Présentation

Ça y est, je m’installe ici pour vous parler de mon parcours éditorial, des livres et des auteurs que j’apprécie, mais aussi d’artistes qui touchent au monde de l’écriture et du papier.

J’espère que vous aurez plaisir à me suivre et que nous ferons un long chemin ensemble.

K.Sangil

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Simiutopia

Simiutopia-saison1

Ella a 28 ans, elle vit dans les tunnels depuis toujours. On lui a confié il y a trois mois, la charge du clapier 0-12 où vivent les bébés Simiens tout juste sortis du labo.

Les tunnels… Ce grand X qui abrite en son centre, la porte vers Simiutopia.

Elle en a passé des heures à rêver, à se demander ce qui peut bien se trouver derrière, mais on ne passe jamais la porte quand on est une Anomalie comme elle, seuls les Simiens aboutis ont droit à ce privilège. Alors elle vit dans le quartier des femelles depuis ses dix ans, depuis qu’elle a quitté les clapiers, au milieu de ses semblables. Enfin, semblables… Pas vraiment. Elle est une anomalie parmi les Anomalies, c’est un comble ! Une vie loin d’être idyllique, sans compter l’ombre du tyrannique Jaz, qui plane constamment sur son existence…

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Dédicace au festival du roman féminin

festival du roman féminin

Je ne sais pas si vous connaissez le festival du roman féminin, c’est la 2e année qu’il se déroule à Paris, organisé par « Les romantiques ». J’avoue que j’avais vu passer leur annonce sur FB sans m’arrêter forcément. C’est lorsque j’ai appris que Florence Cochet y serait et que j’ai vu que je me trouverai à Paris pile au bon moment, que je me suis intéressée de plus près à cet événement.

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Le Prix d’entrée m’a fortement étonnée : 35 euros ! Ce n’est pas donné, mais quand on creuse un peu le sujet, on apprend que chacun repartira le soir avec 7 livres, ça fait réfléchir. Quoi de mieux pour découvrir de nouveaux auteurs et des livres que je n’aurais pas forcément remarqués ? Comme les billets d’entrée sont limités, j’ai sauté sur l’occasion avant même de découvrir le programme et je ne l’ai regretté à aucun moment.

Le programme a été publié peu avant l’événement : 14 conférences, 20 ateliers et 23 lectures,  11 auteurs internationaux, 23 auteurs francophones invités, 23 auteurs en off. J’ai détaillé les publications de chaque auteur et fait une sélection des romans qu’il me tentait de découvrir.

Cet événement a plusieurs sponsors : Harlequin France, J’ai lu pour Elle, Kobo, Nisha Editions, BMR, BoD-Book on Demand ainsi que des maisons d’édition (dons de livres).

 Salon féminin 2017 À l’arrivée, tout le monde reçoit un badge avec son nom (ce qui est fort utile pour les dédicaces et écrire le prénom sans faute). Cette année le sac offert était rouge passion et dedans, une quantité incroyable de petits cadeaux !
(Des marque-pages et cartes de visites, un baume pour les lèvres, un stylo, un carnet blanc parfait pour les dédicaces, un carnet pour noter ses idées de romans, un livre de recettes d’auteurs, des post-it originaux, un calendrier, un essui lunette, des pin’s, un extrait de roman, un art-book, des sacs, un roman audio).

Je n’y suis allée que le samedi. Il y avait beaucoup d’ateliers à suivre, tous d’une durée d’une heure avec 4 en même temps (seul le jeu d’écriture durait 2h). Du coup, il faut faire des choix et accepter de louper plein de découvertes et de rencontres.

 

De 9h à 10h : Écriture des formats cours / Lecture de 2 romans par leurs auteurs / Les secrets de l’autoédition / l’écriture sur plateforme ou forum / Jeu d’écriture /

Pour débuter la journée, j’ai choisi de découvrir les secrets de l’autoédition (Bod, KoboWritingLife, publishroom).

 Aude  Camille  Sabrina

Aude Desbant

Responsable commerciale chez BoD

Camille Mofidi

Responsable Europe de la plateforme Kobo Writinge Life

Sabrina Grimaldi

Éditrice de Publishroom

 

Je vous partage quelques informations glanées qui pourraient vous intéresser :
Le coût des corrections est estimé à 2 euros les 1’000 signes minimum (entre 2 et 3 euros).

Établir le Prix du roman : selon la catégorie, le prix change. Cela dépend également du nombre de pages, si la couverture est souple ou dure et la marge du bénéfice. En général, tous les ebooks sont sous les 5 euros. En papier cela évolue en fonction du genre (les généralistes à moins de 20 euros). Il est important de s’aligner sur le prix du marché, dans le même genre. Ne pas hésiter à fixer un prix de lancement 1 semaine à 15 jours, puis augmenter le prix et tester le marché. Il ne faut pas miser que sur les petits prix pour se faire connaître. Pensez à faire des ventes flash ou des opérations lors de la Saint-Valentin.
Les infos à mettre sur les sites doivent être identiques : titre, auteur, collection, date de parution. Sur votre blog d’auteur : présentation, livres, projets en cours, votre univers, newsletter.

Pour votre promo : il n’y a pas besoin de s’investir dans tous les réseaux (FB, Twitter, Instagram, blog), un seul est suffisant, mais cela se construit au long cours. N’hésitez pas à partager des bouts de chapitres, dévoiler les coulisses, parler de vos personnages, offrir des extraits. S’inspirer des retours des lecteurs pour écrire les suites des tomes est apprécié ainsi qu’utiliser dans vos romans le prénom des lecteurs.

Chez Kobo : la romance (+ érotique) est n1 des catégories dans tous les pays.
Mon avis : depuis l’arrivée des liseuses, il est plus aisé de lire de la romance sans se faire remarquer, je pense que ce genre a de très beaux jours devant lui !

De 10h à 11h : De l’édition traditionnelle à l’autoédition / Lecture / Harlequin : la sélection éditoriale de textes / les sportifs / Meet & Greet (2 auteurs)

Je suis restée dans la même salle pour découvrir comment se passe la sélection chez Harlequin (avec Sophie Lagriffol, Karine Lanni, Adélaïde Rigaud, Danaé Tourrand-Viciana):

Après une rapide présentation des différentes sections chez eux, j’ai appris que chaque mois, ils lisent tous les romans anglais publiés par leur maison mère (Toronto, Londres) et ils choisissent en fonction des attentes du lectorat français. Par exemple, tout ce qui traite du viol, du trafic d’êtres humains et de la littérature chrétienne sont retirés de cette sélection. Ils publient environ la moitié du catalogue anglais et essaient de ne jamais publier le même auteur dans le mois pour varier les thématiques.

En 2018 Harlequin France aura 40 ans, il faudra donc garder un œil sur leur site, car il devrait y avoir quelques surprises de prévues.

La durée de vie d’un livre en rayon est de 1 mois, ils rééditent les meilleures, mais pas forcément les très vieux qui évoquent par exemple le minitel, cela n’aurait plus de sens à notre époque (amis auteurs, faites attention en utilisant la technologie actuelle 😉 ). Tous sortent en papier et en ebook (qui eux résistent plus qu’un mois).

J’ai quitté l’atelier au milieu pour tenter d’en découvrir un autre, je suis allée dans la partie « Les sportifs » :

auteurs 1
Cora Carmack et Monica Murphy

Je me suis rendu compte qu’un grand nombre de lectrices aimaient les sportifs, car il y avait foule dans la salle. Les lectrices aiment particulièrement ce genre si cela peut leur faire découvrir un nouveau sport et si le héros n’est pas parfait. En cela, les auteurs répondent que la perfection du personnage dépend beaucoup de la place qu’il occupe dans le sport et sur le terrain. Par exemple, le receveur sera grand et musclé, l’entraîneur pourra être un peu plus enrobé, le team manager sera grand et moins musclé.
Le plus de la romance sportive reste la blessure et la reconstruction. De ce fait le récit traitera d’un travail dur pour retrouver un corps parfait.

Il est important de se différencier du sportif très stéréotypé. Pour se démarquer, le récit peut évoquer la mise à part d’un joueur de l’équipe à un moment (mais cette personne continuera à beaucoup s’investir pour eux), quelqu’un qui boost l’équipe et qui a un rôle de blagueur. On peut aussi mettre en concurrence sur un même type de rôle, ou une personne qui représente le joker de l’équipe. Il faut créer des conflits, que ce soit de caractères ou de positions dans l’équipe. Différents caractères peuvent créer une incursion de clichés (structure de l’équipe, âge, blessure, construire l’équipe avec un type de caractère). Et bien sûr les personnages secondaires du tome 1 deviennent les personnages principaux de la suite.

De 11h à 12h : Écrire plusieurs genres / Lecture / Succès d’auteurs indés sur Kobo Writing Life / Le livre audio / Meet & Greet (13 auteurs)

auteurs 4Céline Mancellon, Emily Blaine, Emilie Mathieu (Hardigan)

Le livre audio restant un mystère pour moi, cela m’intéressait d’en savoir plus. En ce début de conférence, il est relevé qu’en effet cela a une image poussiéreuse, car certains pensent tout de suite à Jean Rochefort dans Winnie l’ourson. Pourtant, l’audio est immersif et même s’y n’y a qu’une voix la personne sait apporter une ambiance mettre l’intention. Selon la responsable d’Hardigan, essayer un livre audio c’est ne plus faire marche arrière après. Il y a bien sûr un intérêt pratique quand on a peu de temps devant soi pour lire (transport, maison). Aujourd’hui, le livre audio n’est plus pour les personnes en incapacité de lire (malvoyant, personnes âgées), le panel s’est élargi aux podcasters. La cible principale c’est le grand lecteur.
Le ludique et la jeunesse fonctionnent bien en audio en France. Le contrat est de 50-50 en général.

Le frein pour tester ce mode de lecture est propre à la France, car c’est apparemment très développé en Angleterre et en Allemagne où la tradition de la transmission orale est restée, alors que ça s’est ringardisé en France.

Comment choisissent-ils les narrateurs ? Selon la voix et ses possibilités d’interpréter différentes tonalités et le livre, un sondage est réalisé en interne avec ceux qui ont lu le roman. Certains auteurs sont comédiens et souhaitent lire leur roman.

L’offre actuelle concerne la SF (pour les vieux geeks), la fantasy (principalement pour les femmes), les romances érotiques, new adule (c’est souvent une héroïne ou du MM) et le développement personnel (pour ceux qui lisent de l’audio tout le temps). À présent, les best-sellers sont privilégiés en audio.Dans le futur, le livre audio doit acquérir une image plus sexy.

En audio, l’auteur entend tous les défauts (écriture qui évolue, tics de langage, incises). C’est pourquoi il est conseillé aux auteurs de lire à voix haute ce qu’ils écrivent 😉 .

De 12h à 13h : Le numérique / Lecture / jC Lattès &moi / La romance militaire / Meet & Greet (12 auteurs)

Là, j’ai choisi de découvrir la partie « Meet & Greet », où je suis allée à la rencontré de plusieurs auteurs et suis repartie avec des dédicaces. Il y a beaucoup de monde qui profitent de cette occasion et de ce fait ne peuvent suivre les ateliers. Certaines lectrices ont même créé des cahiers spéciaux avec une page par auteurs incluant une place pour une photo.

Après un rapide tour, j’ai pris la dernière demi-heure pour me rendre compte de l’importance de la romance militaire. Là aussi, que de monde dans la salle ! À l’évidence, c’est un thème qui parle aux lectrices.

auteurs 2
Amheliie et Battista Tarantini

Donc, dans la romance militaire, soit ça parle d’un civil avec un militaire soit ça se passe entre militaires.

La place de l’héroïne dans un univers très masculin : elle peut montrer de la fierté sans mettre le militaire sur un pied d’estale, une fille combatrice qui accepte les règles de son mec militaire et avoir une vie à elle. Une héroïne qui fait des vagues, qui tergiverse beaucoup, qui a un parlé cash, brut. Il ne faut pas oublier que la base c’est une ruche.En tant qu’auteur, cela peut être compliqué de ne pas prendre parti, c’est un défi dans la romance militaire,  soit on utilise des lieux réels, soit on choisit une parade et on réinvente les noms. Pour les militaires, cela reste leur métier, même s’ils n’ont pas envie de se retrouver là, c’est une vocation. Il faut retranscrire l’histoire comme un acte patriotique, ils servent un pays, pas une cause, il ne faut pas réfléchir.L’éloignement devient un jeu. C’est un monde très codé (l’auteur a appris par exemple, qu’il n’y a pas le droit au téléphone ou au pc portable, le courrier devient obligatoire, sauf si c’est en accord avec le supérieur). La relation entre militaire est une relation interdite.

Comment sont les héros militaires : du caractère, autoritaire, badass, passionné. Il faut travailler la psychologie, une posture, le syndrome post-traumatique (travailler sur le avant-après), donner l’apparence du roc avec ses faiblesses cachées. Les lectrices préfèrent que ce soit un conard de misogyne au départ (ce qui le rend sexy) sans que ce soit un connard ou un bisounours à la fin. Qu’ils s’adoucissent oui, mais qu’il se tienne à son caractère jusqu’au bout.

De 13h à 14h : pause repas.

Nous avons eu l’obligation de vider les lieux de 13h à 14h, avec l’impossibilité de rentrer pour utiliser les toilettes, heureusement qu’il ne pleuvait pas, car un grand nombre a attendu sur le trottoir. Cette fermeté et la tonalité parfois un peu sèche d’une personne de l’équipe a été le seul point négatif à relever durant la journée.

De 14h à 15h : La romance à la française / La traduction / Milady / Littérature et musique / Meet & Greet (13 auteurs)

 Ruberto Sanquer

Ruberto Sanquer

Je n’ai pas pu assister à ces ateliers, car j’étais en séance de dédicace. Les organisatrices ont proposé aux visiteurs qui avaient coché la case « je suis auteur » d’obtenir également un temps pour se faire connaître et je trouve ça vraiment très appréciable. J’avais pris un exemplaire de chacune de mes publications, mais cela n’a pas eu de succès. J’ai signé quelques dédicaces (Sasha pour un concours de son blog, Sévérine et deux Nathalie) et j’ai pu discuter avec Deborah qui avait déjà lu mon roman, c’était très plaisant. Bien sûr j’ai eu bien moins de personnes devant ma table que la majorité des autres auteurs.
À mes côtés, j’ai fait la connaissance de Ruberto Sanquer, la plus enrichissante rencontre de la journée, je pense, car nous avons pu échanger sur notre expérience et échanger nos livres. C’est en rentrant chez moi que j’ai vu que j’avais noté son nom su ma liste des auteurs à découvrir. Quand je vous dis que le hasard fait bien les choses !
Gâce à elle, j’ai également fait la connaissance d’une auteur lausannoise : Caly Keys et j’ai pu obtenir de Lhattie Haniel un bracelet à vœu (le bracelet s’est défait juste en partant de l’hôtel, je vous dirais si ça se réalise !)

De 15h à 16h : Féminisme et romance / La romance érotique / La romance autour du monde / Le costume dans la romance historique et steampunk / Meet & Greet (3 auteurs)

auteurs 3Karen Hawkins et Shelly Adina

Ayant le projet d’écrire une histoire steampunk, je me suis dit que l’atelier « Le costume dans la romance historique et steampunk » était parfait. C’est probablement l’horaire de l’atelier qui fait que nous ne sommes que 5 (il y a déjà une foule qui s’amasse aux portes des dédicaces de 16h pour être sûre d’obtenir le livre souhaité) .

Les questions sont pourtant intéressantes, j’y ai appris qu’il y avait un musée steampunk à Oamaro (nouvelle Zélande). Parlons tenue : dans l’histoire le corset est à l’intérieur, mais cela se porte à l’extérieur dans les romans. Dans le steampunk il y a beaucoup de liberté d’écriture, par contre, le corset et les lunettes sont obligatoires (les lunettes pour le zeppelin). D’ailleurs, il reste 2 zeppelins dans le monde, Shelly Adina a grimpé dans un avec ses lunettes, mais elle n’a pas pu le conduire pour autant 😉 .

Concernant la romance historique, à l’époque les femmes changeaient 5 fois de tenues dans la journée (matin, après-midi, équitation, ménage, etc. Une tenue pour tout). À l’époque, les robes se portaient une fois puis cela était donné, car la tenue ne se lavait pas. Elle finissait entre les mains d’une employée qui la découpait pour adapter la robe à sa morphologie et à son rang, puis elle se donnait à une autre employée et ainsi de suite. Cela explique pourquoi nous voyons dans les musées des tenues très petites, elles étaient tellement découpées à chaque nouvelle détentrice que cela terminait pour une enfant. Une anecdote de Karen Hawkins : une robe d’Élisabeth 1ere a été tellement transformée qu’elle a terminé en nappe d’autel dans une église.

J’ai quitté la salle au milieu de la séance pour découvrir l’atelier « La romance autour du monde ».

auteurs 5Annie West, Lisa Marie Rice, Alison Roberts, Scarlett Cole

 Je terminerai par deux anecdotes :

Lisa Marie Rice a visité Paris et a bien étudié l’architecture du Louvre. Elle se demande ce qu’il se passerait en cas d’attaque terroriste, du coup il est possible qu’en 2018 elle écrive « Attaque au Louvre » 😉 .

Scarlett Cole a été au restaurant la veille et a trouvé le serveur très charmant. Il y avait un anniversaire d’une jeune fille asiatique qui pleurait, car personne ne chantait pour l’occasion. Le serveur a réussi à trouver parmi les clients des gens qui ont bien voulu chanter. Touchée par son côté charismatique et attentif, cette situation lui a donné l’idée d’un héros français pour un roman.

De 16h à 18h : dédicaces des auteurs et 7 livres à gagner

Ayant la liste de toutes les auteurs présents lors des dédicaces, j’avais fait une petite liste des libres que je souhaitais découvrir. Certains auteurs étant absents, j’ai laissé faire le hasard pour quelques romans :

livres cadeaux

  • Love Box de Julette Mey
  • L’amour a pleine dents de Caly Keys (auteur suisse)
  • Soul Light de Chloé Wilkox (parce que ça parle de vampire, je suis curieuse de voir ce qui se fait)
  • La dame aux artifices de Shelly Adina (pour découvrir une histoire de steampunk)
  • Patriotes de Amheliie (pour découvrir un roman MM et une ambiance militaire)
  • La rencontré idéale (ou presque) d’Angéla Morelli
  • Bad romance de Céline Mancellon (j’ai hésité avec la version audio, mais j’ai craqué pour le papier)

Ceux en plus :

  • Les délices d’Eve de Emilie Collins (comme le roman n’est pas encore sorti, j’ai reçu un papier pour passer commande)
  • Avant toi de Jojo moyes (une version audio qui se trouvait dans le sac)
  • L’aura noire de Ruberto Sanquer (le livre que j’ai échangé lors de ma dédicace)

Bilan : un festival a refaire, c’est certain, pour les rencontres, les ateliers, les cadeaux et les livres, ce fut de belles découvertes. Une organisation au top, un concentré d’auteurs très disponibles, que du bonheur !

Festival du roman féminin

Pas si simple

 

pas si simple

Parce que, dans la vie, rien n’est simple, Scarlett se retrouve coincée par la neige à l’aéroport d’Heathrow avec sa sœur Mélie l’avant-veille de Noël.

Parce que, dans sa vie, tout est compliqué, Scarlett entre par erreur dans les toilettes des hommes et tombe sur William, un Britannique cynique et provocateur dont le flegme et le charme distingué sont ce que la Grande-Bretagne promet de mieux. Les heures d’attente leur permettent de faire plus ample connaissance et William leur propose alors de passer le réveillon dans sa maison, près de Kensington Street, le temps que le trafic reprenne. Une invitation en apparence innocente, mais qui va conduire les deux jeunes femmes au cœur d’un réveillon riche en émotions et en surprises de taille…

 Pas si simple aborde avec intelligence et délicatesse les thèmes de la famille, du deuil, de l’amour et de l’engagement. Une comédie romantique pleine d’humour et d’espoir dont les valeurs universelles parleront à chacun.

*** ***

C’est en cherchant le parcours des auteurs invités au festival du roman féminin que j’ai découvert « Pas si simple ». Sorti le 22 mars 2017, il est noté comme coup de cœur éditorial. La couverture m’a intriguée et la 4e de couverture a terminé de m’accrocher. C’est donc tout naturellement que j’ai cliqué sur l’achat, et je n’ai pas regretté ! J’ai trouvé ce roman drôle, vivant, plein d’autodérision, avec une écriture entraînante qui pousse à dévorer les pages. L’humour et la romance ont un très bel écrin avec cette histoire.
J’ai le regret de vous annoncer que la plume de Lucie Castel est sarcastique et qu’une fois le nez dans la première page vous ne pourrez plus vous arrêter !

Après avoir eu autant de plaisir à découvrir ce roman, je me devais de creuser un peu plus le sujet et faire plus ample connaissance avec l’auteur.

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Comment se passent les dédicaces au festival fantastique à Paris ?

Cette fois, pas de souci de train, il était à l’heure ! Départ à 9h41 pour rejoindre Paris et filer au salon fantastique.

salon du fantastique annonce

Comme je ne dédicaçais qu’à 18h, j’ai fait un petit tour des lieux en mode touriste : j’aime beaucoup l’idée de ne pas scinder en plusieurs parties les auteurs et les artistes, ici tout le monde est mélangé et c’est vraiment très agréable.

Commençons ce petit tour d’horizon avec des artisans et artistes :

Un retour à la nature, cuir et bois. J’aime particulièrement les créations de Belfeuil et cela m’a fait plaisir de les voir de plus près. Il proposait de sublimes grimoires (le prix m’a fait mal aux yeux, même si cela est compréhensible vu le nombre d’heures de travail).

Thibault Colon de Franciosi

Ro Xa m’a fait découvrir le travail de Thibault Colon de Franciosi, j’aime beaucoup ses créations et son style, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.

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Très nature aussi ces belles créations de vin médiéval aromatisé vendues par « Lance L’eau» : du sérum de vampire et du sang de dragon. Si j’avais eu de la place dans ma valise, j’en aurai bien pris!

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D’autres fioles étaient en abondances un peu plus loin, tout le nécessaire pour les jeux de rôles. Oh, que ça donne envie de se plonger dans un autre monde !

En parlant d’autre monde… en faisant un tour aux toilettes, voilà ce que l’on pouvait voir. (Je ne fais pas de la pub volontairement pour eux, mais j’aime bien cet humour).

geekmemore

Mais revenons au salon et à ces visiteurs qui ont fait des efforts pour se parer :

vachettes

visiteur salonss

J’ai fait la connaissance également de Sandrine Riaille, venue m’interroger pour un hors-série des Rebelles-webzine.

Sandrine Riaille.jpg

Une première interview en live pour nous deux.
(si tout va bien, elle devrait vous glisser une info en primeur 🙂 ).

J’ai fait également la connaissance d’autres auteurs de Lune-Ecarlate :

Alizée et Kwame

Alizée Villemin et Kwamé Maherpa

Nicolas le Tutour

Nicolas Le Tutour et sa BD Lux Quest

Mestr Tom

Mestr Tom en plein concours médiéval

Pierre et sa compagne

Pierre Brulhet et sa compagne (je vous laisse deviner laquelle des deux)

J’ai pris plaisir à sortir le chat Tsubasa Neko (qui a eu du succès) et aller à la rencontre des visiteurs. Les discussions furent très variées, et certaines personnes avaient déjà vu passer la couverture de mon roman : une nouvelle preuve que sans les avis des lecteurs nous sommes bien peu de chose.

stand

 Oceane  

Durant les découvertes de calligraphie, j’ai fait la connaissance de nombreuses personnes. Parmi elles, Océane, qui du haut de ces 8 ans m’a posé une colle :

« Si un vampire mord un zombie, que se passe-t-il ?
Et inversement, si c’est le Zombie qui mord un vampire, que se passe-t-il ? »

Si vous avez des réponses, n’hésitez pas à partager votre avis ici, je vais pour ma part la poser à d’autres connaissances et peut-être même aborder cela dans le tome 3 du clan Tarran. 😉

 

Une fois de plus, il est bon de voir que les outils de calligraphie ne sont pas faits uniquement pour écrire. Je vous laisse découvrir leurs créations :

les calligraphies

Le salon fantastique est terminé, un petit bilan s’impose.

 la horde du poulpe Point positif :

  •  Une bonne ambiance
  • Des visiteurs déguisés et qui se donnent pleinement dans leur rôle
  •  Des découvertes que ce soit d’auteurs, d’artisans ou d’artistes, ainsi que les propositions d’animation variées (concours de costume, hypnose, combat avec des cannes de combat, sabre laser, escrime ancienne, danse orientale ou tribale, un GN)
  • La rencontre avec les auteurs et les visiteurs.

Point négatif :

  • Le  mauvais temps et un joli courant d’air dans la salle.
  • J’ai loupé deux ventes, car je n’avais pas d’appareil pour prendre la carte de crédit.
  • Le bruit la nuit à l’hôtel Ibis La villette…. Que ce soit en extérieur et dans les chambres voisines. Je déconseille l’endroit. Pourtant, la vue était très belle.

 

Certains auteurs et responsables de stands ont été déçus des ventes ou de l’organisation. Pour ma part, ce fut une découverte très enrichissante. Une visiteuse m’a dit qu’il y avait trop d’auteurs, du coup ils se perdaient dans la masse… Cette année le salon fantastique proposait 2 dates (en mai et en novembre) et avait changé de lieu, peut-être qu’il y a des choses encore à améliorer.

Prochain article : comment se passe la promotion au festival du roman féminin ?

Les yeux du tueur

Les yeux du tueur

Tueurs en série, femmes fatales et petits diables sanguinaires, voilà ce que vous propose, entre autres, l’anthologie Les yeux du tueur.
Six textes noirs triés sur le volet par Yves-Daniel Crouzet, pour vous faire frémir et vous rappeler que le mal est partout. Surtout où on l’attend le moins !

Auteurs :

  • « Peter Grimes est coupable » de Jean Bury
  • « Le liquidés » d’Andréa Pandolfi
  • « Passage à l’acte » d’Hélène Duc
  • « Virage à 180° » de K.Sangil
  • « Un bonheur partagé » de Jean-Marc Sire
  • « Trop près de la flamme » d’Annabelle Blangier

 

Parution :  6 mai 2017

Edition L’ivre-book, collection enigma

Prix : 3,99 €

ISBN : 9782368924617

163 pages

En version numérique

En vente partout et chez l’éditeur

 

Comment se passent les dédicaces dans un salon du livre suisse

Dedicace au salon du livre de geneve

Il est temps de vous parler de mon expérience au salon du livre et de la presse de Genève !

Comme vous le savez, ma maison d’édition est trop petite pour s’offrir un stand dans ce salon, alors comment tout cela a-t-il pu se réaliser ?

Tout a commencé lors d’une discussion sur un forum d’écriture. Je disais à Delphine Laurent et Aurore Py que je serai ravie de les croiser en avril à Genève. Elles m’ont demandé si j’y serai également en dédicace. De là, chacune m’a donné un conseil pour tenter ma chance. Sans trop y croire, j’ai contacté la booktubeuse responsable de la partie Young Adulte de l’année précédente. Je lui ai demandé s’il y avait moyen pour une nouvelle auteur de faire un bref passage dans ce salon. Elle m’a confié le nom de la nouvelle responsable et j’ai pris contact avec elle.

J’avoue que j’ai été très surprise dès le départ de découvrir que ce rêve pouvait être réalisable. Oui, je n’aurai jamais pensé cette ouverture et cette entraide imaginable. Je me représentais ce salon comme quelque chose de très fermé avec des rencontres bloquées et un programme plein bien à l’avance.

Au fil des mois, la possibilité s’est transformée en certitude et, malgré un petit souci lié au fait que mon roman soit en publication à la demande, j’ai pu être une exception au salon. Pour cela, je remercie énormément Margaud, Laetitia et Anne, sans qui tout cela aurait été impossible, ainsi que Delphine et Aurore qui ont produit l’étincelle pour lancer mes démarches.

J’ai obtenu un pass VIP me donnant accès au salon durant les 5 jours et 2 heures de dédicaces le dimanche matin à librairie du trait d’union. Je tiens à relever la générosité de l’offre, car je connais un festival où les auteurs doivent payer leur entrée (les maisons d’édition n’ayant droit qu’à 4 pass). Ici, la renommée du salon pèse certainement dans cette largesse, mais il est bon de le relever tout de même. C’est un sans-faute, même plus dans mon cas, car en temps normal je n’aurais pu bénéficier de cela.

0 salon du livre geneve

Samedi 29 avril

Je pars au salon pour récupérer le pass et visualiser le stand où je serai le lendemain.
J’en ai profité pour aller écouter Delphine Laurent parler de son roman.

1 Delphine Laurent

Interviewée par la booktubeuse Margaud Liseuse, elle se trouvait en compagnie de l’auteur et éditeur Christine Féret-Fleury. Ce fut un moment très enrichissant, et comme je connais plusieurs auteurs qui hésitent à créer une maison d’édition pour publier leur propre roman, je transmettrai les mots de cette éditrice qui déconseillait cela, car c’est perdre le regard de l’autre.

2 livre de Delphine

J’ai bien sûr profité du moment pour faire dédicacer « Le lien du faucon » et j’ai poursuivi avec une autre interview, celle de Jane Devreaux, en compagnie de Fleur Hana et Sylvie Grand.

3 jane devreaux

Depuis plusieurs années, je connais Jane en tant que bêta-lectrice. J’ai enfin pu la rencontrer, ainsi que sa première fan, la booktubeuse Lisa dans les livres. Un chouette échange. Je suis repartie avec la nouvelle version dédicacée de « Sinders » : « Close up ».

4 livre jane.jpg

Ensuite, j’ai poursuivi un peu au grès du hasard et découvert une vieille presse pour typographier son prénom. L’association Plan Vert proposait d’imprimer sa réalisation sur une presse de table originale de 1874, mais ce n’était hélas ouvert qu’aux enfants de 6 à 14 ans (oui, j’y aurais bien vu mon nom^^). Retrouver ce savoir du passé, avouez que c’est la classe !

5 presse

J’ai terminé ma journée avec l’interview de Bulledop qui recevait Georgia Caldera venue présenter « De velours et d’acier ». Un échange intéressant là aussi (je vous confie une anecdote pour les fans : Goergia a fait de la danse orientale et avait même son groupe 😉 )

Ce fut une belle journée où j’ai pu constater également l’importance des fans de Marc Levy qui avait une file incroyable en dédicace ». J’ai apprécié dans ces rencontres et ces interviews la simplicité des auteurs et me suis retrouvée dans beaucoup de leurs expériences d’écriture.

Dimanche 30 avril

Ça y est, c’est le grand jour ! Arrivée à 9h30, je découvre ma place et y dépose Tsubasa Neko afin de donner une idée du genre de mon livre et peut-être attirer les lectrices.

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La table donne en face de la scène d’« Apostrophe » là où de nombreux auteurs viennent parler de leurs expériences. Ce matin-là il y avait Joseph Joffo, pour un sac de billes et Alexandre Jollien, pour la leçon de Corée. Découvrir que je dédicacerai à la même table qu’Alexandre a été un énorme plaisir. Oui, il y a des petits détails dans la vie qui l’embellissent et celle-ci fut le cas. J’ai fait sa connaissance il y a de nombreuses années, avant qu’il ne soit ce célèbre philosophe et écrivain suisse. J’admire son parcours et les paroles pleines de bons sens qu’il transmet aux autres. Ces mots prodiguent du bien-être aux gens et je suis son cheminement de la vie avec beaucoup d’intérêts. Son expérience me fait grandir également.

7 table dedicaces

Si vous ne le connaissez pas, je vous confie ici quelques-unes de ses paroles :

« La douceur de la vie dans sa simplicité la plus pure rappelle qu’il faut profiter d’elle envers et contre tout. La vie n’était plus une rivale, mais une alliée. Alliée exigeante, sévère, mais alliée tout de même. »

 « Rencontrer l’autre, c’est se reposer un peu de soi. »

« Ce qui nous sauve, c’est de savoir que l’on ne peut pas guérir de ses blessures, mais que l’on peut vivre avec, que l’on peut cohabiter avec elles sans qu’il y ait nécessairement de l’amertume. »

« Ce qui accroît la souffrance, et crée le manque, c’est la comparaison. »

8 livre Alexandre Jollien

Une autre belle rencontre fut celle avec Deborah Perez. Elle venait également pour la première fois au salon de Genève pour dédicacer son livre « L’étoile de Lowilo ».

Pendant deux heures nous avons papoté sur l’écriture et recensé un nombre incalculable de similitudes dans nos vies, et j’ai eu plaisir à rencontrer son amie Margrit (également auteur aux éditions Pierre Philippe). J’aurais aimé prolonger les discussions, mais il me fallait déjà repartir. Un dernier livre dédicacé pour en connaître plus sur ce prince héritier rebelle et cette pirate désireuse de vengeance, et voilà la page du salon qui se tourne.

9 Deborah Perez

Mon bilan : de sublimes rencontres dans une fourmilière de passionnés de littérature en tout genre, une accessibilité avec les auteurs, des discussions enrichissantes et un réel plaisir à m’insérer dans ce monde des deux côtés de la table, en tant que lectrice et en tant qu’auteur. Une fois de plus, je me rend compte que la proximité d’un auteur rend plus accessible son livre.

Sinon, j’ai agrandi un peu plus ma pile à lire…

10 pile a lire

Je terminerai par une anecdote personnelle : durant ce salon, j’ai entendu sur FB la rencontre filmée de Bertrand Piccard, et cela a rallumé une flamme dans mon imagination. Vous retrouverez certaines de ses phrases dans le tome 2 du clan Tarran (vous voyez quand je vous dis qu’il n’y a pas de hasard dans la vie!). C’est également un aventurier dont les paroles portent plus loin les hommes.

Si vous avez la possibilité de passer au salon du livre et de la presse de Genève, n’hésitez plus ! (l’année prochaine le Valais sera hôte d’honneur).

Prochain article : comment se passent les dédicaces au festival du fantastique à Paris ?

 

Le festival « La cour des Contes »

Durant 10 jours, Genève fait la part belle aux contes.

festival cours des contes

Oui, vous avez bien lu, un festival dédié à ce genre a débuté le 28 avril et se terminera le 7 mai à Plan-les-ouates. De plus, il fêtera sa vingtième édition ! Ce style (oral ou écrit) n’est pas mort, même s’il date d’un autre âge.

Aujourd’hui, le conte est souvent synonyme d’histoires pour enfants. Pourtant, le conte dégage une force émotionnelle ou philosophique puissante, et les personnages qui se baladent dans ces récits ne sont pas là uniquement pour la jeunesse.

A l’époque, les contes étaient ambivalents : divertissant à la cour, ils exprimaient également ce qui dérangeait la population, subversifs, dans une époque où il n’était pas bon de rire de tout.

Le conte est intemporel, universel, mais également thérapie, amusement et dénonciations. Il l’a toujours été et semble avoir encore un bel avenir devant lui..

N’hésitez pas à faire un tour au festival et découvrir des héroïnes suisses trop souvent oubliées.

 

Pour tout renseignement :

http://www.plan-les-ouates.ch/contes

Nutty Shepp, la maison d’édition qui en a dans le slip !

J’ai rencontré Céline Thomas au festival Trolls & Légendes. C’est la responsable de la maison d’édition Nutty Sheep. Si ce nom ne vous dit que vaguement quelque chose, peut-être que sa bannière vous parlera plus ?

Nutty sheep

Voilà ! Je savais bien que l’animal avait dû vous taper dans l’oeil ! Je vous propose de découvrir un peu plus cette maison d’édition qui a vu le jour en juillet 2016 :

Merci, Céline, d’avoir accepté de nous parler de ta maison d’édition. Mais avant cela, pourrais-tu nous parler un peu de toi ? Qu’est-ce qui t’as donné l’envie de créer Nutty Sheep ? Quelles expériences sont nécessaires pour s’engager dans ce genre de projet ?
Avec plaisir 😉 J’écris depuis toujours, et après mes premières publications et la découverte du monde éditorial, je me suis trouvée happée par les coulisses du métier. J’ai d’abord travaillé en tant que directrice éditoriale et correctrice pour d’autres maisons d’édition. Puis, l’envie de créer ma propre structure est venue naturellement.

Qui a eu l’idée géniale du mouton et pourquoi ce choix ? Qui illustre si joliment ses différentes tenues teintées d’humour ?
C’est mon compagnon qui a eu l’idée du mouton ! On voulait quelque chose de fun et en rapport à l’idée de suivre les séries. Ensuite, on a brodé autour, lui fournissant ses accessoires pour le rendre vraiment déjanté.
C’est d’abord Robert Thomas, mon père, qui a créé le design de notre mouton en slip. Michael Bettinelli a pris la relève depuis.

Sur le site il est précisé qu’il s’agit d’une maison d’édition spécialisée en Science-fiction, Fantasy et Fantastique. Sa vocation est de promouvoir l’originalité numérique, mais tu fais également des versions papier. Les deux sont-ils compatibles pour une toute jeune maison ?
On reste une maison numérique avant tout. Nos formats brefs se prêtent vraiment à ce type de média. On fait un peu de papier pour les salons et pour les puristes réfractaires au numérique. 😉

les genres

Avec trois genres différents et de nombreux appels à textes, combien de personnes travaillent pour Nutty Sheep ?
Nous avons un directeur/correcteur par collection et une équipe de graphistes.

Votre dada c’est les séries au format épisodique. Comment en es-tu arrivée à te spécialiser dans ces formats cours (séries, romans courts et nouvelles) ? De nombreuses maisons d’édition trouvent difficile de vendre des anthologies. Était-ce un moyen de te démarquer en prenant ce risque ou y a-t-il un public plus important qu’imaginé ?
C’est vrai que c’est un créneau de niche, mais je suis une vraie supportrice du format court. J’avais, avant tout, envie de publier ce que j’aime. Mais surtout, la série est vraiment faite pour le format numérique, proposant des alternatives au format papier originales, dynamiques, et pleines de possibilités. C’est une nouvelle façon de lire, qui j’en suis certaine, fera vraiment son chemin.

Combien de textes reçois-tu en moyenne par semaine et quels sont tes critères de sélection ? Qu’est-ce qui te séduit, t’horripile ?
On reçoit, en moyenne, une vingtaine de manuscrits par semaine. Heureusement, l’équipe est efficace. On recherche de la qualité littéraire, bien sûr, mais surtout une vraie patte (de mouton) : des textes, originaux, décalés, innovants.

nuttysheep1

Penses-tu faire évoluer la ligne éditoriale en fonction de l’intérêt du public et des ventes ou Nutty Sheep sera toujours estampillé format court ?
On prend bien sûr en compte l’avis des lecteurs, et nous faisons évoluer la maison. On va lancer une nouvelle collection de romans courts en tome unique (One Short), des séries de Comic Strips, une collection Nutty Romance… Mais effectivement, la ligne restera focalisée sur le format court.

Tu publies une anthologie tous les mois. Comment choisis-tu les thèmes ? As-tu déjà une liste établie sur l’année ou cela fluctue en fonction des remarques des lecteurs, des sorties littéraires du moment, etc ?
 Nous choisissons les thèmes avec l’équipe de directeurs de collection. La liste est plutôt figée jusqu’à 2018, mais on reste souples tout de même, ouverts à de nouvelles idées.

Vu le parti pris pour les séries et les thématiques mensuelles, j’imagine que tu travailles souvent dans l’urgence. Combien de temps est nécessaire entre la réception, la lecture et la décision de garder ou non un texte ?
Oui, effectivement, on travaille toujours dans le rush 😉 On essaie de boucler tout ça en un mois.

Quand un texte est refusé, comment se passe l’annonce ? Donnes-tu une indication sur ce qui a plu ou manqué dans le récit ?
J’essaie d’être le plus précise possible, tout en essayant de ménager les susceptibilités, ce qui est loin d’être évident.

Lorsqu’un texte est retenu, comment se passe la suite ? Est-ce une décision de groupe ? Quel est le processus éditorial jusqu’à la publication ?
C’est la décision du directeur de collection uniquement. Je veux éviter de faire intervenir trop de décisionnaires par souci d’efficacité dans le planning. Ensuite, on signe le contrat, ça passe en correction, on fait intervenir un graphiste…

nuttysheep2

Le format court nécessite une grande quantité d’auteurs, comment se passe la relation avec eux ?
Comme partout, tout dépend des cas. Mais, en général, il y a une super ambiance, potache et familiale. J’essaie d’impliquer tout le monde le plus possible dans la vie de la maison.

Parlons à présent vente, distribution et promotion. Où pouvons-nous retrouver les ouvrages de la maison d’édition ? Comment mets-tu en avant les publications et quels sont tes moyens pour promouvoir les auteurs ?
Le numérique est distribué partout. Pour le papier, on passe uniquement par Lulu. L’essentiel de la promo passe par les réseaux sociaux, c’est ce qui fonctionne le mieux aujourd’hui. C’est dynamique, comme nos publications.

Un grand merci pour tes réponses Céline, je ne doute pas que les lecteurs auront eu autant de plaisir que moi à découvrir ce qui se cache derrière le slip du mouton!  D’ailleurs, si vous avez envie de le croiser, rendez-vous dans leurs prochains salons :  Le Dormantastique, les Aventuriales, Fantasy en Beaujolais, Mons Livres.

Vous trouverez les appels à texte sur leur site. Ils recherchent des romans courts de 80 000 à 120 000 signes espaces comprises, des nouvelles sur le thème des loups-garous (anthologie prévue en juin) et sur le thème « femmes fatales » (anthologie de juillet).

oneshot

Nutty Sheep

Comment se passent les dédicaces dans un festival en Belgique?

Dedicace a Trolls et legendes

Aujourd’hui je vais vous parler de mon expérience dans un festival belge, mais il y aura également une partie « culture générale » (tous les détails sont bons à prendre pour les romans).

Vendredi matin, départ pour 7h de route, direction Mons !

stand Lune Ecarlate

Arrivée à Trolls et Légendes, je découvre pour la première fois en chair et en os l’éditrice et auteure Nathy, sa famille, ainsi que la correctrice Anne Ledieur et Mestr Tom. Dans ma peau de vikingette, je croise également de nombreuses créatures. Quel plaisir de voir déambuler autant de visiteurs grimés ! Un autre monde, vraiment très plaisant.

Visiteurs
Rebelote le lendemain : je squatte Loto Mons Expo de l’ouverture à 15h. Il y a les gens qui passent devant la table sans vraiment s’arrêter, ceux qui font des repérages pour la fin de journée ou le lendemain et ceux qui s’arrêtent pour discuter.

visiteurs

C’est la première année que le festival est proposé sur 3 jours. La majorité des artisants sont placés en extérieur et il y a beaucoup plus de place entre les stands, ce qui donne aux anciens une impression de baisse des visiteurs. Est-ce vraiment le cas ? 30’000 personnes étaient attendus.
L’endroit est en tout cas gigantesque avec une partie pour les joueurs, et une autre plus centrée littérature et BD. Un second bâtiment proposait une partie manga et rencontres avec quelques célébrités cinématographie (Clive Standen de la série « Viking », Matthiew Lewis des films « Harry Potter », Alexander  Vlahos de la série « Merlin »), ainsi que quelques concours de cosplay et FanArt. Il faut bien toute la journée (voire plus) pour tout voir.

Une fois la perruque rangée, me voici de sortie pour découvrir Mons.

mons

Comme me l’a conseillé DZ Drawing, je vais découvrir cette fameuse tour sur la colline : il s’agit en fait de l’unique Beffroy de style baroque qui existe en Belgique. Édifié entre 1661 et 1669, à l’emplacement de l’ancienne tour ronde dite « Tour à l’horloge » qui dominait la colline et donnait sa silhouette si caractéristique à la ville. Ce beffroi, haut de 87 mètres, joua le rôle de tour de guet, permit de détecter les incendies et donna l’heure à la population.

 singe de Mons

Bruxelles a son mannekin pis, Mons a son singe porte-bonheur !

Vous le trouverez encastré à gauche du porche de l’hôtel de ville, statuettes en fer forgé, porte-bonheur de tous ceux qui lui caressent le crâne de la main gauche (he oui, on l’a fait de la main droite…). Ce singe est une énigme pour les historiens locaux : pilori pour enfants délinquants ? Enseigne de taverne ? Ouvrage de maîtrise ? On ne le saura jamais. Toutefois il reste la figure emblématique de la ville et met en avant l’esprit libre et gouailleur des habitants.

Si vous vous poursuivez à l’intérieur de la bâtisse, vous verrez la plaque rassemblant d’illustres écrivains montois.

litterature

N’hésitez pas à vous arrêter au « Cellier des fripiers » pour y découvrir les produits artisanaux de petites productions locales (Wallonie & Bruxelles) et repartir avec une bière, du chocolat ou encore les fameux cuberdons, ces bonbons traditionnels.

Mais revenons au festival à présent. Le dimanche commençait mal en perdant ma lentille dans la file d’attente, mais les dieux vikings étaient avec moi et on me la retrouvait ! Mention spéciale au staff et aux visiteurs qui n’ont jamais râlé parce que je bloquais tout le monde pendant qu’à côté de moi on s’affairait à chercher.

calli en test

Ce dernier jour, j’ai proposé aux visiteurs de s’essayer à la calligraphie. Certains enfants sont repartis avec leur nom calligraphié sur un marque-page, d’autres avec leurs créations. Quelques illustrateurs se sont essayés également au calame, ce fut toujours des moments d’échanges très intéressants. Ci-dessus les oeuvres laissées par leur créateur.
Au final,  peu de vente, mais le contact avec les visiteurs était une très belle découverte. Savoir ce qui leur plaît dans les lectures, ce que véhicule le terme « vampire » chez eux, ce besoin d’y associer le sang et le côté plus sauvage des hommes, ou la mise en avant des personnages secondaires était très enrichissant. Une lectrice m’offrait même son appréciation de « La romancière » à mon retour le lundi soir et c’est le plus beau des cadeaux.

Bien sûr, je suis repartie de là avec quelques livres dédicacés :

achats livres

« Du feu de l’enfer« , le dernier roman de Sire Cedric. Une première pour moi, mais j’ai craqué pour sa couverture et la 4e de couverture, alors je vais tester l’horreur.
Le 5e tome de Régis Goddyn, « Le sang des 7 rois ». D’ailleurs si vous ne connaissez pas encore ce roman vous pouvez vous lancer dans l’aventure les yeux fermés, c’est du pur bonheur.
Et « Simutiopia » de Céline Thomas. Des singes mutants ? Ok, je fonce !
Dès que j’aurai un peu de temps pour les lire, je vous ferai part de mon avis.

Le soir, petit tour au concert : la salle est plus petite que ce que j’imaginais, mais cela apporte justement un côté intimiste très appréciable. En première partie, j’ai pu y découvrir Hano-ah, une chanteuse-pianiste de Mons,  ainsi que Rusalka et ses légendes polonaises. Acus Wacuum est un groupe belge qui a su mettre l’ambiance et faire hurler la foule « sanglier miam miam », il faut le faire ! Et pour terminer un groupe norvégien : Wadruna, qui  a apporté son côté très solennel au temps des Vikings. Cerise sur le gâteau, Clive Standen est resté pour présenter le groupe qui a créé la bande-son de la série.

concert3

Ce que je retiens de ces trois jours :

  • Une ambiance vraiment sympathique et un dépaysement garanti (cela faisait même bizarre de retourner au travail et côtoyer des gens à la normalité beaucoup moins festive).
  • De belles rencontres avec les visiteurs et des auteurs.
  • Pas évident de mettre en avant son livre face à un aussi grand panel de propositions.
  • Un staff au petit soin. Mention spéciale pour les fauteuils roulants en prêt sur le festival !sieges trollsJe terminerai cet article en vous remerciant VOUS, les amoureux des livres et des histoires de l’imaginaire. Nous écrivons pour partager le plaisir, et vous rencontrer est, je pense, le meilleur moteur de l’écriture. Mettre des prénoms ou des visages sur ces mains anonymes qui tournent les pages m’a beaucoup plu et me donne envie d’ajouter des clins d’oeil dans mes romans, comme il sera fait dans le tome 2 pour Audrey et Coco le boursier ;-).

Vous trouverez de nombreuses photos sur la page FB de Trolls & Légendes

Prochain article : comment se passent les dédicaces dans un salon du livre suisse.

sortie trolls