Esprits Enchaînés

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Loren Ascott, détective au sein de l’Agence de Recherche Paranormale, n’a a priori rien d’extraordinaire si ce n’est un don pour s’attirer les ennuis. Lorsqu’un certain Anderson demande à la rencontrer et lui propose une mission pour le compte du riche collectionneur Sir Andrew Telmoore, elle hésite. Pourquoi elle ?
L’homme sait se montrer convaincant. Et puis, traquer un esprit dans un vieux château en rénovation n’a rien de bien compliqué… Alors pourquoi pas ? C’est avec l’espoir de rapidement régler l’affaire que Loren quitte la grisaille parisienne pour les vertes forêts du Gévaudan.
Mais une fois sur place, elle déchante vite. Car les murs du château de Baldassé semblent renfermer de nombreux et terribles secrets. Des secrets que son nouvel employeur s’est bien gardé de lui révéler…

La couverture : l’image convient bien au style urban fantasy. Habituelle, mais sympa.

La 4e de couverture : elle donne envie d’en savoir plus.

Dédicace : comment ! Il n’y en a pas, alors que j’ai récupéré son livre attablée à une table de café ! Quelle grossière erreur ! Je vais devoir le rapporter pour un coup de griffe.

Roman : En deux pages le tableau est déjà brossé dans les détails concernant l’héroïne. On avance sur les chapeaux de roues. L’écriture est tout en finesse, j’aime beaucoup. On y trouve quelques termes agréables aux yeux et à l’oreille, par exemple : « une pointe de dégoût assaisonnant le dernier mot » ou « Des prunelles de vieux cognac » ou l’utilisation de verbes peu communs comme « maugréer », « morigéner », « gourmander » ou encore des expressions comme « des yeux en boutons de bottine ». C’est un style de salaison que j’apprécie.

J’ai aussi découvert le fameux Gobe-mouche que je ne connaissais jusqu’ici qu’en dessins sur la page FB de l’auteur. Je comprends mieux pourquoi il monte la garde des bonbons sur ses tables de dédicaces.

Tout au long de la lecture, on se demande si l’héroïne va être trahie, si elle va réussir à se créer des alliés. Ce doute est amusant, il y a de la pression, c’est top. Il y a beaucoup de tension dans ce livre, c’est inattendu, et c’est ce que j’ai vraiment apprécié ici. En me plongeant dans ce récit, je pensais suivre une trame bien connue, il n’en a rien été.

Bilan : intriguant, surprenant, mystérieux, ectoplasmique, cruel, il y a vraiment tout pour rendre cette lecture addictive. Ce roman m’a beaucoup surpris car il sort de l’ordinaire dans ce qu’on trouve habituellement sous l’étiquette de l’urban fantasy. Je le recommande, même si la romance torride en est absente.

Les + :
– Un appel masqué qui titille la curiosité, la foule qui disparaît dans le métro, ça sent le début du mystère ! Quand elle se déchausse, dans l’attente d’une attaque, ça sort de l’ordinaire et j’aime beaucoup.
– Des touches d’humour agrémentent le texte. Un tournant de l’histoire apporte une grosse bouffée d’intérêt et lorsqu’un cadeau familial apparaît et qu’un gardien se met de la partie, cela rajoute deux belles doses de mystère à une histoire déjà bien riche.
–  Les scènes de violence sont terriblement réalistes. On se pose beaucoup de questions : que gardent-ils ? Que recherchent-ils ? Que cache ce projet dans les ruines du château ?
– Il y a des sentiments surprenants et d’agréables surprises. La fin est très imaginative, j’adore.

Les –  en mode chipotage:
– J’’aurai apprécié une note de bas de page pour quelques termes comme « uraken », « atémi », « sentient », ça m’aurait évité de devoir poser le livre pour chercher la définition du terme technique de combat. Mais il ne s’agit que d’un détail dans une lecture plus que surprenante.
– J’ai trouvé une scène trop détaillée, ce qui ne rendait pas la lecture fluide. Là encore un infime détail.
– L’héroïne aurait pu se poser un peu plus de questions à quelques reprises.

Mes questions à l’auteur :

Dans le roman il y a des notions qui me font penser que la vie de l’héroïne se rapproche de ta vie personnelle. Est-ce que tu as tiré de ton vécu la ceinture noire de karaté, les cours de dojo bénévoles ou le yoga ?
En partie, je dirais. Je ne suis pas ceinture noire, mais marron et j’ai du coup choisi le karaté pour la vraisemblance des combats. Il est plus facile de parler de ce qu’on connaît… comme le yoga, que j’ai aussi pratiqué. (Pas de bénévolat pour moi, en revanche.   )

Pourquoi avoir choisir Marvejols comme localité du roman ?
Je voulais placer mon histoire en Gévaudan pour l’aspect mythique de la bête, même s’il n’y en a pas chez moi. Du coup, j’ai beaucoup « google mapé » pour trouver un lieu qui correspondait à ce que j’imaginais. Et le résultat semble réussi, au vu du message reçu d’un habitant de la région : « Bonjour, je suis tombé sur votre livre « Esprits enchaînés » que j’ai de suite acheté, car il se passe à Baldassé. La description du chemin et tout pour y parvenir est parfaite, le village sur le rocher est resté typique (1 seul habitant à l’année). » (OUF !)

Est-ce bien sérieux pour Lauren de partir en voyage avec un doudou ? À son âge ! Qui est vraiment ce Gobe-mouche d’ailleurs ? En plus, sur son lieu de travail, elle se balade avec des pantoufles en pattes de tigre … chez soi ok, mais là ! Que cherchais-tu à apporter avec ces deux détails inhabituels ?
Gobe-Mouche est l’un de mes personnages fétiches. Il fait son apparition dans « Par le sang », en tant que dragonnet de Shyle, la sorcière. Ensuite, j’ai eu envie de faire des clins d’oeil. Il se retrouve donc ainsi dans « Esprits enchaînés » et « La Domination des sens ». Pour les pattes de tigre, je trouvais qu’il fallait des pantoufles bien chaudes à mon héroïne. Comme j’ai toujours rêvé d’en avoir, sans jamais en trouver, je les ai offertes à Loren.

Concernant l’aspect historique du château et les descendants des acheteurs, y a-t-il du vrai ?
Le seul élément véridique est qu’un château se trouvait à Baldassé. Le reste provient de mon imagination.

L’ordre des Templiers et la Déesse Nout sont-ils des thèmes que tu affectionnes ?
J’ai lu beaucoup de livres sur les Templiers, car le sujet m’intéressait. J’ai trouvé que leur mystère correspondait à ce que j’imaginais dans mes Esprits, d’où leur présence. Quant à la déesse Nout, j’apprécie la mythologie, autant grecque qu’égyptienne.

Concernant le rituel du rejet du fantôme ou la planche de oui-ja : as-tu fait des recherches ou est-ce tout inventé ?
Le rituel est une pure invention, même si j’ai parcouru de nombreux livres et sites sur la sorcellerie, car le sujet m’intéresse et revient souvent dans mes textes. (Attention, pas dans la réalité…) Quant à la planche de oui-ja, comme un certain nombre d’adolescents en mal de sensations, j’ai essayé, il y a fort, fort longtemps, de contacter les esprits. Par chance, ça n’a pas fonctionné…

Merci, Florence, pour ces compléments d’information et bonne continuation dans l’écriture !

Je vous donne rendez-vous prochainement pour le compte rendu de lecture de son dernier livre « La domination des sens » aux éditions City.

 

Page FB de l’auteur : https://www.facebook.com/cochet.flo

Site de l’auteur : http://www.florence-cochet.com/

 

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