La fille qui tressait les nuages [Plib2019]

Saitama-ken, Japon. Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets. Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai… Fable surréaliste, la Fille qui tressait les nuages narre les destins entrecroisés d’un amour perdu, une famille maudite et les tragédies d’une adolescence toujours plus brève.

***  ***

Couverture : impossible d’imaginer tout ce qui se cache derrière cette sublime couverture d’Anato Finnstark.

4e de couverture : à la lecture on peut penser à un voyage poétique, aussi cotonneux et mystérieux qu’un nuage. Pourtant, la mort a une place bien plus grande qu’imaginée. Ayant un faible pour les malédictions, ma curiosité était éveillée… Elle a été plus que nourrie.

Logo Jury PLIB2019Bilan : de nombreux personnages aux noms à connotation asiatique, pas toujours simple de se rappeler, mais au fil des pages on intègre ces familles. La plume de Céline Chevet est belle, elle nous plonge dans un univers surprenant, nous immerge dans leur quotidien. Un quotidien qui s’étend sur plusieurs générations.

Ce roman, c’est une palette de couleurs dont le peintre s’amuse à les ombrer de secrets, de sang, de poils de chat, le tout dans une ambiance sournoise. Une histoire aussi sombre que la couverture est colorée. Une pépite qui mérite bien sa place parmi les finalistes.

Il n’y a rien de plus beau que de ne pas savoir où nous emmène un auteur et, lorsque le récit n’est pas avare d’émotions, c’est encore mieux. C’est un surprenant voyage avec une fin qui convient parfaitement, comme s’il n’y avait que cette fin de possible, une évidence.

Une plume poétique dans un quotidien tragique. Un récit que l’on ne peut pas oublier, même après la dernière page tournée. On discerne clairement l’amour de l’auteure pour l’imaginaire d’Haruki Murakami, elle en est une digne successeure avec ce récit teinté de réalisme magique.

Céline Chevet

Editions du Chat Noir

Anato Finnstark

Le Prix littéraire de l’imaginaire Booktubers App

#ISBN9782375680797

#plib2019

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