien peu de chose.

stand

 Oceane  

Durant les découvertes de calligraphie, j’ai fait la connaissance de nombreuses personnes. Parmi elles, Océane, qui du haut de ces 8 ans m’a posé une colle :

« Si un vampire mord un zombie, que se passe-t-il ?
Et inversement, si c’est le Zombie qui mord un vampire, que se passe-t-il ? »

Si vous avez des réponses, n’hésitez pas à partager votre avis ici, je vais pour ma part la poser à d’autres connaissances et peut-être même aborder cela dans le tome 3 du clan Tarran. 😉

 

Une fois de plus, il est bon de voir que les outils de calligraphie ne sont pas faits uniquement pour écrire. Je vous laisse découvrir leurs créations :

les calligraphies

Le salon fantastique est terminé, un petit bilan s’impose.

 la horde du poulpe Point positif :

  •  Une bonne ambiance
  • Des visiteurs déguisés et qui se donnent pleinement dans leur rôle
  •  Des découvertes que ce soit d’auteurs, d’artisans ou d’artistes, ainsi que les propositions d’animation variées (concours de costume, hypnose, combat avec des cannes de combat, sabre laser, escrime ancienne, danse orientale ou tribale, un GN)
  • La rencontre avec les auteurs et les visiteurs.

Point négatif :

  • Le  mauvais temps et un joli courant d’air dans la salle.
  • J’ai loupé deux ventes, car je n’avais pas d’appareil pour prendre la carte de crédit.
  • Le bruit la nuit à l’hôtel Ibis La villette…. Que ce soit en extérieur et dans les chambres voisines. Je déconseille l’endroit. Pourtant, la vue était très belle.

 

Certains auteurs et responsables de stands ont été déçus des ventes ou de l’organisation. Pour ma part, ce fut une découverte très enrichissante. Une visiteuse m’a dit qu’il y avait trop d’auteurs, du coup ils se perdaient dans la masse… Cette année le salon fantastique proposait 2 dates (en mai et en novembre) et avait changé de lieu, peut-être qu’il y a des choses encore à améliorer.

Prochain article : comment se passe la promotion au festival du roman féminin ?

Comment se passent les dédicaces dans un salon du livre suisse

Dedicace au salon du livre de geneve

Il est temps de vous parler de mon expérience au salon du livre et de la presse de Genève !

Comme vous le savez, ma maison d’édition est trop petite pour s’offrir un stand dans ce salon, alors comment tout cela a-t-il pu se réaliser ?

Tout a commencé lors d’une discussion sur un forum d’écriture. Je disais à Delphine Laurent et Aurore Py que je serai ravie de les croiser en avril à Genève. Elles m’ont demandé si j’y serai également en dédicace. De là, chacune m’a donné un conseil pour tenter ma chance. Sans trop y croire, j’ai contacté la booktubeuse responsable de la partie Young Adulte de l’année précédente. Je lui ai demandé s’il y avait moyen pour une nouvelle auteur de faire un bref passage dans ce salon. Elle m’a confié le nom de la nouvelle responsable et j’ai pris contact avec elle.

J’avoue que j’ai été très surprise dès le départ de découvrir que ce rêve pouvait être réalisable. Oui, je n’aurai jamais pensé cette ouverture et cette entraide imaginable. Je me représentais ce salon comme quelque chose de très fermé avec des rencontres bloquées et un programme plein bien à l’avance.

Au fil des mois, la possibilité s’est transformée en certitude et, malgré un petit souci lié au fait que mon roman soit en publication à la demande, j’ai pu être une exception au salon. Pour cela, je remercie énormément Margaud, Laetitia et Anne, sans qui tout cela aurait été impossible, ainsi que Delphine et Aurore qui ont produit l’étincelle pour lancer mes démarches.

J’ai obtenu un pass VIP me donnant accès au salon durant les 5 jours et 2 heures de dédicaces le dimanche matin à librairie du trait d’union. Je tiens à relever la générosité de l’offre, car je connais un festival où les auteurs doivent payer leur entrée (les maisons d’édition n’ayant droit qu’à 4 pass). Ici, la renommée du salon pèse certainement dans cette largesse, mais il est bon de le relever tout de même. C’est un sans-faute, même plus dans mon cas, car en temps normal je n’aurais pu bénéficier de cela.

0 salon du livre geneve

Samedi 29 avril

Je pars au salon pour récupérer le pass et visualiser le stand où je serai le lendemain.
J’en ai profité pour aller écouter Delphine Laurent parler de son roman.

1 Delphine Laurent

Interviewée par la booktubeuse Margaud Liseuse, elle se trouvait en compagnie de l’auteur et éditeur Christine Féret-Fleury. Ce fut un moment très enrichissant, et comme je connais plusieurs auteurs qui hésitent à créer une maison d’édition pour publier leur propre roman, je transmettrai les mots de cette éditrice qui déconseillait cela, car c’est perdre le regard de l’autre.

2 livre de Delphine

J’ai bien sûr profité du moment pour faire dédicacer « Le lien du faucon » et j’ai poursuivi avec une autre interview, celle de Jane Devreaux, en compagnie de Fleur Hana et Sylvie Grand.

3 jane devreaux

Depuis plusieurs années, je connais Jane en tant que bêta-lectrice. J’ai enfin pu la rencontrer, ainsi que sa première fan, la booktubeuse Lisa dans les livres. Un chouette échange. Je suis repartie avec la nouvelle version dédicacée de « Sinders » : « Close up ».

4 livre jane.jpg

Ensuite, j’ai poursuivi un peu au grès du hasard et découvert une vieille presse pour typographier son prénom. L’association Plan Vert proposait d’imprimer sa réalisation sur une presse de table originale de 1874, mais ce n’était hélas ouvert qu’aux enfants de 6 à 14 ans (oui, j’y aurais bien vu mon nom^^). Retrouver ce savoir du passé, avouez que c’est la classe !

5 presse

J’ai terminé ma journée avec l’interview de Bulledop qui recevait Georgia Caldera venue présenter « De velours et d’acier ». Un échange intéressant là aussi (je vous confie une anecdote pour les fans : Goergia a fait de la danse orientale et avait même son groupe 😉 )

Ce fut une belle journée où j’ai pu constater également l’importance des fans de Marc Levy qui avait une file incroyable en dédicace ». J’ai apprécié dans ces rencontres et ces interviews la simplicité des auteurs et me suis retrouvée dans beaucoup de leurs expériences d’écriture.

Dimanche 30 avril

Ça y est, c’est le grand jour ! Arrivée à 9h30, je découvre ma place et y dépose Tsubasa Neko afin de donner une idée du genre de mon livre et peut-être attirer les lectrices.

6 table ksangil

La table donne en face de la scène d’« Apostrophe » là où de nombreux auteurs viennent parler de leurs expériences. Ce matin-là il y avait Joseph Joffo, pour un sac de billes et Alexandre Jollien, pour la leçon de Corée. Découvrir que je dédicacerai à la même table qu’Alexandre a été un énorme plaisir. Oui, il y a des petits détails dans la vie qui l’embellissent et celle-ci fut le cas. J’ai fait sa connaissance il y a de nombreuses années, avant qu’il ne soit ce célèbre philosophe et écrivain suisse. J’admire son parcours et les paroles pleines de bons sens qu’il transmet aux autres. Ces mots prodiguent du bien-être aux gens et je suis son cheminement de la vie avec beaucoup d’intérêts. Son expérience me fait grandir également.

7 table dedicaces

Si vous ne le connaissez pas, je vous confie ici quelques-unes de ses paroles :

« La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure rappelle qu’il faut profiter d’elle envers et contre tout. La vie n’était plus une rivale, mais une alliée. Alliée exigeante, sévère, mais alliée tout de même. »

 « Rencontrer l’autre, c’est se reposer un peu de soi. »

« Ce qui nous sauve, c’est de savoir que l’on ne peut pas guérir de ses blessures, mais que l’on peut vivre avec, que l’on peut cohabiter avec elles sans qu’il y ait nécessairement de l’amertume. »

« Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c’est la comparaison. »

8 livre Alexandre Jollien

Une autre belle rencontre fut celle avec Deborah Perez. Elle venait également pour la première fois au salon de Genève pour dédicacer son livre « L’étoile de Lowilo ».

Pendant deux heures nous avons papoté sur l’écriture et recensé un nombre incalculable de similitudes dans nos vies, et j’ai eu plaisir à rencontrer son amie Margrit (également auteur aux éditions Pierre Philippe). J’aurais aimé prolonger les discussions, mais il me fallait déjà repartir. Un dernier livre dédicacé pour en connaître plus sur ce prince héritier rebelle et cette pirate désireuse de vengeance, et voilà la page du salon qui se tourne.

9 Deborah Perez

Mon bilan : de sublimes rencontres dans une fourmilière de passionnés de littérature en tout genre, une accessibilité avec les auteurs, des discussions enrichissantes et un réel plaisir à m’insérer dans ce monde des deux côtés de la table, en tant que lectrice et en tant qu’auteur. Une fois de plus, je me rend compte que la proximité d’un auteur rend plus accessible son livre.

Sinon, j’ai agrandi un peu plus ma pile à lire…

10 pile a lire

Je terminerai par une anecdote personnelle : durant ce salon, j’ai entendu sur FB la rencontre filmée de Bertrand Piccard, et cela a rallumé une flamme dans mon imagination. Vous retrouverez certaines de ses phrases dans le tome 2 du clan Tarran (vous voyez quand je vous dis qu’il n’y a pas de hasard dans la vie!). C’est également un aventurier dont les paroles portent plus loin les hommes.

Si vous avez la possibilité de passer au salon du livre et de la presse de Genève, n’hésitez plus ! (l’année prochaine le Valais sera hôte d’honneur).

Prochain article : comment se passent les dédicaces au festival du fantastique à Paris ?

 

Comment se passent les dédicaces dans un festival en Belgique?

Dedicace a Trolls et legendes

Aujourd’hui je vais vous parler de mon expérience dans un festival belge, mais il y aura également une partie « culture générale » (tous les détails sont bons à prendre pour les romans).

Vendredi matin, départ pour 7h de route, direction Mons !

stand Lune Ecarlate

Arrivée à Trolls et Légendes, je découvre pour la première fois en chair et en os l’éditrice et auteure Nathy, sa famille, ainsi que la correctrice Anne Ledieur et Mestr Tom. Dans ma peau de vikingette, je croise également de nombreuses créatures. Quel plaisir de voir déambuler autant de visiteurs grimés ! Un autre monde, vraiment très plaisant.

Visiteurs
Rebelote le lendemain : je squatte Loto Mons Expo de l’ouverture à 15h. Il y a les gens qui passent devant la table sans vraiment s’arrêter, ceux qui font des repérages pour la fin de journée ou le lendemain et ceux qui s’arrêtent pour discuter.

visiteurs

C’est la première année que le festival est proposé sur 3 jours. La majorité des artisants sont placés en extérieur et il y a beaucoup plus de place entre les stands, ce qui donne aux anciens une impression de baisse des visiteurs. Est-ce vraiment le cas ? 30’000 personnes étaient attendus.
L’endroit est en tout cas gigantesque avec une partie pour les joueurs, et une autre plus centrée littérature et BD. Un second bâtiment proposait une partie manga et rencontres avec quelques célébrités cinématographie (Clive Standen de la série « Viking », Matthiew Lewis des films « Harry Potter », Alexander  Vlahos de la série « Merlin »), ainsi que quelques concours de cosplay et FanArt. Il faut bien toute la journée (voire plus) pour tout voir.

Une fois la perruque rangée, me voici de sortie pour découvrir Mons.

mons

Comme me l’a conseillé DZ Drawing, je vais découvrir cette fameuse tour sur la colline : il s’agit en fait de l’unique Beffroy de style baroque qui existe en Belgique. Édifié entre 1661 et 1669, à l’emplacement de l’ancienne tour ronde dite « Tour à l’horloge » qui dominait la colline et donnait sa silhouette si caractéristique à la ville. Ce beffroi, haut de 87 mètres, joua le rôle de tour de guet, permit de détecter les incendies et donna l’heure à la population.

 singe de Mons

Bruxelles a son mannekin pis, Mons a son singe porte-bonheur !

Vous le trouverez encastré à gauche du porche de l’hôtel de ville, statuettes en fer forgé, porte-bonheur de tous ceux qui lui caressent le crâne de la main gauche (he oui, on l’a fait de la main droite…). Ce singe est une énigme pour les historiens locaux : pilori pour enfants délinquants ? Enseigne de taverne ? Ouvrage de maîtrise ? On ne le saura jamais. Toutefois il reste la figure emblématique de la ville et met en avant l’esprit libre et gouailleur des habitants.

Si vous vous poursuivez à l’intérieur de la bâtisse, vous verrez la plaque rassemblant d’illustres écrivains montois.

litterature

N’hésitez pas à vous arrêter au « Cellier des fripiers » pour y découvrir les produits artisanaux de petites productions locales (Wallonie & Bruxelles) et repartir avec une bière, du chocolat ou encore les fameux cuberdons, ces bonbons traditionnels.

Mais revenons au festival à présent. Le dimanche commençait mal en perdant ma lentille dans la file d’attente, mais les dieux vikings étaient avec moi et on me la retrouvait ! Mention spéciale au staff et aux visiteurs qui n’ont jamais râlé parce que je bloquais tout le monde pendant qu’à côté de moi on s’affairait à chercher.

calli en test

Ce dernier jour, j’ai proposé aux visiteurs de s’essayer à la calligraphie. Certains enfants sont repartis avec leur nom calligraphié sur un marque-page, d’autres avec leurs créations. Quelques illustrateurs se sont essayés également au calame, ce fut toujours des moments d’échanges très intéressants. Ci-dessus les oeuvres laissées par leur créateur.
Au final,  peu de vente, mais le contact avec les visiteurs était une très belle découverte. Savoir ce qui leur plaît dans les lectures, ce que véhicule le terme « vampire » chez eux, ce besoin d’y associer le sang et le côté plus sauvage des hommes, ou la mise en avant des personnages secondaires était très enrichissant. Une lectrice m’offrait même son appréciation de « La romancière » à mon retour le lundi soir et c’est le plus beau des cadeaux.

Bien sûr, je suis repartie de là avec quelques livres dédicacés :

achats livres

« Du feu de l’enfer« , le dernier roman de Sire Cedric. Une première pour moi, mais j’ai craqué pour sa couverture et la 4e de couverture, alors je vais tester l’horreur.
Le 5e tome de Régis Goddyn, « Le sang des 7 rois ». D’ailleurs si vous ne connaissez pas encore ce roman vous pouvez vous lancer dans l’aventure les yeux fermés, c’est du pur bonheur.
Et « Simutiopia » de Céline Thomas. Des singes mutants ? Ok, je fonce !
Dès que j’aurai un peu de temps pour les lire, je vous ferai part de mon avis.

Le soir, petit tour au concert : la salle est plus petite que ce que j’imaginais, mais cela apporte justement un côté intimiste très appréciable. En première partie, j’ai pu y découvrir Hano-ah, une chanteuse-pianiste de Mons,  ainsi que Rusalka et ses légendes polonaises. Acus Wacuum est un groupe belge qui a su mettre l’ambiance et faire hurler la foule « sanglier miam miam », il faut le faire ! Et pour terminer un groupe norvégien : Wadruna, qui  a apporté son côté très solennel au temps des Vikings. Cerise sur le gâteau, Clive Standen est resté pour présenter le groupe qui a créé la bande-son de la série.

concert3

Ce que je retiens de ces trois jours :

  • Une ambiance vraiment sympathique et un dépaysement garanti (cela faisait même bizarre de retourner au travail et côtoyer des gens à la normalité beaucoup moins festive).
  • De belles rencontres avec les visiteurs et des auteurs.
  • Pas évident de mettre en avant son livre face à un aussi grand panel de propositions.
  • Un staff au petit soin. Mention spéciale pour les fauteuils roulants en prêt sur le festival !sieges trollsJe terminerai cet article en vous remerciant VOUS, les amoureux des livres et des histoires de l’imaginaire. Nous écrivons pour partager le plaisir, et vous rencontrer est, je pense, le meilleur moteur de l’écriture. Mettre des prénoms ou des visages sur ces mains anonymes qui tournent les pages m’a beaucoup plu et me donne envie d’ajouter des clins d’oeil dans mes romans, comme il sera fait dans le tome 2 pour Audrey et Coco le boursier ;-).

Vous trouverez de nombreuses photos sur la page FB de Trolls & Légendes

Prochain article : comment se passent les dédicaces dans un salon du livre suisse.

sortie trolls

Comment se passent les dédicaces dans un café?

Comme la chronique « Dédicace dans un café » sera courte, j’ai choisi de vous parler de la totalité de cette journée (mais si vous souhaitez passer directement à cette info, descendez en bas de page).

25 mars 2017 : réveil 4h15, départ 4h45, arrivée à la gare 5h40. Train prévu à 6h11, fesses réellement posées dans le train à 7h01.

Départ avec une heure de retard, mais l’attente était nécessaire au bon fonctionnement des freins du TGV (je préfère ne pas me plaindre et arriver en entier). À Paris : une bouteille d’eau gracieusement offerte par la SNCF et un remboursement partiel du billet (25 %). Mine de rien, ça me fait quand même une heure en moins à flâner au Salon du Livre !

En plus, je n’y suis pas encore ! Il faut compter une petite heure de métro de la gare à la salle d’exposition, un arrêt au vestiaire pour déposer ma valise et me voilà… à patienter dans la file d’attente pour acheter un billet d’entrée. (Note pour la prochaine fois : commander sur le net). L’année passée, une inconnue m’avait offert une invitation alors que je faisais la file. Cette fois, ce sera 12 € (je pensais payer 10, montant vu sur différents posts de FB suite à la polémique des prix, mais ce n’est que le vendredi à ce tarif, le week-end c’est plus cher).

Je prévoyais de retrouver Céline de l’application Booktubers à mon arrivée, mais elle se trouve perdue dans la file d’attente pour Jojo Moyes et je ne vous dis pas la longueur. Du coup, je file en faire une autre de file, celle des toilettes (qui là, sont gratuites… oui ce n’est pas un détail hyper important pour vous, mais j’ai appris par le biais d’une booktubeuse qu’au festival Trolls & Légendes les petits coins seraient à 50 ct et les pique-nique interdits… du coup autant mettre en avant un point fort du SDL^^).

Mais, revenons-en au salon. Je tournicote pour dénicher cette fameuse lettre M me permettant de repérer la maison d’édition où j’ai rendez-vous avec Céline, mais les sadiques ont caché cette lettre dans le couloir où je me trouve. Et avec mon sens de l’orientation (et la foule, mon dieu quelle foule!), je mets un peu de temps à retrouver le stand qui m’avait sauté aux yeux pourtant quelques minutes plus tôt. La lettre L accolée à la N me nargue encore un moment avant de mettre la main sur mes deux Booktubers préférés : Céline et Yannick. Découverte et échange de cadeaux : une sublime tasse pour moi (symbolisant le personnage de son futur roman), du chocolat suisse pour eux.

Celine

Depuis le temps que je suis en contact virtuel avec elle, cela me fait hyper plaisir de la rencontrer. On zappe le café et ses tables bondées, et la course aux rendez-vous publicitaires pour l’application commence, agrémentée de quelques files pour dédicacer des livres.

De mon côté, je cherche le stand Something Else éditions pour faire la connaissance avec Oriane (Quillqueen).

oriane

J’ai eu la chance de bêta-lire son roman « Souvenirs d’une rose » et je souhaitais vraiment l’avoir dans ma bibliothèque. Planquée sous mon anonymat, je l’observe de longues minutes tenter vainement de mettre en fonction un rétroprojecteur, mais local trop petit, trop lumineux, aux oubliettes le projet (dommage, car j’apprécie quand on se distingue des autres). Oriane, c’est une pile d’énergie, mais oh surprise, elle me fait également bosser ! Je dois choisir entre 60 phrases celle que je souhaite pour ma dédicace. OK, j’aime l’originalité, mais pas faire le boulot de l’auteur ^^. L’idée est amusante quand même. Par contre, impossible de prendre le temps de lire la totalité des propositions, ce serait trop long pour les suivants. Je me suis donc arrêtée à la première qui m’a parlé, mais peut-être que j’en aurai préféré une autre par la suite (en tant qu’auteur, j’étais également curieuse de découvrir l’imagination d’Oriane). Cette façon de faire conviendrait bien dans une longue file : faire passer le temps en donnant la page pour choisir sa dédicace.

something else

Retour avec Céline, je rencontre des booktubeuses et un booktubeur, ça papote livres et je me fais avoir : une couverture de Marie Pavlenko me fait de l’œil. J’aime ce genre d’auteur qui ne se prend pas la tête, qui n’hésite pas à grimacer sur les photos et j’ai même droit à un détail sur la vie de son fils, alors je vous le confie ici : il a la possibilité de faire un doigt d’honneur pendant quelques semaines sans se faire enguirlander (vive les atèles !). Son naturel et sa simplicité me plaisent, j’ai hâte de découvrir son roman.

pavlenko

La dédicace dans un café

Dedicace café eugène

14h35, je dois filer à mon rendez-vous perso de dédicace. Je n’attends rien de cet événement, si ce n’est de rencontrer d’autres auteurs de Lune-Ecarate. Je rencontre également Nathalie Chapouille du blog « 1’001 chroniques en folie » qui a lu et chroniqué mon roman. (C’est un réel plaisir de mettre un visage sur des mots).

2 llivres

Bilan : 4 livres achetés et 2 « Romancière » vendues à des auteurs. Il fait beau et les gens sont sur la terrasse. Même si certains jettent un œil curieux vers nous, ils ne sont visiblement pas installés là pour un bouquin et ceux qui sont intéressés par les livres viennent de faire leurs emplettes en face et préfèrent boire un verre, profiter du soleil et se détendre. Une dédicace en café serait-elle plus productive en dehors d’une journée « salon » ?

Les points négatifs :

  • Aucune pub dans le café possible, ils ont refusé les flyers.
  • Nous ne sommes pas vraiment attendus.
  • Pas de réelle mise en valeur.

Les points positifs :

  • Rencontres et papotage avec d’autres auteurs.
  • Juste avant de quitter le café je fais la connaissance avec les responsables d’une communauté sur Facebook « Romance, bit-lit, new adulte et mêmes genres ». Un moyen de me faire connaître à plus grande échelle avec presque 2’000 membres, mais également un intérêt personnel pour savoir ce qui est apprécié des lectrices. je suis curieuse de découvrir ce qui leur plaît en matière de « dents longues ».
  • Savoir comment je vis l’attente, les dédicaces.

Verdict :

  1. Cette forme d’organisation ne me semble pas productive pour se faire connaître du public. Une expérience à ne pas renouveler dans ces conditions, mais il fallait tester, c’est instructif.
  2. Je pensais faire un peu de calligraphie, mais table trop petite, manque de concentration… c’est à revoir.
  3. Nathalie Chapouille tire plus vite que son ombre les marque-pages, je vais en prendre de la graine. 😉

17h45 départ pour la gare, retour en train à l’heure.

Prochain article : comment se passent les dédicaces dans un festival en Belgique? (Troll et Légendes)

 

 

 

L’influence des commentaires et publicités sur les ventes

Savez-vous quelle est l’influence des retours de lecteurs ainsi que les publicités des réseaux sociaux sur les ventes numériques durant le premier mois ?

Comme il s’agit de mon premier roman, je me demandais comment se passeraient les ventes et qu’est-ce qui pourrait les influencer. Durant un mois, j’ai donc noté tous les jours le classement de « La romancière » sur la plateforme Amazon.

J’ai également mis en place un concours (toujours actif sur ma page FB) afin de faire perdurer les retours durant les 3 premiers mois après la sortie du livre. Cela n’est pas du tout dans un but mercantile, mais pour apporter une touche plus personnelle, mettre en avant le hasard (qui a une place importante dans le roman) et offrir aux lecteurs un souvenir que j’aimerai recevoir. Rendre plus matérielle une histoire me plaît beaucoup et je le ferai pour les deux tomes suivants.

avis-concours-bague

Les services presse avant la sortie du roman :

DATE CLASSEMENT PUBLICITÉ
23 novembre Chronique blog
25 novembre Chronique blog et vidéo
2 décembre Chronique blog
14 décembre Chronique blog

 

classement-1-la-romanciere

Le 15 décembre : sortie du roman.

couv3

15 décembre 703e Chronique blog + avis sur babelio, booknode, amazon
16 décembre 549e
17 décembre 862e
18 décembre 3’837
19 décembre 2’170e
20 décembre 1’126e
21 décembre 652e
22 décembre 555e Publicité Facebook (10 € )
23 décembre 756e Avis Babelio, Booknode
24 décembre 795e

Durant cette période, j’ai bénéficié également de 2 participations à des calendriers de l’avent sur Internet.
De la sortie de « La romancière » jusqu’au 24 décembre, j’avais vendu 58 ebook et SP.

25 décembre 548e
26 décembre 382e
27 décembre 511e Chronique blog
28 décembre 426e
29 décembre 373e
30 décembre 318e
31 décembre 246e
1er janvier 305e
2 janvier 327e
3 janvier 250e Avis Amazon
4 janvier 446e
5 janvier 319e
6 janvier 372e Publicité Facebook (10€)
7 janvier 374e Avis Babelio et avis Amazon
8 janvier 293e Chronique blog + avis Amazon
9 janvier 292e Avis Amazon
10 janvier 232e Chronique blog + avis Amazon
11 janvier 174e Chronique vidéo+ chronique blog+ avis Amazon
12 janvier 319e Chronique blog + avix Booknode
13 janvier 220e
14 janvier 215e Avis Amazon
15 janvier 326e Avis Booknode et 1er avis négatif Amazon

Il est indéniable que les chroniques sur les blogs et particulièrement la chronique vidéo ont un impact sur les ventes, tout comme être noté « coup de coeur ». Le 6 janvier, j’ai mis une publicité : j’étais classée 374. Durant la semaine, les ventes ont fait fluctuer la courbe : après 5 jours le livre était classé 172. Donc je peux dire que ça a une influence positive.Des personnes contactées ont vu « La romancière » dans un compte-rendu de booktubeurs, sans forcément s’y arrêter, car il y a énormément de retours de lectures et bon nombre sont déjà submergés de demande de SP en plus d’une pile à lire gigantesque. Il faut donc bien cibler les personnes pour se faire une petite place dans leurs lectures à venir, tout comme se prendre bien à l’avance, car souvent il y a plusieurs semaines d’attente après envoi.

classement-2-la-romanciere

De la sortie de « La romancière » jusqu’au 15 janvier, soit 1 mois, j’avais vendu 259 ebook. Voici les lieux de ventes :

Amazon Kindle 233
Apple iBookstore 10
Kobo 6
7switch 4
Carrefour/NOLIMSTORE 3
Google Play 2
Archambault 1

Ensuite, j’ai bénéficié d’autres chroniques de blog et avis sur Amazon, Babelio, ainsi que sur le site Lune-Ecarlate. J’ai également refait une publicité pour la Saint-Valentin.

pub-fb-la-romanciere

L’éditrice de Lune-Ecarlate dit qu’on vend surtout les deux à trois premiers mois. J’ai bien l’impression que c’est le cas, car après deux mois j’ai commencé à tomber dans le classement des ventes. Le 10 février, j’ai atteint la place 1’000 sur Amazon (ma barre psychologique qui annonce la descente aux oubliettes).
Il y a eu quelques ventes pour la Saint-Valentin, puis cela a chuté à 1’471. Cela me fait tout de même plaisir de voir que ce roman suscite toujours de l’intérêt après deux mois, surtout quand on voit toutes les sorties de romans au quotidien. Le 21 février le livre est remonté à la place 671.

À noter également que le second tome redonnera un coup de boost au premier.
Vos commentaires et le bouche à oreilles permettront de remonter « Le clan Tarran » au firmament des ventes, mais le principal reste tout de même le plaisir à lire et écrire, ainsi que le plaisir de partager.
J’espère que mes prochaines participations à des salons et festivals pourront remettre sur le devant de la scène le roman et me permettront de discuter de mes personnages avec vous !
Le rendez-vous est pris ? 😉

De ce que je retiens de ce focus reste la qualité des commentaires et le temps que certaines personnes ont pris pour répondre à mes questions. Vos retours sont très enrichissants et me permettent d’améliorer la suite.
Merci !

Prochain article : comment se passent les dédicaces dans un bar ?

 

 

Comment se fait le choix de la couverture ?

mon-parcours-couverture

Je me suis toujours demandé quelle liberté j’aurai pour la création de la couverture de mon premier roman chez Lune-Ecarlate. Parmi mes connaissances (virtuelles ou non), plusieurs auteurs ont eu la possibilité de soit créer eux-mêmes leur couverture (avec plus ou moins de réussite), soit demander quelque chose de précis à l’illustrateur, soit n’ont eu à aucun moment leur mot à dire et ont découvert la réalisation en même temps que le public. Cette dernière option est à mon goût la pire de toutes, ça donne l’impression de ne pas avoir beaucoup d’importance aux yeux de l’éditeur qui n’a pas pris la peine d’en parler avec l’auteur.

Du coup, j’appréhendais cet instant. Mais, une fois que l’éditrice m’a posé la question, c’est allé très vite : elle m’a demandé des propositions d’images en me donnant une adresse de site et je filais de suite me plonger dans la multitude de réalisations. Mon idée était claire pour le tome 1 et le tome 3, mais pour le second c’était beaucoup plus flou. Les mots clés ne m’apportaient pas vraiment d’images convaincantes. De fils en aiguilles, j’ai pourtant trouvé une piste intéressante et qui n’était pas vraiment creusées dans l’histoire, mais qui depuis prendra une véritable ampleur dans les deux derniers tomes (il n’y a pas de hasard, vous vous souvenez ?^^)

Bref, tout ça pour vous dire que le lendemain je lui faisais une proposition de couverture pour les trois tomes afin de montrer la pertinence du choix dans sa vision globale. (Pour garder un peu de suspense, je ne vous les montrerais pas).

En tant que lectrice, je ne suis pas du genre à apprécier voir des personnages sur les couvertures, car j’aime me représenter les héros. Même en étant guidée par les indications de l’auteur, le visuel n’est pas forcément ce que j’imagine, alors autant éviter la frustration et la déception. J’aime également les objets symboliques. D’ailleurs, lors de ma collaboration avec une membre du forum Jeunes Écrivains, j’avais demandé à Séléné.C si elle pouvait créer une couverture pour « La romancière ». Elle avait réalisé ceci :

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Le symbole d’Annie avec la branche de jasmin, le symbole de Deniel avec la coupe de sang, et bien sûr, un pinceau pour la calligraphie. J’aime beaucoup ce dessin, car il représente parfaitement ce que je souhaitais mettre en avant.

Mais revenons à ce 23 octobre 2016 où l’éditrice me donnait l’adresse du site. Le lendemain, je lui proposais (avec une certaine appréhension) un premier jet réalisé avec Photoshop. Je ne maîtrise pas du tout cet outil, mais, en tant qu’amatrice, mes maigres connaissances m’ont permis de donner une idée du visuel souhaité.

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Je me souviens parfaitement de sa réponse « L’idée est intéressante ». Arg ! Devais-je sauter de joie parce que c’est vraiment intéressant ou est-ce que c’est « intéressant, mais peut mieux faire, cherche autre chose » ? Par chance la suite de la conversation m’indique que ça peut marcher : l’idée lui plaît, elle aime casser les codes. (YES !) Eh oui, on ne verra pas de vampires sur ma couverture !

Étant une habituée d’un forum d’écriture, j’ai pu remarquer à de nombreuses reprises que rien que le fait de noter « vampire » en description de texte, certaines personnes passaient leur chemin. Alors que, si tu ne le dis pas, ils commencent à lire, trouvent intéressant et poursuivent la lecture. Même s’ils font la moue en arrivant face à l’évidence des crocs, une fois plongés dans l’histoire, il est fort possible qu’ils continuent, alors qu’ils n’auraient jamais mis le nez dans la première page si cela avait été estampillé « Attention, buveurs de sang ».

Avec cette couverture, mon but était clairement d’intriguer, de donner envie de prendre ce livre et le retourner pour en lire la 4e de couv. Personnellement, ce genre de couverture suscite cette envie chez moi, alors je ne pouvais qu’espérer ne pas être la seule dans ce cas.

Le hic restait le fond totalement blanc. Fallait-il le filtrer façon sépia ou apporter un vignettage (comprenez « assombrir les coins ») ? Comme je ne sais pas faire cela, j’ai laissé en suspens, pensant que l’éditrice-graphiste ferait des essais. Entre temps, j’ai quand même cogité et proposé un fond « papier froissé » pour casser un peu ce blanc lisse, ce qui convenait parfaitement à l’histoire et aux pinceaux. J’ai également fait une suggestion avec un rajout de noir pour tenter d’assombrir sous le futur titre, car je craignais qu’il ne se démarque pas assez.

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Et puis le 30 novembre, à 7h18, l’éditrice m’a demandé où on en était dans la couverture, et à 9h16, je l’avais entre les mains.

Commevous l’imaginez, je me suis empressée de la poster sur le forum d’écriture Jeunes Écrivains. Je m’attendais à des retours partagés, ce fut le cas. Ce qui fait débat ne laisse pas indifférent : j’espérais que cette couverture ferait de même auprès des Services Presse.

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Toutes les remarques ont été intéressantes et pertinentes. Ce qui en est ressorti du forum :

Points négatifs

Points positifs

Perplexité sur l’impact visuel et l’esthétisme générale, graphisme basique, craintes que le titre se distingue mal. Une couverture blanche pour un monde de vampire, c’est rare. De la calligraphie pour une histoire d’amour et de vampire, c’est encore plus rare. Une romance on n’en parle même pas. Elle a le mérite de ne pas tomber dans les clichés. Elle est différente, sobre, épurée. Elle se démarque des autres, intrigue et laisse place à l’imagination.
Les informations essentielles doivent être rapidement accessibles aux lecteurs et la couverture ne permet pas de toucher de suite le lectorat ciblé. En grandes surfaces ou librairie, les livres sont rangés par section, par catégorie et genre. Aussi « La romancière » sera mise dans le rayon adéquat.

 

On ne comprend pas la signification des pinceaux pour un livre parlant de romancière et de vampires. Le lien pourtant avec l’histoire est fort, cela donnera à la fin de la lecture un sentiment d’adhérence et d’appartenance au groupe.
Oui, il faut l’avoir lu pour comprendre la couverture.

 

La visibilité du titre avec un fond blanc a également été  évoquée. La maison d’édition harmonise ses collections et le titre pour la section « Pleine lune » est toujours pareil. Pour exemple :

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Les retours que j’ai eus des lecteurs lors de l’envoi des SP étaient assez bons, mais comme tout le monde ne s’est pas prononcé à ce sujet je ne sais pas quel est l’impact réel de la couverture. Je demanderai cela durant mes dédicaces.

Ce fut en tout cas un réel plaisir d’obtenir une couverture qui me parle et symbolise (à mes yeux) parfaitement le roman.

Prochain article : l’influence des retours des commentateurs et les publicités sur les ventes d’ebook durant le 1er mois de publication.