Ma journée au festival du roman féminin (partie 2 BMR Dark vs light)

Dark vs light, quelle sont les prochaines tendances chez BMR
 avec Pauline Libersart, Pascale Stephens et Isabel Vitorino (éditrice)

Chez BMR, aucun de leurs titres n’est estampillé « Dark romance », mais il arrive parfois qu’un avertissement soit noté sur la 4e de couv (ex. certaines scènes peuvent surprendre les lectrices non averties). Pour Isabel Victorina, la Dark romance, c’est un scénario et des émotions qui restent longtemps en tête.

Définition du public : il faut plusieurs faits de violence, pas juste un. Le personnage doit montrer de la méchanceté pure et simple, et ne pas agir de cette manière pour sauver sa famille. Il faut le détester dès le début. Aucune excuse. Une ambiance psychologique très forte. Le personnage masculin doit porter l’histoire. Il doit y avoir derrière des faits construits. Que l’histoire reste en tête et que ça fasse réfléchir.

Nick and Sara - 1 - Enfer

Définition de Pauline Libersart : le héros est cinglé, il utilise les autres et le fait par pur plaisir. Dans son roman, le héro est un peu dark, mais il est obligé. Pourquoi n’écrit-elle pas de la dark ? Parce qu’elle couche avec ses héros et a besoin que la situation soit saine!

« La vie est assez chiante pour en plus la vivre dans l’écriture ».

Elle écrit parfois quatre histoires en même temps, si elle vivait à fond avec des héros comme ça, elle serait schizophrène.
[Petit aparté : Pauline a arrêté de chroniquer les livres des autres, par manque de temps, mais aussi parce que ses avis ne plaisaient pas toujours, du coup cela se ressentait sur les retours de ses propres livres.]

Pascal Stephens aime la dark, mais elle n’en écrit pas, car elle n’a rien de dark en elle.

La liberté de créations des auteurs est mise en avant durant l’échange. Prenant son exemple, l’éditrice nous explique avoir refusé une de ses histoires. Mais dire non, n’interdit pas d’accepter par la suite, une fois retravaillée ou après un temps de réflexion. Il n’y a jamais de porte fermée. A noter que Pascale travaille sans bêta-lecteurs ni avis extérieur, sans point de repère, si ce n’est l’éditrice Isabel.

Not easy - 4 - Take me

Le public confirme que les lectrices de Dark et MM sont plus exigeantes, on ne se lance pas dans la dark pour faire de la dark. Il faut aimer. Il y a des codes précis et il ne faut pas utiliser ce terme dans le titre si cela n’en est pas, car le lecteur peut se sentir trompé et ensuite c’est l’auteur qui reçoit un commentaire négatif (amis auteurs, méfiez-vous lors du choix du titre!).

Le catalogue BMR propose de tout, avec un avertissement si violence, mais ils n’étiquettent pas. Le public apprécie cette mise en garde pour éviter que les adolescents pensent qu’il s’agit de normalité, il faut une mise en garde, donner le ton du livre sans tout dévoiler.

Le succès de Twilight a fait beaucoup pour la lecture, c’est grâce à cela que le post d’Isabel a été créé (surprenant et en même temps, ça fait plaisir !) . Il y a autant de lectrices que de goûts différents. Les lecteurs ont besoin de tout lire pour se renouveler sans cesse, cinquante titres sortent par an et tous sont défendus avec autant de plaisir. Ils n’ont pas d’échelles de valeurs entre les auteurs américains et francophones, mais les droits sont différents (certains agents et auteurs sont gourmands), ce qui explique pourquoi certaines traductions ne se font pas.
Le catalogue de l’éditeur est un laboratoire d’expériences. Le lectorat BMR ne semble pas intéressé par l’historique, dire oui même si l’histoire est bien n’est pas rendre service à l’auteure (vous voilà avertis).

Le prix a fait débat également dans le public qui trouve l’ebook assez cher. BMR est conscient du problème et fait régulièrement des promotions commerciales, mais ils se sont rendus compte qu’un mois à 4,90 au lieu de 9,90 n’aide pas à gagner en visibilité.

Dans le public, il est relevé une hésitation à payer 10€ sur un inconnu. Là où c’est intéressant, c’est qu’Isabel de BMR reprend ses mots et dit : je vais voir mon auteur et je lui dis quoi ? Je ne sais pas combien tu vaux, je te brade à 4,90 ?  (OK, ça fait réfléchir la lectrice qui est en moi).
Ils ne souhaitent pas créer d’échelle de valeurs. Tous les livres sortent au même prix et ensuite il y a des promotions, mais cette problématique est en cours de réflexion. Cependant, ils tiennent à un prix de vente élevé, car les auteurs et les éditeurs doivent s’en sortir. Pour certains auteurs, il y a trois correcteurs différents sur un livre pour proposer un roman sans cookies et des couvertures qui sont refaites plusieurs fois,  A ce prix, il y a un service rendu aux auteurs plus important et une autre qualité que dans le livre à 5 €. Derrière ce prix de vente, il y a du travail (ça fait réfléchir, non ?).

Appel à texte :  chez BMR, il n’y a pas encore eu de coup de cœur pour de la romance + fantastique. Si vous avez de l’urban fantasy dans vos tiroirs, envoyez votre histoire !

Ce fut un moment très plaisant et beaucoup d’échanges avec le public (mention spéciale à  Pauline Libersart pour sa joie de vivre). Petit scoop pour BMR : la FF est en réflexion.

BMR

Pauline Libersart

Pascale Stephens

 

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