Un mois, une série / N° 2 : Sleepy Hollow

sleepy Hollow

Aujourd’hui, je vous parle d’une ancienne histoire, celle écrite en 1820 par Washington Irving dans le recueil The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent. (Ne partez pas, la théorie ne dure qu’un paragraphe !). À la base, cette nouvelle narre la vie d’Ichabot Crane, attiré au « val dormant » par les récits de fantômes, sorcières et revenants qui y abondent. Quelqu’un aurait jeté un sort sur cette contrée, provoquant chez ses habitants des hallucinations. Crane souhaite se marier avec Katrina Van Tassel, mais il a un rival : Brom Van Brunt. Le jeune Ichabot trouvera sur son chemin le Cavalier sans tête (supposé être le fantôme d’un mercenaire, décapité durant la guerre d’indépendance des États-Unis). Poursuivi jusqu’à une église, le Cavalier se servira de sa tête comme projectile pour l’assommer. Le lendemain, nulle trace d’Ichabot Crane, juste son cheval et une citrouille.

De cette histoire, moult adaptations ont vu le jour. (Pourquoi privilégier de nouveaux héros, quand il en existe déjà, hum ? Même si c’est toujours intéressant de découvrir une nouvelle version, je regrette cette facilité à surfer sur la vague d’anciens succès, alors qu’il y a tellement de personnages dans les romans qui ne sont pas exploités et qui mériteraient une mise en avant, mais ceci est un autre sujet). Donc : en 1949, sort un film d’animation par les studios Disney, en 1999 un film de Tim Burton et un autre de Pierre Gang, en 2008, Scooby Doo fait une incursion dans ce mystère et en 2012 on en parle dans « Inspecteur Barnaby ». Niveau musique, Glenn Close propose une version lue de l’histoire et Damien Saez une chanson. Les jeux vidéo obtiennent la palme des rappels à ce sujet : « The Wolf Among Us », « The Elder Scrolls V: Skyrim », « Assassin’s Creed III », « World of Warcraft », « Assassin’s Creed: Rogue », « The Binding of Isaac: Rebirth », « Ghost Master », « League of Legends ».

Et enfin, nous en arrivons à la série américaine de 2013 qui mêle allégrement histoire de base et sorcellerie pour créer un thriller paranormal contemporain.

personnages sleepy hollow

L’histoire débute sur un champ de bataille au XVIIIe siècle. Crane combat un homme masqué dont la hache lui entaille le ventre. L’épée de Crane lui sectionne la tête. Et voilà que nos deux ennemis perdent leur sang côte à côte. La seconde suivante, Ichabot Crane surgit des entrailles de la Terre de Sleepy Hollow, en 2013. D’abord perturbé par ce monde moderne (la scène où il frôle de près un camion, après avoir découvert la chaussée goudronnée symbolise parfaitement le fossé qui sépare ses habitudes de vie et les nôtres), il se familiarise rapidement avec notre technologie :

Crane

Le hic, c’est que le cavalier sans tête revient également dans la région et décide de tester sa hache sur le Shérif de la ville. Verdict : elle coupe toujours aussi bien ! Crâne est arrêté par les autorités et prend note d’un point commun avec la lieutenant Abbie Mills : tous deux ont fait la connaissance avec le cavalier. Durant l’interrogatoire, le ton et la manière de parler de Crane sont succulents et nous transportent sans problème dans ses habitudes du passé (par exemple face au détecteur de mensonges quand il apprend que la machine les identifie : « La machine sait si je fabule ? »). Son éducation, son langage suranné et ses étonnements confèrent également beaucoup de charme au personnage.

Comment se passe la rencontre d’un espion du Général Washington et d’une femme de couleur flic quand se rendre compte qu’un homme qu’on pensait avoir quitté hier se trouve depuis des décennies en symbole sur un billet d’un dollar, et que l’esclavagisme est aboli depuis 150 ans ?

1 dollard

Eh bien, il gère ! (Il a émergé d’un trou et a fait un bon de 250 ans dans le futur, il n’est plus à une femme en pantalon près). Crane découvre tout de même, avec émerveillement, les fenêtres électriques des voitures et la lampe de poche. Pour vous aider à visualiser la scène, imaginez une curiosité de gosse qui teste quinze fois l’objet jusqu’à ce qu’on lui dise stop. Des petites touches d’humour jamais surjouées et très agréables.

De retour à l’endroit de sa « résurrection », Crane trouve une bible dont un passage est mis en évidence :

« Je regardai quand apparut un cheval blanc, celui qui le montait tenait un arc. Son nom était La Mort. J’ai entendu l’un des quatre vivants dire avec une voix comme celle du tonnerre : « Viens à moi ».

Les scénaristes ont joyeusement détourné une partie du verset de l’Apocalypse (l’ouverture des sept sceaux) pour le mettre à la sauce Sleepy Hollow et ça marche. Les prémices du surnaturel captivent. Oui, il y a encore des légendes bien connues qui surprennent !

À partir de cet instant, la mort frappe à nouveau et le lieutenant Abbie Mills s’allie avec Crane pour résoudre ce mystère et démêler d’autres méfaits liés au cavalier. Mine de rien, tout semble converger vers Abby et sa sœur, témoins d’une présence machiavélique durant leur jeunesse (ce qui a profondément perturbé la plus jeune, alors que l’aînée a préféré occulter ce souvenir de sa vie, creusant un fossé familial qui aura une grande place dans l’histoire).

Au fil des épisodes, on tisse aussi régulièrement des liens avec le passé de Washington. Ces références historiques sont un gros plus, elles donnent l’occasion de résoudre des casse-tête et de se remémorer le passé. Un Marshall plus secret qu’il n’y paraissait, une sœur enfermée en asile psychiatrique, un supérieur qui ne demande qu’à comprendre l’inexplicable, des archives qui regorgent d’informations pour qui sait les chercher, ça part dans mille directions, pas moyen de s’ennuyer !

Crane est incontestablement le pilier de cette série. Son apprentissage du monde moderne n’est pas surfait, il arrive aisément à émouvoir et le duo qu’il forme avec Abby apporte la touche de charisme et d’humour qu’il faut. Les scènes sont crédibles et le regard neuf de Crane sur notre quotidien est accrocheur.

Les phénomènes surnaturels ont également une grande place. Les scénaristes ont compris que naviguer sur la seule idée de Crane contre le cavalier sans tête était peu viable sur le long terme. Il faut juste espérer qu’ils n’en fassent pas trop.

Cet univers où l’anodin ne l’est pas autant que prévu et où la destinée tisse sa toile depuis des années avant de s’en rendre compte est fascinant (on dirait une de mes histoires, tiens). Je n’ai pas encore terminé les quatre saisons, mais la plongée au sein des légendes médiévales est prenante et je savoure ces 62 épisodes à petite dose pour me la garder le plus longtemps possible.

En résumé, si vous appréciez l’ambiance apocalyptique, attisée par de nombreux rebondissements, cette série est pour vous, foncez ! Et ne craignez pas de tomber de haut en vous faisant berner par quelques personnages…

cavalier

En guise d’avant-goût et pour vous donner envie de parcourir un peu plus ce monde, je vous propose le trailer (oui, toujours en anglais parce que c’est tellement mieux !) :

Un mois, une série N°1 Altered Carbone

Altered-Carbon-Netflix

La série est sortie le 2 février de cette année sur Netflix. J’avais prévu de la visionner le soir même, mais comme j’ai tendance à vouloir savourer les séries à deux, la théorie ne fait pas toujours la réalité. Du coup, pour attendre, j’ai acheté le livre de Richard Morgan (un roman noir de science-fiction — techno-thriller-postcyperpunk, publié en 2002)…

altered carbone le roman

… mais je ne l’ai pas lu, de peur de ne pas apprécier autant la série. Alors, je me trouvais avec le roman et la série, mais pas moyen de la regarder immédiatement… Le supplice ! Dès qu’une soirée a pu être bloquée, j’ai dévoré la moitié de la saison en une fois (5 heures) et terminé le lendemain. Verdict : que du bonheur !!! C’est bien simple, je serai capable de la regarder une seconde fois tellement j’ai adoré cette ambiance, les personnages et leur histoire ! Allez, je vous en parle sans trop spoiler :

Carbone modifié (oui, parce que mine de rien, je préfère utiliser la langue française autant que possible) se passe dans le futur et raconte les aventures de Takeshi Kovacs.

 pile corticale

Lors d’un décès, il est courant pour la population de récupérer à la base de la nuque du mort un implant (la pile corticale) contenant ses sentiments, pensées et personnalité et réinjecter le tout vers un corps vide. La plupart sont organiques et pour les plus riches clonés. Le corps ne garde aucun souvenir du propriétaire de base puisque tout est dans l’implant, mais conserve la mémoire musculaire, par exemple, si l’ancien propriétaire excellait au combat, le corps va garder cette capacité. Tant que la pile corticale est en bon état, la conscience peut être téléchargée sur n’importe quel dispositif de stockage ou corps, même sur un satellite.

 

J’adore ce moyen de résurrection, un peu comme des lecteurs DVD sur patte. Tu insères le disque et hop c’est reparti, tu as la vie devant toi ! Ça donne un côté un peu vampire des temps modernes, sans aucun lien avec ce mythe. (Je me demande ce qu’en penseraient les membres du clan Tarran s’ils se retrouvaient à cette époque !)

Pour en revenir à Kovacs, il est ramené à la vie 250 ans après sa mort, à la prison d’Alcatraz de Bay City grâce à un puissant homme d’affaires : Laurens Bancroft. Le but ? Résoudre un meurtre en échange de sa liberté. Pourquoi lui ? Parce qu’il est le dernier « diplo » vivant. Comprenez un homme qui étudie les détails, un Sherlock Holms moderne et surentraîné, un diplomate non conventionnel aux compétences nourries par ses souvenirs. Formé par Quellcrist (son mentor et défunte compagne), il représente la force la plus redoutable de tous les temps, capable de se fondre partout, s’infiltrer et manipuler.

Petit focus sur les deux personnages centraux :

Kristin

Kristin Ortega

Kovacs

Takeshi Kovacs

Ortega, une lieutenant de police au caractère bien trempé, et Kovacs le diplomate transféré dans la peau d’une nouvelle enveloppe — le corps d’Eliak Ryker — et qui aura les premières heures de la saison pour comprendre qu’on ne l’a pas inséré dans ce corps pour rien (mais ça, je vous laisse découvrir pourquoi).

Leur rencontre est plus complexe qu’il n’y paraît. Lui analyse la situation, découvre ce nouveau monde, et elle tente de lui tirer les vers du nez… Mais avec sa personnalité, ce n’est pas gagné. Une fois chez Bancroft, l’homme qui a financé son retour, on découvre la couche sociale enviée et considérée un peu comme des Immortels par la population lambda : les Maths (abréviation des mathusalems), des vieux ayant vécu plus de 300 ans.

Comme je le disais plus haut, Laurens Bancroft propose à Kovacs de retrouver sa liberté en échange d’une réponse : le nom de son assassin. Oui, il a sauvegardé ses souvenirs juste avant de rencontrer la mort.  Quelqu’un dans son entourage aurait-il osé le défier ? Il veut savoir !

Tout au long de la saison, on va de découverte en découverte dans ce seul but. Bien sûr, une multitude d’autres événements se greffent à l’histoire, permettant de mieux comprendre ce concept de pile corticale et ses dérivés. On rencontre les « catholiques » qui refusent de ressusciter les morts, et surtout on plonge dans les souvenirs de Kovacs, sa jeunesse, ses choix, ses entraînements. Son passé a une grande importance et naviguer dans ses souvenirs permet au spectateur de plonger dans sa personnalité, découvrir sa famille, ses attaches. Le jeu d’acteurs est si bon qu’on souffre avec lui pendant les tortures aussi physiques que psychologiques, on jubile avec lui quand il ressort vainqueur. On s’attache à Ortega, à son sale caractère, à sa détermination, ses espoirs. On est touché par la faille de Kovacs, cet homme sans attache et qui pourtant…

Les concernant, il m’est difficile de vous parler d’une scène en particulier parce que tout a son importance, il y a trop de choses à raconter et je ne voudrais pas vous gâcher les surprises, mais s’il ne fallait en choisir qu’une, je dirais la séquence de fin que je trouve particulièrement touchante. Quand deux espoirs modifient un avenir, on ne peut qu’hésiter entre s’en satisfaire ou le déplorer. J’avoue que je me suis attachée au physique de Joel Kinnaman et la personnalité qu’il dégage dans le rôle de Kovacs, et je suis curieuse de découvrir si le scénario de la saison 2 s’éloignera du roman, ce qui n’est apparemment pas impossible (vous comprendrez mieux mon dilemme en visionnant la série).

Poe

Il y a encore de nombreux personnages remarquables, mais l’autre qui sort du lot à mes yeux, c’est Edgar Poe. Pas le poète et auteur, mais une IA qui agit selon ses propres desseins et qui se voue à l’unique client de son hôtel (Kovacs). Je trouve le gérant de l’hôtel Raven attachant et amusant. Pince sans rire et avec des habitudes « oldschool », on ne peut que tomber sous son charme. Une créature artificielle, mais pourtant plus humaine que les Hommes. Le comportement humain l’intéresse beaucoup. D’ailleurs, il aura un rôle décisif auprès de Lizzie, la conscience d’une jeune fille emprisonnée dans l’horreur. Son côté bienveillant et en même temps son potentiel hautement mortel pour ceux qui s’en prennent aux personnes qu’il apprécie font un duo psychologique qui fonctionne à merveille.

J’ai un faible pour les créations Netflix. Je trouve qu’ils font souvent mouche avec mes attentes : de l’originalité, des sujets sensibles traités avec justesse, des entrées en matière prenantes.  (À commencer par la beauté de leurs génériques : pour cette série, ils mettent en avant un serpent et sa mue, tout est dit en une image !) Implanter sa conscience dans n’importe quel corps, en changer comme on change de chemise, cette facilité est opposée à la question du sens de la vie. Science, technologie, valeurs et esprit se percutent. Il y a trop de sujets abordés dans cette série pour tous les nommer, mais vous y trouverez votre compte. Si vous avez envie de voir l’immortalité sous un autre jour, c’est la série qu’il vous faut ! Si vous avez envie de découvrir la puissance des sentiments, aussi dévastatrice que salvatrice, c’est là qu’il faut partir. Si une badass et un solitaire, ça vous parle, plongez votre nez dans cette série (surtout, si vous aimez les sacs à dos rose avec licorne).

« Laissez l’expérience vous submerger, absorbez-là comme une éponge,
ne vous inquiétez de rien. Il n’y a que comme ça que vous serez prêt à tout ».

Le petit plus : la touche d’humour. Mesdames, si vous avez toujours rêvé de vous retrouver dans le corps du sexe opposé c’est une expérience à vivre au travers de deux scènes.

Le petit moins : alors qu’ils possèdent une technologie pour soigner les blessures avec un simple laser, Kovacs traîne une blessure au visage pendant plusieurs séries. Peut-être sa manie du détail.

Verdict : La vie de Kovacs m’a capturée dans ses filets, j’attends avec impatience de découvrir les saisons suivantes, de me plonger dans ce roman et ses deux suites : « Anges déchus » et « Furies déchaînées ».

En trois mots, Altered carbon c’est réflexions, fascination et dépendance.

Trailer : (en VO sous-titrée, parce que les voix originales, c’est tellement mieux !)

Maintenant que j’ai visionné la première saison, je compte me plonger dans la lecture du roman et posterai prochainement un compte rendu.

Un mois, une série (N°0)

Vous êtes peut-être comme moi, je suis sériephile, enfin à temps partiel, car on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut. Mais en période de crise, je ne fais pas les choses à moitié, je peux regarder une saison complète en deux soirs (mais uniquement parce que je n’ai pas pu faire autrement, sinon j’aurais visionné les dix heures d’affilée, c’est évident).

Alors, pour vous parler de mes préférences en cinq mots : je suis très bon public.
J’adore les héros en tous genres, mais ils doivent quand même arriver à me prendre dans leurs filets, parce que pour The Tick par exemple (que j’ai découvert sur Amazon Vidéo), là ce n’est pas la peine d’essayer. Vous voyez le genre ?

Allez, je vous aide, mais c’est bien parce que je ne veux pas être la seule à souffrir :

The Tick

De dos, ça pourrait encore le faire, mais une fois que l’histoire commence… heu… comment dire… il faut s’accrocher pour suivre plus que quelques minutes. Volontairement kitsch, les codes des super héros sont reprit et exagérés, le ridicule poussé au maximum jusqu’à le rendre comique. (Un pied de nez à Marvel ?). En gros ça donne une intelligence à ras les pâquerettes, tout dans les muscles et rien dans la tête. Après, il en faut pour tous les goûts (j’en connais qui rigolent bien en visionnant cette série, elle a son public, c’est incontestable). Donc, maintenant que vous voyez un peu plus clairement ce qui ne me branche pas, discutons de son opposé.

Ah, oui, je ne vous l’ai pas dit : je projette de faire un focus mensuel sur une série. On creuse dans mes souvenirs pour voir où remontent les premières ?

Je suppose que pour les jeunes ça ne leur parlera pas, et pour les gens de mon âge, attention, ça va faire mal aux yeux ! Il y avait pas mal de fouineurs à l’époque : Colombo l’homme à l’imper (indémodable !), Bruce Willis et sa gueule d’ange dans Clair de Lune, le chic Sinclair et son opposé Wilde qui formaient ce duo truculent d’Amicalement vôtre pour jouer à fond sur les clichés des classes sociales britanniques et américains, sans oublier la célèbre moustache de Magnum, le mystérieux Charlie qui confiait des missions aux Drôles de dames sans jamais se montrer, et la voiture dotée d’intelligence artificielle de K2000 qui apportait à Michael Knight le prestige de l’aventurier des temps modernes. Et rappelez-vous de l’homme au couteau suisse Mag Gyver (à noter que ça revient au goût du jour sur M6, mais ça a perdu de son charme je trouve… nostalgie quand tu nous tiens !).

Les héros hors du commun pullulaient également, souvenez-vous du solitaire Springfellow qui reprenait son rôle de pilote pour retrouver Supercopter ; des mercenaires de l’agence Tourisques : Barracuda et ses colliers multiples, Looping le doux dingue, Hannibal qui adorait qu’un plan se déroule sans accrocs, sans négliger le beau Futé. Il y avait aussi Manimal le détenteur d’un secret ancestral de thérianthropie qui lui permettait de se transformer en animal ; Sam Beckett dans Code Quantom, ce scientifique qui voyageait dans le temps et se retrouvait dans la peau d’autres personnes afin de corriger leurs erreurs.

Il y en a encore d’autres qu’il me fallait visionner, comme Dallas, Santa Barbara et Top Model avec la grand-mère ! Oui, je vous vois sourire là-bas. Ne vous cachez pas ! On a tous vécu un truc du genre les dimanches en famille, non ? Ne me dites pas que j’étais la seule, je ne vous croirais pas. À l’époque on pouvait se targuer de suivre toutes les séries, il n’y en avait pas tant que ça. Mais aujourd’hui, en plus de la télé et toutes les chaînes indépendantes, il y a de quoi survivre des années sans sortir de chez soi. Du coup, pas facile de savoir par où commencer. Je me propose donc de vous en conseiller.

Comme vous le voyez, je suis curieuse de tout (sauf l’horreur qui ne m’emballe pas), mais j’ai un net penchant pour la Fantasy, le Fantastique et la SF. J’aime les héros qui ont du caractère, qui cachent une faille en eux, tiraillés entre deux opposés. Mais il en faut plus quand même ! Un soupçon d’inhabituel, une touche de mystère, une dose d’humour, du danger, de l’émotion, du charisme, et hop je me lance dans l’aventure !

Bon, je crois que vous avez compris l’essentiel et que cette partie #jeracontemalife est suffisamment longue. Si vous voulez partager vos propres souvenirs à ce sujet, je suis tout ouïe ! (mon gros défaut est la curiosité, mais je l’assume). Et si ça vous tente, rendez-vous le mois prochain ! Promis, la série sera actuelle. 😉

Sangil