Interview de Cali Keys

En septembre, je vous parlais du livre « L’amour à pleines dents » et proposais des questions à l’auteure. Voici aujourd’hui ses réponses (et si vous ne connaissez pas encore ce roman, foncez 😉 ) :

                                   cali keys    Image associée

J’ai fait quelques recherches pour mieux te connaître, et tu as fait tant de choses que je vais certainement en oublier, alors je vais me contenter des grandes lignes :
Pendant ton bachelor en communication média à Fribourg, tu piges pour « La Liberté » et crées une rubrique girly « Vénus appelle Mars » pour dévoiler aux garçons les manies des filles. En même temps, tu écris en secret. Avant de partir à Paris pour une formation, tu participes à un concours de nouvelles chick-lit grâce auquel tu seras publiée dans le recueil « Célibataire, mais… je me soigne » (mai 2011, ainsi que le tome 2). Tu tiens une chronique « Loisirs au féminin » pour le magazine « Loisirs.ch » et tu planches sur ton deuxième roman. Le premier : « Mon Ex me colle à la peau », sort en 2013. « Amour, copines et cocktails » sort en décembre 2013 et « Le Guide Gourmand de Julia Fontaine » en novembre 2014. Tu participes à plusieurs recueils collectifs de nouvelles. « Mon cœur au bout du fil » et « L’amour à pleines dents » (tu l’avais écrit sous le nom de « Cupcakes & Love story à Montréal ») sortent en 2017. Tu t’es également essayée au New adult grâce au concours « We Love Words ». Les concours te réussissent, non ?
Wow, on peut dire que tu as bien fait tes recherches, je suis impressionnée ! Je ne sais pas si les concours me réussissent mais ce que je peux dire c’est qu’ils me stimulent. Je suis très attentive aux concours venant des éditeurs tout simplement parce qu’ils m’emmènent sur des terrains qui me sont inconnus et qu’ils me motivent à avancer sur un texte. Je marche beaucoup au challenge. Il suffit de me donner un délai pour que j’avance trois fois plus vite !

On peut dire que ta vie est un conte de fées ! Tu as fait un tour dans les coulisses de la rédaction du journal Fémina pour glaner des infos pour le roman « Mon ex me colle à la peau ». En échange, ils te demandent un interview et sortent l’article « J’écris un roman de chick lit ». Droit derrière, une personne des Éditions Arttesia te contacte pour lire ce roman et te fait signer un contrat dans la foulée ! C’est digne d’un roman, non ?
C’est vrai que j’ai eu beaucoup de chance. En y repensant, je trouve ça complètement dingue ! Je lisais beaucoup de témoignages sur des blogs d’écriture à l’époque et plusieurs blogueuses expliquaient la manière dont elles avaient été approchées par des éditeurs pour écrire des livres. Je me disais qu’elles avaient une chance inouïe et que cela ne m’arriverait jamais…

Mais je te rassure, ma vie n’a rien d’un conte de fées !

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Est-ce que tu as tenté d’autres visites pour écrire tes romans ? (Comme « The voice » pour « L’amour à pleines dents »).
Non mais j’aurais adoré ! Et je vais sûrement le refaire pour d’autres romans !

J’ai aussi vu que tu as travaillé pour l’École Club Migros en proposant des ateliers d’écritures pour jeunes de 10 à 14 ans, ainsi que pour les adultes. Est-ce que c’est le fait d’avoir participé à un atelier d’écriture romanesque avec Laure Pécher qui t’a donné envie de transmettre cet amour de l’écriture ? Est-ce que tu continues à donner ces cours ?
J’adore animer des ateliers et partager ma passion, c’est pour cette raison que je donne toujours régulièrement des cours à l’Ecole Club Migros ! L’atelier de Laure a provoqué un énorme déclic en moi au niveau de l’écriture, elle m’a aidé à structurer mon premier roman et je pense que j’ai énormément appris grâce à elle. L’envie de transmettre (mais surtout de partager) est venue plus tard… on est très seule quand on écrit et moi qui adore les gens, je ne me voyais pas rester dans mon coin tout le temps !

Je sais que tu apprécies les thèmes de la rupture, la quête de l’amour et les habitudes féminines. Pourquoi ceux-là et en as-tu d’autres que tu privilégies ?
Je crois que le premier thème que j’aime et que j’aborde dans tous mes romans, c’est la réalisation de ses rêves et de ses aspirations profondes (oh là là, on dirait une phrase sortie d’un bouquin de philo) ! Les femmes de mes romans cherchent toutes à se créer leur propre destin en essayant de s’affranchir de ce qu’on attend d’elles que ce soit la société ou leurs proches.

Tu as fait un stage en rédaction web où tu devais tester des restaurants parisiens et écrire des critiques gastronomiques. Est-ce qu’on s’improvise facilement critique ? Ça s’apprend ou tu avais des compétences dans le domaine ? Est-ce que c’est ton amour de la nourriture qui te pousse à mettre en avant des petits plats dans tes romans ?
J’adooooore manger et comme tu as pu le voir, je fais une fixation sur les cupcakes et les cocktails ! Etre critique, cela s’apprend. J’avais une responsable incroyable (Ermelinda, tu me manques) qui m’a beaucoup aidée dans la rédaction de mes critiques. Comment décrire un riz trop cuit, une saveur particulière en bouche, une sensation… c’est difficile mais très stimulant. Eh oui, mon amour pour la nourriture me pousse effectivement à en parler, j’avoue !

Cupcakes, Célébration, Pâtisserie, Dessert, Sweet

Écris-tu uniquement de la romance ?
En fait, je ne me suis jamais posée la question du genre ! J’écris ce que j’ai envie d’écrire ensuite, les éditeurs le classent en chick lit, romance, new adult… l’amour est une composante de mes romans comme il l’est dans la vie de n’importe quelle femme d’ailleurs. Mais les destins des héroïnes, leur propre chemin, sont souvent plus importants pour moi que l’histoire d’amour.

Venons-en à « L’amour à pleines dents » maintenant.  Comme tu as fait des études dans la publicité, est-ce que c’est toi qui as choisi/réalisé la couverture ?
C’est vrai que j’ai fait des études en pub (mon Dieu, tu connais mieux ma vie que ma propre mère) ! Mais non, en général quand on travaille avec un éditeur, on ne choisit pas sa couverture. Et heureusement que ce n’est pas à moi de la réaliser, je suis une quiche en graphisme (tout ce que je sais faire en retouche photo, c’est retirer les boutons) !

Tu es partie au Canada durant 2 semaines, du coup je suppose que c’est véridique, mais je préfère demander pour être sûre : ils mangent vraiment des crêtons à 7h30 avec un café ? (apparemment ça ressemble à des rillettes de porc).
Ouiiii, je confirme ! J’étais dans un hôtel super mignon qui proposait un petit-déjeuner magnifique et il y avait bien des cretons à déguster avec des bagels (et c’était un régal) !

Est-ce qu’il existe vraiment des plats qui se nomment « Miam » et « Bougalou » ou tu les as inventés ?
Haha, ces deux plats sont des poutines que tu peux manger au restaurant La banquise ! J’ai vérifié sur la carte quand j’écrivais. J’ai d’ailleurs dégusté ma première poutine là-bas comme Mélissa !

Comme je n’ai pas vu la réponse dans le roman, ça signifie quoi « Tu as de la Drive » ?
Apparemment, ça signifie « tu es motivée » !

Dans le roman, Melissa se sert du livre « Québécois pour les nuls » ? Est-ce que tu t’es également plongée dans ce livre pour nous proposer des expressions peu courantes ? J’ai un doute, car normalement il s’intitule « Le parler québécois pour les nuls »… (oui, j’avoue, j’ai cherché pour savoir si ça existait vraiment !)
Tu as mieux cherché que moi ! Pour écrire, je me suis armée d’un dictionnaire de québécois.

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Est-ce que ce roman t’a permis de créer officiellement la danse du poulpe ?
Pas encore officiellement, mais j’y réfléchis (j’ai certainement dû essayer cette danse après avoir bu quelques mojitos… et ça ne devait pas être très joli à voir… d’ailleurs, je ne la referai jamais en public ! Non, jamais ! Pas la peine d’insister) !

Est-ce que c’est réaliste de faire de la voltige au galop avec deux personnes (dont une néophyte) debout sur le cheval ? Le galop me semble trop rapide pour des débutants, mais je me trompe peut-être. D’ailleurs, en as-tu fait ?
J’adore les chevaux (je viens de taper « cheveux », ce qui n’est pas vraiment pareil) ! La première fois que je suis montée à cheval, c’était pour un cours de voltige et je me souviens avoir fait du galop ! Mais le cheval était un cheval de trait et il n’était pas très rapide.

Je me suis dit qu’avec autant d’activités proposées par le site de rencontre, l’adhésion devait être chère et c’est dommage qu’il n’y ait aucune notion d’argent pour apporter un côté plus réaliste. Ça ne semble pas donné à tout le monde de participer à cela. Pourquoi ce silence ? Il n’y a jamais de notion d’argent dans tes romans ?
Je suis en train de réfléchir intensément… bien sûr qu’il y a des notions d’argent. Dans Mon cÅ“ur au bout d’un fil par exemple, Zoé se demande comment elle pourra survivre si elle laisse tomber son travail pour devenir écrivain. C’est une préoccupation importante. Mais tu as raison, je n’ai pas noté de notion d’argent pour l’adhésion au club. Diane étant seule avec une boutique qui tournait bien, il était logique pour moi qu’elle pouvait s’offrir son inscription.

Je sais que tu es gourmande et que tu aimes les cupcakes. Est-ce que tu es bonne pâtissière ? Quel est ton dessert préféré ? Quel dessert nous conseillerais-tu de grignoter en lisant ce livre ?
Je préfère manger que pâtisser. Pour tout t’avouer, je ne sais cuisiner qu’un gâteau (aux pommes et au citron) et les brownies à la noix de coco (c’est trop bon). En fait, je suis bien plus douée pour faire des cocktails !  Mon dessert préféré ? J’adore tout ce qui a des fraises ou des framboises. Si c’est bien réalisé, j’adore aussi la tarte au citron. Et le tiramisu ! Et les éclairs au chocolat ! Et les macarons ! Je peux continuer comme ça longtemps, j’adore tout ce qui est sucré…

Quoi grignoter en lisant le livre ? Des cupcaaaakes évidemment ! Ou du chocolat suisse !

Une dernière question, est-ce qu’à 6 ans tu arrivais à entonner l’alphabet en rotant ? (oui, ça m’a traversé l’esprit en lisant ton livre).
Moi ? Je n’aurais jamais osé ! À 6 ans, j’étais trop timide mais j’avais des copains qui le faisaient … et c’était immonde !

Pourrais-tu nous parler de tes projets et cours et de ton actualité ?
Normalement, vous pourrez lire deux autres romans inédits en 2018. Je dis ça, je ne dis rien (je sais, je suis sadique) ! Et je travaille actuellement sur un nouveau projet dont j’ai hâte de vous parler.

Merci Cali d’avoir accepté de répondre à mes questions. À bientôt pour un prochain livre !
Merci mille fois à toi pour cette belle interview et pour ton professionnalisme, j’ai adoré tes questions !

Sa page Facebook

Mon compte-rendu de lecture

4 réflexions sur “Interview de Cali Keys

    • Merci Angelilie. Vous avez également un beau blog. J’aime beaucoup les photos, elles sont souvent créatrices d’imaginaires et poussent vers l’écriture. Une aussi belle façon de faire rêver que les récits.

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